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Après
douze ans de combat judiciaire,
suite à l’effondrement d’un immeuble
Les commerçants
sinistrés de la rue
de l’Epée obtiennent gain de cause
Le 25
septembre 1998, un immeuble de la rue de l’Epée en centre-ville
de Dieppe s’effondre, entraînant avec lui la fermeture à la
circulation de plusieurs mois dans cette artère de Dieppe. Des
commerçants portent l’affaire en justice pour le préjudice causé
à leur commerce. Douze ans après, ils viennent d’obtenir gain de
cause.

Suite à
l’effondrement d’un mur mitoyen entre deux immeubles,
la circulation avait été totalement interrompue dans la rue de
l’Epée
pendant neuf mois (Photo d’archives).

Un tunnel de
bois avait été réalisé sur le trottoir pour protéger
les piétons de possibles chutes de pierres. Mais il empêchait
toute visibilité pour les commerces. (Photo d’archives).
Le combat a
été long, mais on est enfin arrivé au terme de cette histoire »,
lance Bruno Henri. « Ça a duré trop longtemps avec des reports
sur reports demandés par les parties adverses », souligne de son
côté Patrice Bailly, toutefois satisfait de voir s’achever douze
ans de procédure judiciaire.
Douze ans de
combat pour être indemnisés de leur préjudice. Le 25 septembre
1998, le premier des deux, un épicier, aujourd’hui installé à
Paris, possédait un commerce rue de l’Epée, à deux pas de la
Grande-Rue. Le second avait une laverie dans la même rue. Le 25
septembre 1998, un immeuble s’effondrait à deux pas de leurs
magasins, causant des nuisances particulièrement importantes
pour les habitants et les commerçants de la rue.
Des magasins
derrière la palissade
Vu les
risques pour la population et pour les besoins ensuite du
chantier de démolition, la rue est alors interdite à la
circulation pendant de longs mois, jusqu’en juin 1999. Un
passage couvert en bois pour les piétons est aménagé sur un des
trottoirs pour les protéger de la chute de pierres. Mais
certains magasins sont complètement dissimulés par cette
structure qui se transformera rapidement en lieu d’aisance.
Les
commerçants perdent de nombreux clients. Ils décident de créer
une association de la rue de l’Epée, présidée par Sylvie Bailly.
Au départ, ils souhaitent par ce biais faire accélérer la remise
en état de la rue et son ouverture à la circulation. Mais,
parallèlement, face aux difficultés que leurs commerces
rencontrent, ils sont six à décider également, ensemble, de
prendre un avocat dieppois, Me Jean-Christophe Lemaire pour
défendre leurs intérêts. A l’époque Bruno Henri témoignait dans
la presse en expliquant : « J’estime que nous perdons 40 % de
notre chiffre d’affaires. La clientèle se reporte sur les rues
voisines ».
Avec ses
confrères, il veut se retourner contre les propriétaires des
immeubles concernés par l’effondrement et demander des
indemnités pour préjudice commercial. A ce moment-là, ils
n’auraient sûrement jamais pensé que leur procédure
n’aboutirait… que douze ans plus tard ! En effet l’affaire
subira différents rebondissements devant les tribunaux qui
l’examineront.
C’est tout
d’abord une procédure en référé qui est entamée contre les
copropriétaires, soit six personnes. « On demandait la
démolition des immeubles sous astreinte de 10 000 F par journée
de retard pour pouvoir libérer la rue le plus vite possible »,
explique Me Lemaire. Seulement lorsque le tribunal statue le 3
mars 1999, il ne peut que constater le début des travaux de
démolition. « Mais il reconnaît le préjudice pour les
commerçants », poursuit Me Lemaire.
