Nouvelle cachette de manuscrits découverte à Qumran

Les manuscrits avec des textes bibliques qui ont été récupérés à Qumran sur la mer Morte depuis 1947 sont considérés comme une sensation du siècle. Aujourd’hui, une découverte spectaculaire donne de l’espoir pour d’autres découvertes.
La grotte, découverte par deux bergers au printemps 1947 près de Hirbet Qumran sur la rive ouest de la mer Morte, a longtemps été considérée comme la « découverte millénaire » de l’archéologie. Dans la grotte il y avait de nombreuses cruches d’argile dans lesquelles de nombreux rouleaux anciens avaient survécu grâce au climat extrêmement sec. Il devint vite évident qu’ils contenaient des écrits juifs datant d’avant la conquête de Jérusalem par les Romains en l’an 70 de notre ère. En 1956, dix autres grottes avaient été découvertes. Au total, 15 000 fragments ont été récupérés, qui jusqu’à présent pouvaient être affectés à environ 850 textes.

Des trésors de polices cachés à Qumran

Les archéologues de l’Université hébraïque de Jérusalem ont maintenant confirmé cette thèse de façon impressionnante. Dans une grotte d’une paroi rocheuse à l’ouest de Qurman, ils rencontrèrent de nombreuses cruches d’argile brisées, preuve qu’il y avait une autre cachette pour les manuscrits. C’est « l’une des découvertes archéologiques les plus passionnantes dans les grottes de Qumran et la plus importante des 60 dernières années », selon une déclaration universitaire.
Oren Gutfeld, responsable des fouilles, considère cette découverte comme un « jalon dans l’exploration des manuscrits de la mer Morte ». Il s’agissait de nombreux récipients de stockage datant de l’époque du Second Temple à Jérusalem. Toutes les cruches étaient cassées et vides. La découverte d’une pioche en fer datant des années 1950 prouve que la grotte a apparemment été pillée alors que les chercheurs étaient occupés à découvrir les autres cachettes. Selon Gutfeld, un morceau de parchemin trouvé dans l’une des cruches, du cuir pour attacher les rouleaux et autres objets ne laisse aucun doute que la grotte contenait des rouleaux.

Selon le directeur général de l’Autorité israélienne des antiquités, Israël Hasson, cela montre que d’autres découvertes importantes attendent d’être découvertes. Israël doit fournir les ressources nécessaires pour une excavation systématique de toutes les grottes du désert de Judée. Selon Hasson, il s’agit d’une « course contre la montre » face au pillage des voleurs d’antiquités.

Il ne s’agit pas seulement d’autres trouvailles écrites, mais aussi de la question de savoir qui a collectionné les rôles et les a cachés dans les grottes impraticables du désert juif pendant la guerre contre les Romains. Pendant longtemps, les recherches ont supposé qu’il s’agissait de la bibliothèque d’une colonie qui avait été fouillée à proximité. Il a été identifié comme un refuge pour les Esséniens, un groupe d’ascètes et de célibataires du judaïsme qui, selon des sources anciennes, s’était retiré dans la solitude.
Des fouilles récentes ont cependant montré que la colonie près de Qumran était plutôt une entreprise commerciale dans laquelle vivaient aussi des femmes et des enfants. Il semble à peine qu’il s’agissait d’un monastère doté d’une bibliothèque et d’un atelier de copiste dans lequel une telle bibliothèque était assemblée. Même le large choix de textes datant d’environ 300 ans, pour lesquels environ 500 écrivains ont été trouvés, ne correspond pas à celui des Esséniens.