Assurance : Les assureurs face aux objets connéctés

Les assureurs testent de nouveaux services à inclure dans leurs offres, que ce soit pour la santé, l’automobile ou encore l’aide au maintien à domicile. En effet, début d’année 2018, les assurances cherchent à intégrer de nouveau services à leurs garanties, et plus particulièrement les données connectées explique le quotidien Le Monde, qui s’est fortement penché sur le sujet.

 

L’assurance Generali a été l’entreprise précurseur en la matière. Effectivement, depuis le 1 janvier 2017, Generali laisse la possibilité aux entreprises, ayant souscrit une complémentaire santé collective auprès de l’organisme, de proposer à leur personnel l’accès à un programme d’assurance comportementale, Vitality.

Le journal Le Monde explique que : ”Le salarié qui souhaite l’intégrer doit évaluer son alimentation, son mode de vie, sa santé à travers un questionnaire en ligne, puis il se voit proposer des objectifs personnalisés. S’il les atteint, il cumule alors des points d’achat dans plusieurs grandes enseignes.”

 

L’assureur reconnaît, qu’à l’heure actuelle, la mise en place du dispositif prend du temps.

“Sur les 100 000 entreprises clientes de Generali France, 1.800 ont choisi d’entrer dans le programme Vitality, mais 2700 collaborateurs seulement, ont accepté d’y participer” détail le journal.

Yanick Philippon ; directeur des assurances collectives chez Generali France confis : “Les entreprises veulent d’abord convaincre les instances représentatives du personnel, qui freinent souvent, parce qu’elles ont besoin d’être rassurées sur la protection des données de santé des salariés. […] Les programmes fondés sur les objets connectés fonctionnent beaucoup mieux aux Etats-Unis, où les assureurs sont autorisés à réduire le montant des primes d’assurance santé pour récompenser les bons comportements. Compte tenu du coût de la santé outre-Atlantique, l’incitation est forte”, ajoute-t-il.

 

Quant à l’aide au maintien à domicile des personnes âgées dépendantes, elles constituent une autre finalité et utilisation pour les objets connectés. BNP Paribas et sa filiale d’assurance, Cardif, expérimente une assurance de santé connectée, en collaboration avec le CHU de Limoge, qui est un service de gérontologie.

“Des capteurs placés sur les patients relèvent, à différents moments de la journée, une série de données (tensions, mesure cardiaque …), analysées par un algorithme, qui peut déclencher une alerte auprès d’un médecin traitant” explique, Le Monde.

 

Autre exemple d’innovation dans le domaine, toujours proposer par Generali France, une paire de lunettes intelligentes, dotées de capteurs pouvant détecter l’endormissement des conducteurs sur la route, et ainsi prévenir de nombreux accidents dû à la fatigue au volant.

La plateforme d’assistance de la firme compte déjà effectuer des tests pour ce système de nouvelle lunettes au printemps. Ces derniers consisteront à prévenir par téléphone les conducteurs ayant tendance à somnoler, afin de les guider vers un lieu de repos comme une aire d’autoroute ou encore un hôtel.

 

Une question se pose alors, mais quel sera le sort des données récoltés par tous ses objets nouvelle génération ? Les Français accepteront-ils, à l’image des Américains, de se familiariser avec ces nouvelles technologies ?