Sauf que dans
les faits, la situation ne progresse pas. Ses clients ne voient
pas le bout du tunnel. L’avocat fait constater cela par un
huissier et lance en août 1999 une procédure d’urgence. Une date
de plaidoirie est fixée au 4 novembre 1999. Entre-temps, la
circulation reprend son droit dans la rue. Me Lemaire réclame de
l’argent pour les commerçants afin de compenser la perte
d’exploitation mais également le préjudice moral. Le 8 mars
2000, ils apprennent que le tribunal qui les reconnaît en tant
que victime met en attente ce dossier car « une expertise est en
cours pour déterminer la part de responsabilité de
l’effondrement entre les propriétaires des deux immeubles ».
Trois
commerçants baissent les bras
Petit à
petit, les commerçants qui se sont engagés dans cette procédure
judiciaire baissent les bras. Les propriétaires de l’auto-école,
de la société de nettoyage et du bar du Stingray se retirent du
dossier. C’est ainsi que Me Lemaire continue de défendre les
intérêts du propriétaire de l’épicerie, de la laverie et du bar
Le Hangar. Le rapport de l’expert est enfin rendu en novembre
2003 ce qui relance la procédure. L’instruction est très longue
mais les trois commerçants, reconnus comme victimes collatérales
de l’effondrement obtiennent entre 8 000 et 13 000 e
d’indemnisation lors d’un jugement de mars 2007. Mais un des
assureurs a fait appel.
Finalement,
la cour d’appel de Rouen a confirmé leur indemnisation le 24
juin 2009. « Et je viens de recevoir les chèques il y a quelques
jours », explique aujourd’hui leur avocat. La dernière page de
ce feuilleton judiciaire vient de s’écrire. Les commerçants
poussent un ouf de soulagement. « On est satisfait d’avoir
obtenu la condamnation des propriétaires, même si sur le plan
financier nous n’avons reçu qu’une petite indemnité. Nous
n’aurions jamais lâché, par principe », lance Patrice Bailly,
l’ancien propriétaire de la laverie.
Maintenant si
ce dossier prend fin seulement aujourd’hui, en réalité ces
commerçants reconnus comme victimes ont tourné la page dieppoise
depuis longtemps. Tous sont partis vers d’autres horizons. Le
propriétaire de la laverie, vu sa perte de chiffre d’affaires, a
décidé de vendre. Le propriétaire du Hangar a, lui aussi, quitté
la rue et l’épicier a vendu en décembre 2002.
La procédure
en quelques dates
• 26
septembre 1998 : le mur mitoyen entre l’immeuble situé au 21-23
rue de l’Epée et l’immeuble du 25-31 s’est effondré en partie
basse.
• Du 26
septembre 1998 jusqu’au mois de juin 1999 : la circulation des
voitures est interdite dans la rue.
• 30 décembre
98, Me Lemaire pour les commerçants lance une procédure en
référé pour demander la démolition immédiate des immeubles afin
de libérer la rue au plus vite.
• Mars 1999 :
six commerçants de la rue créent l’association « Rue de l’Epée
».
• 3 mars 1999
: une ordonnance du tribunal constate le début des travaux de
démolition et reconnaît le préjudice des commerçants.
• Août 1999 :
une procédure d’urgence est lancée par l’avocat dieppois.
• Le premier
jugement est rendu en mars 2000. Le dossier est mis en attente
durant l’expertise qui doit déterminer la part de responsabilité
entre les propriétaires des deux immeubles.
• En 2003 :
l’expert rend son rapport.
• Mars 2007 :
le tribunal de Dieppe rend son jugement et ordonne
l’indemnisation des trois commerçants. Mais l’assureur d’une des
parties fait appel.
• Finalement
en juin 2009 : la cour d’appel confirme le jugement.
Une rue
toujours en travaux

La semaine
dernière, la rue de l’Epée était encore barrée.
Une barrière
interdit l’accès à la rue. Les employés du gaz finissent les
derniers raccordements. Tout le mois de février, la rue de l’Epée
a été interdite à la circulation. Le propriétaire d’Eclanet
prend la situation avec philosophie : « Je préfère subir ici
quelques nuisances qu’être en Vendée » lance-t-il. Pourtant,
lorsqu’on passe dans la rue, alors que des commerçants viennent
d’obtenir gain de cause pour leur préjudice d’il y a douze ans,
on ne peut que faire un parallèle.
