L’utilisation de somnifères remplace l’utilisation d’autres drogues

Bonnes et mauvaises nouvelles sur la consommation de drogues en Espagne. La mauvaise nouvelle, c’est que les hypnosédants (tranquillisants pour calmer les nerfs ou l’anxiété et les somnifères), avec ou sans ordonnance, tentent un nombre croissant d’Espagnols et sont la seule drogue qui ne cesse de grimper depuis 2005, au point qu’elle a plus que doublé. Les consommateurs, surtout les femmes, sont passés de 5,1 % à 11,4 %. Le point positif est que tous les autres médicaments et stupéfiants perdent leur soufflet. Selon l’Enquête auprès des ménages sur l’alcool et les drogues 2011-2012 diminue pour la première fois la nouvelle clientèle de cannabis, toujours la drogue illégale la plus consommée en Espagne.

Dans sa huitième édition, l’Enquête confirme le podium traditionnel des drogues les plus répandues en Espagne, légales et illégales. Dans cet ordre, l’alcool (76,6% des consommateurs au cours des douze derniers mois), le tabac (40,2%) et le cannabis. La consommation des deux premiers est stabilisée ou diminuée. L’alcool maintient son empire parmi les Espagnols, mais au moins ne rebondit pas, sauf dans la consommation excessive d’alcool chez les jeunes, qui sont passés de 14,9% en 2009 à 15,2% dans la dernière enquête.
Moins de fumeurs

Le pourcentage de la population qui fume du tabac tous les jours tombe de 40,2% il y a deux ans à 37,6%, ce qui, selon le Service de santé, est le plus bas niveau depuis 1990 et ratifie « l’effet positif » de la loi anti-tabac de 2011.

Le cannabis, d’autre part, atteint également un point tournant. Le nombre de nouveaux consommateurs diminue d’un point et la consommation sporadique et expérimentale de cinq points depuis la précédente enquête. Le nombre de récalcitrants diminue également, passant de 7,6 à 7 %, qui ont consommé au cours du dernier mois, et de 2 à 1,7 % de fumeurs quotidiens.

Avec la cocaïne, le frein est plus souple

L’Espagne, avec le Royaume-Uni, est le pays européen où la prévalence de la consommation est la plus élevée. Aujourd’hui, 2,2% des citoyens l’ont goûté et 1,3% des adolescents de 15 à 17 ans l’ont sniffé au cours de la dernière année.
Âge d’apparition stable

Le délégué du Plan national sur les drogues, Francisco Babin, a expliqué dans sa présentation que l’âge d’apparition de la consommation « reste stable » (16 ans pour le tabac et l’alcool et 18 ans pour le cannabis). Elle a annoncé l’approbation, le 30 janvier, d’un nouveau plan 2013-2016,m qui comprend l’adaptation aux nouvelles réglementations pour prévenir la consommation d’alcool dans les ménoufles, intensifier la prévention et renforcer la recherche sur le cannabis.