Surtout que
les habitants de cette rue n’en ont pas fini avec les travaux.
En effet, c’est de ce côté qu’accèdent les engins pour le
chantier de l’îlot Royal. Si pour le moment les camions ne
doivent pas stationner dans la rue pour être chargés de gravats,
qu’en sera-t-il dans quelques mois lorsque les travaux de
construction débuteront ?
Un chantier
qui devrait toutefois avoir un bon côté : donner aux habitants
de cette rue une bouffée d’air frais. En effet, la Ville
souhaite voir pousser, à la place de la friche actuelle, une
surface commerciale dédiée à la culture. Et surtout dans son
projet, elle souhaite que soit prévue une liaison entre la
Grande-Rue et la rue de l’Epée.
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Drame de Belleville-en-Caux
:
Elodie Bouteiller allait fêter ses 25 ans samedi prochain
Le compagnon a été retrouvé pendu
Elodie Bouteiller
est décédée d’une asphyxie consécutive à huit coups de masse
portés au niveau de l’œil droit et du haut du crâne. Son
compagnon, Dominique Haupaix, principal suspect de cet homicide,
a été découvert pendu en forêt de Sévis, lundi en fin
d’après-midi. Les enquêteurs tentent de reconstituer la
chronologie des faits.
Cette femme
a reçu huit coups de masse au niveau de l’œil droit et en haut
du crâne » C’est ce que révèle le parquet de Dieppe après avoir
reçu les conclusions de l’autopsie du corps d’Elodie Bouteiller
découverte sans vie, sur son lit, à Belleville-en-Caux, dimanche
après-midi (lire notre précédente édition). « Elle est décédée
d’un mécanisme d’asphyxie consécutif aux coups et avec la tête
maintenue sous un oreiller. Un traumatisme crânien peut aussi
entraîner une asphyxie », poursuit la substitut du procureur.
Dimanche après-midi, lorsque le corps a été découvert, les
soupçons sur l’auteur de ces coups ont été portés sur son
compagnon et père de leur enfant, Dominique Haupaix, 41 ans. Un
important dispositif a été mis en place dès dimanche soir par la
gendarmerie pour le retrouver cet homme.
Suicide ?
L’autopsie le confirmera…
Lundi, à
l’heure où nous mettions sous presse, nous apprenions que
Dominique Haupaix venait d’être découvert, pendu, en forêt de
Sévis, près de Bellencombre, non loin de sa Renault Scénic. «
Une autopsie du corps sera pratiquée jeudi soir (hier soir -
N.D.L.R.) », indique le parquet.
L’examen
devrait être réalisé par le médecin légiste dieppois, le Dr
Jean-Georges Anagnostidès. « L’enquête conforte l’ hypothèse
d’un homicide commis par le compagnon. » Toutefois les
investigations se poursuivent. Les gendarmes de communauté de
brigades de Tôtes et la brigade de recherches de Dieppe doivent
encore auditionner des proches et reconstituer la chronologie
des faits.
Demain
samedi, Elodie Bouteiller devait fêter ses 25 ans. Et si
l’annonce de la tragédie qui s’est déroulée chez elle, l’ancien
bistrot de la commune, a provoqué l’émoi et la consternation à
Belleville-en-Caux, c’est aussi toute la famille de la victime
qui est sous le choc. A Bellencombre par exemple où vivent
depuis 1962 les grands-parents paternels d’Elodie, les messages
de soutien et de sympathie affluent.
« Ma
petite-fille était dynamique, souriante, serviable, belle et
gracieuse. Elle avait beaucoup de qualités, décrit la grand-mère
complètement bouleversée. Elle devait venir dimanche manger avec
sa sœur. » En revanche, elle dresse un portrait très succinct de
Dominique Haupaix : « La dernière fois que je l’ai rencontré,
c’était à la clinique lors de la naissance du petit, dit-elle.
Lui, il ne venait jamais quand il y avait des repas de famille
». La grand-mère, ancienne commerçante au chef-lieu de canton et
bien investie dans la vie de la commune avec son mari, conclut :
« Nous, on lui a toujours dit qu’elle n’avait rien à faire avec
lui. Il y avait quand même quinze ans de différence… ».
La justice
s’occupe de l’avenir de l’orphelin
Cette
tragédie a soulevé beaucoup d’émotion et l’avenir du petit
garçon suscite aussi beaucoup de réactions. L’enfant du couple,
un petit garçon âgé de deux ans et demi, a été confié aux bons
soins du service départemental d’aide sociale à l’enfance, dès
dimanche soir. « Il est mineur et orphelin. Une mise sous
tutelle s’impose, explique la substitut du procureur, mercredi
dernier. Le juge du siège, en fin de semaine, prendra une
décision pour le lieu de résidence de l’enfant. Il réunira
vraisemblablement un conseil de famille. Les personnes qui
étaient proches de l’enfant et qui avaient des liens avec lui
seront recensées »
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Neuville-lès-Dieppe :
Il menace et agresse son ex-petite amie
Fou furieux, il s’en
prend à la police
Une
Neuvillaise a été menacée et agressée par son ex-petit ami venu
du Havre. Elle a pu trouver refuge dans un bar et alerter la
police. En plein délire, l’homme a provoqué les policiers. Une
course-poursuite a été engagée jusqu’à la cavée de Thibermont.
Au regard de son état de furie, Il a dû être hospitalisé.
Une Neuvillaise a peut-être
échappé au pire, mardi matin. Son ex-petit ami l’a menacée,
agressée et poursuivie dans Neuville-lès-Dieppe. Un commerçant a
été particulièrement réactif pour protéger cette jeune femme
pendant qu’une course-poursuite s’est engagée avec la police.
Elle se
réfugie dans un bar
Depuis 2008, cette femme
domiciliée dans un immeuble du centre de Neuville-lès-Dieppe vit
une histoire d’amour avec un Havrais. Ils se voient de temps en
temps et partagent de bons moments. La semaine dernière, cet
homme âgé d’une quarantaine d’années décide de couper les ponts
avec sa douce. Lundi soir, il est visiblement pris d’un remords
et relance la jeune femme en lui téléphonant. Cette dernière
remarque qu’il n’a pas la même voix que d’habitude : il est
ivre. Il la menace de mort et promet même à son ex-petite amie
qu’elle fera la Une des journaux. Elle s’étonne mais sans prêter
trop d’attentions à ses propos, d’autant que cet homme n’est pas
réputé alcoolique (il n’en boit plus depuis quatre ans) : elle
ne s’inquiète pas face aux menaces.
Mardi matin, lorsqu’elle quitte
son appartement, la Neuvillaise découvre le mégot d’un joint
devant sa porte. En effet si son ex-amoureux n’est pas en temps
ordinaire un adepte de boissons alcoolisées il l’est en revanche
de la résine de cannabis. La femme sort de son immeuble et
s’installe au volant de son véhicule. Soudainement,
l’ex-amoureux éconduit surgit devant sa voiture. Elle tente de
le raisonner. En vain. Il lui donne un coup de poing. `
Elle démarre sa voiture et prend
la fuite. L’homme la suit. À hauteur d’un carrefour, il la
percute volontairement. La jeune femme poursuit sa fuite tout en
ayant le pare-chocs du véhicule de son ex-petit ami coincé sur
son crochet d’attelage ! Arrivée dans le quartier du
Vieux-Neuville, elle s’arrête devant un café et pénètre dans le
commerce où, très rapidement, elle signale qu’une personne veut
la tuer. Réactif, le commerçant ferme la porte d’entrée et
alerte les services de police. Le Havrais surgit de nouveau.
Ne pouvant pas entrer dans le
café, il brise à mains nues les neuf petits carreaux de la porte
d’entrée. Et il continue en explosant les vitres du véhicule de
madame. L’homme a les poignets bien abîmés et perd beaucoup de
sang. Quand les policiers arrivent, l’agresseur s’éloigne et
tente de prendre la fuite.
Autotamponneuses avec la police
Deux agents veulent l’arrêter
mais il leur échappe et les policiers ont juste le temps de
s’écarter pour ne pas se faire faucher. Une course-poursuite
s’engage entre la Peugeot 306 et une voiture ainsi qu’un fourgon
de police.
Le fugitif prend la direction de
Thibermont. Au carrefour giratoire, il tourne vers la cavée. En
rase campagne, alors qu’il est poursuivi par les policiers, il
freine et accélère par intermittence. A un moment, il enclenche
la marche arrière et vient s’encastrer dans la voiture de
police. Le fourgon parvient à doubler les deux voitures pour
faire barrage.
Qu’à cela ne tienne, le
conducteur le contourne en le percutant au passage et il repart
à fond de train dans la cavée. Sa Peugeot 306 bute sur un
dos-d’âne et elle se retrouve sur le toit. Le conducteur est
toujours dans un état de surexcitation. Il insulte les policiers
qui parviennent toutefois à l’extraire du véhicule. L’homme
vocifère et se débat. Ils sont obligés d’user de leur bombe
lacrymogène pour le maîtriser. Bien blessé aux poignets et aux
mains, l’homme est transporté aux urgences du centre hospitalier
de Dieppe. Face aux équipes soignantes, le Havrais reste
virulent, insulte tout le monde et menace de tuer son ex-petite
amie. Une piqûre est faite pour le calmer pendant vingt-quatre
heures. Des prélèvements sanguins sont effectués pour déterminer
le taux d’alcoolémie et de produits stupéfiants. Un peu de
résine de cannabis a d’ailleurs été retrouvée dans sa voiture.
Hier jeudi, ce Havrais a été
présenté au tribunal correctionnel de Dieppe dans le cadre d’une
parution immédiate. Le prévenu a demandé un délai pour préparer
sa défense. Son casier judiciaire présente deux condamnations
dues à des délits routiers qui datent de 2005. Le tribunal a
décidé de maintenir le prévenu en détention provisoire jusqu’à
l’audience du mardi 20 avril où il sera jugé.
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La cuisine
centrale de l’hôpital est dotée
de 22 caméras pour 15 agents
« Vous connaissez Hôpital célébrités ? »
La CGT des
hospitaliers de Dieppe dénonce l’implantation de 22 caméras dans
la cuisine centrale de l’hôpital. Elle estime que la direction
agit pour pousser à bout les 15 agents de la cuisine et
dégraisser « encore » l’effectif.

Bruno
Ricque, secrétaire général CGT des hospitaliers de Dieppe,
et d’autres membres syndiqués s’insurge « des pressions
constantes »
de la direction du centre hospitalier.
Vous
connaissez l’Hôpital célébrités ? » rit jaune une syndicaliste
CGT des hospitaliers de Dieppe en référence à « la Ferme
célébrités », une émission de téléréalité du moment. En effet,
le syndicat ne décolère pas depuis que 22 caméras sont
installées dans la cuisine centrale située au Château-Michel
depuis décembre dernier. « La direction a installé des caméras
partout en cuisine, contre l’avis unanime du CTE (Comité
technique d’établissement - N.D.L.R.) : 16 caméras dans le
bâtiment et 6 pour les abords. Combien a coûté ce matériel
luxueux avec caméras infrarouges et grands écrans plats ?
s’interroge Bruno Ricque, secrétaire général de la CGT des
hospitaliers de Dieppe, tout en s’insurgeant. Il est difficile
de trouver des seringues auto-pousseuses, mais il y a 22 caméras
à la cuisine ! Chaque jour il y a plus de caméras que d’agents
qui travaillent en cuisine. » Les syndicalistes dénoncent un
manque de personnel dans ce service. Le personnel de la cuisine
estime subir suffisamment de pression déjà en raison d’un manque
d’effectif : « Il manque au moins cinq postes entre le self et
la cuisine, déplore Bruno Ricque. Et de poursuivre : Quatre
agents dont le responsable sont partis de la cuisine et n’ont
pas été remplacés. Souvent les agents travaillent en effectif
inférieur à ce que recommande la direction, les stagiaires des
établissements scolaires sont comptés dans l’effectif ! ».
Les
syndiqués CGT des hospitaliers évoquent « un personnel méprisé :
Qui pourrait supporter d’être filmé en permanence sur son poste
de travail ? C’est une pression constante : le chef peut
visionner votre moindre geste, et la direction peut également
visionner à distance au moyen du réseau Internet. Ce genre
d’agissements n’existe que dans les prisons ou dans le cirque
grassement payé de la téléréalité ».
Les
syndicalistes disent qu’ils auraient bien compris l’installation
d’un pareil équipement à l’entrée et à la sortie du service et
même sur les stocks. Bruno Ricque, secrétaire général des
hospitaliers de Dieppe, craint que la pression exercée sur le
personnel via ces caméras amène des débordements, « une occasion
pour sanctionner et ne pas remplacer les agents qui craqueront
». Les syndicalistes disent qu’aujourd’hui les caméras ont
surtout servi à réprimander ceux qui prennent une pause pour
aller fumer une cigarette à l’extérieur du bâtiment : « De toute
façon le bâtiment est fermé à clef, c’est un peu Prison Break à
la cuisine.Il faut demander pour sortir fumer une cigarette. Si
ça continue comme ça, il faudra même lever le doigt pour aller
aux toilettes ».
Le
directeur évoque la sécurité
Yves Bloch,
directeur du centre hospitalier de Dieppe, regrette ces petites
phrases par biais de tracts et de conférence de presse. « Le
dialogue social existe à l’hôpital de Dieppe », martèle-t-il. Le
directeur explique le choix d’installation de caméras au service
de la cuisine centrale : « Le CTE n’a pas donné un avis
favorable mais l’installation des caméras a été faite dans un
souci de sécurité. Il y a déjà eu des vols, d’une part, et puis
les images peuvent être vues de tous sur les écrans. La cuisine,
c’est un milieu à risque et si un agent est pris d’un malaise
par exemple, ça permet d’être réactif ». En ce qui concerne le
coût de l’installation, Yves Bloch confie que ce type de
matériel n’a pas un coût exorbitant. « Le plus important c’est
l’enregistrement des images : notre objectif est qu’il n’y ait
ni incident, ni accident. » Il indique également que la cuisine
est un lieu strictement professionnel et que, pour des raisons
de sécurité et d’hygiène, aucun tiers ne doit aller et venir
dans ce service sans raison.
Bientôt
des caméras sur le parking
Le directeur
de l’hôpital rappelle que le CTE a demandé aussi une
installation de caméras sur le parking du personnel. Ce qui
pourrait bien se faire prochainement. « Il y a très peu
d’insécurité mais on constate parfois des petites détériorations
sur les véhicules parfois. Et puis nous avons essentiellement du
personnel féminin qui prend ou sort des services parfois de nuit
».
La CGT va
alerter le président du conseil d’administration de l’hôpital,
Sébastien Jumel, au sujet « des caméras de surveillance ». Et
peut-être même qu’un mouvement de grève pourrait être mis en
place si les caméras fixées sur les postes de travail ne sont
pas retirées « et la CGT demande le remplacement des quatre
départs, pour travailler correctement, et que les gens puissent
poser leurs congés ».
Pratique :
La CGT des hospitaliers de Dieppe appelle à un mouvement de
grève pour un tout autre sujet : celui des retraites des agents
hospitaliers, mardi 23 mars prochain.
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Le
Dieppois vient d’être sacré champion de France
de lutte libre chez les juniors
Maxime Fiquet est un lutteur en or !
Depuis le
temps qu’il courait après, le lutteur dieppois Maxime Fiquet a
fini par monter sur la plus haute marche du podium du
championnat de France. A Ceyrat, le représentant du CL Dieppe a
signé une performance de premier plan en dominant notamment deux
champions de France en titre ! C’est donc tout logiquement qu’il
a décroché le titre national.
En
progrès fulgurants, Maxime Fiquet décroche
son premier titre national en lutte libre.
A l’aube de
ses 19 ans (il les prendra le 4 juin prochain), le lutteur
dieppois Maxime Fiquet a frappé un grand coup samedi dernier à
Ceyrat (près de Clermont-Ferrand) lors des championnats de
France de lutte libre en catégorie juniors – 66 kg. Médaillé
d’or pour la première fois de sa jeune carrière sur un
championnat national, Maxime Fiquet a marqué les esprits.
Pensionnaire
du sport-études de Dijon pour la troisième année, Maxime Fiquet
est en Terminale STG (Sciences et Technologies de Gestion).
L’année 2010 peut être la sienne avec le titre de champion de
France de lutte libre en hors-d’œuvre et le baccalauréat en plat
de résistance d’ici quelques semaines.
Dimanche
matin, la salle du Cercle de Lutte Dieppois était copieusement
garnie, Sébastien Jumel (maire de Dieppe) en personne s’était
déplacé pour féliciter le nouveau champion de France. Président
du CL Dieppe, Patrick Guillain n’a pas manqué de souligner
l’excellent travail réalisé par les entraîneurs du club dont
Cyril Abraham qui était évidemment du déplacement en Auvergne.
Patrick
Guillain notait que « ce titre national n’est pas le fruit du
hasard mais celui du travail et du courage. Maxime (Fiquet) est
en Pôle Espoirs à Dijon et il s’entraîne au quotidien pour
progresser. Maxime (Fiquet) a fait honneur au CL Dieppe mais
aussi à sa ville, aux entraîneurs et dirigeants de son club. Ses
parents Muriel et Eric peuvent également être fiers de lui ».
Le président
du CL Dieppe fait de Maxime Fiquet « un exemple pour tous les
enfants de l’école de lutte. Tu es leur champion. Son avenir
s’annonce brillant avec, j’en suis convaincu, d’autres titres et
médailles qui viendront compléter un palmarès déjà bien étoffé.
Maxime (Fiquet) a aussi décroché la médaille bronze sur les
championnats de France seniors il y a moins d’un mois. Il
prendra bientôt l’avion en direction des tapis bulgares pour
disputer un tournoi international avec l’équipe de France ».
Hommage à
ses entraîneurs…
Evidemment
convoité par d’autres clubs, Maxime Fiquet quittera-t-il le CL
Dieppe en fin de saison ? Personne ne le souhaite et surtout pas
Patrick Guillain. Le nouveau champion de France a été formé au
CL Dieppe depuis l’âge de 6 ans mais d’autres structures lui
font les yeux doux : « Je comprends que Maxime (Fiquet) souhaite
s’engager dans un autre club moyennant finances. Il a eu le
courage de m’en parler et il sait que je ne partage pas cette
idée de voir l’argent tarauder le sport. Cependant, s’il part,
je lui souhaiterai bonne chance et j’espère qu’il reviendra un
jour à ses racines dieppoises pour transmettre son vécu ».
Patrick
Guillain n’a pas oublié de mettre en avant tous les entraîneurs
qui ont fait progresser Maxime Fiquet : « Je pense évidemment à
Cyril (Abraham) mais aussi à Dany (Abraham) et à Mathieu (Féré)
qui se sont occupés de lui pendant des années. Cette médaille
d’or est aussi un peu la leur ». En tout cas, ce titre de
champion de France met un sacré coup de projecteur sur le Cercle
de Lutte Dieppois.
D’autres
lutteurs dieppois étaient en lice…
Le Cercle de
Lutte Dieppois alignait trois autres lutteurs sur ces
championnats de France. Deux minimes étaient en lice, Valentin
Parent (qui n’a pu s’extirper des éliminatoires) et Norman
Aubruchet qui prend une belle 5e place nationale après être
passé tout près du podium : Il a craqué à 30 secondes de la fin
alors que la médaille de bronze lui tendait les bras. Rageant.
L’autre lutteur dieppois présent à Ceyrat était le junior
Clément Duputel qui a subi deux défaites en deux assauts.
Il a réussi
un parcours exceptionnel à Ceyrat
Maxime Fiquet l’attendait
depuis six ans…
Quinze
lutteurs étaient qualifiés dans la phase finale du championnat
de France de lutte libre en catégorie juniors – 66 kg. Parmi
eux, les deux Dieppois Clément Duputel et Maxime Fiquet ont fait
parler la poudre en présence de Cyril Abraham et Charlotte
Guillain. C’est Maxime Fiquet qui est monté sur la plus haute
marche du podium national après un parcours marathon.
Vainqueur de
son premier combat face à un Alsacien (7-1 et 1-0), Maxime
Fiquet prenait un bon départ dans l’épreuve. Cette victoire le
mettait en confiance et il récidivait en quart de finale en ne
laissant pas l’ombre d’une chance à Albert Madaev (Font-Romeu)
qu’il dominait 4-0 avant de le battre par tombé. Les portes de
la demi-finale s’ouvraient devant le lutteur dieppois.
Opposé au
champion de France juniors en titre des – 66 kg Antoine Bonain,
Maxime Fiquet faisait match nul dans la première manche (1-1)
qu’il remportait toutefois pour avoir marqué le dernier point.
Dans la deuxième manche, le Dieppois ne craquait pas et il
s’imposait 1-0. « C’est dans ce combat que tout s’est joué,
explique après coup son entraîneur Cyril Abraham. Maxime (Fiquet)
était qualifié pour la finale et sûr d’obtenir au moins la
médaille d’argent ».
Mais le
lutteur du CLD n’est pas du genre à se satisfaire de l’argent
lorsque l’or lui tend les bras. En finale, il croisait encore un
champion de France en titre - celui des juniors – 60 kg - pour
un nouveau combat difficile. Battu de manière litigieuse dans la
première manche (0-1), Maxime Fiquet trouvait les ressources
mentales pour retourner la vapeur : il remportait logiquement la
deuxième manche (3-1) et faisait cavalier seul dans la troisième
manche (6-1) qu’il concluait de belle manière en tombant son
adversaire.
Maxime
Fiquet et Cyril Abraham pouvaient hurler leur joie tout comme la
petite délégation dieppoise. « J’ai exulté à 30 secondes de la
fin du combat, explique son entraîneur. Maxime (Fiquet) avait
une telle maîtrise qu’il ne pouvait rien lui arriver. Il est
monté en puissance au fil de la compétition pour éliminer deux
champions de France en titre ».
« C’est
sur le plan mental qu’il m’a impressionné »
Le nouveau
champion de France savoure l’instant présent en toute humilité :
« J’avais obtenu la médaille de bronze l’an dernier et
j’espérais mieux cette année. Cela fait six ans que je suis
présent sur les podiums du championnat national mais je n’étais
jamais parvenu à décrocher le titre. Je suis donc
particulièrement heureux ».
Cyril
Abraham relève que son poulain a décroché le titre parce qu’il
était « plus fort techniquement et moralement que ses
adversaires. En finale, il perd la première manche de manière
injuste et il trouve les ressources pour se révolter. Oui, c’est
vraiment sur le plan mental qu’il m’a impressionné ».
En attendant
d’en savoir plus sur son avenir - il n’est pas acquis qu’il
reste licencié au CL Dieppe -, Maxime Fiquet goûte pleinement ce
titre. Il célébrera dans quelques jours sa deuxième sélection en
équipe de France lors d’une compétition internationale en
Bulgarie. Un avant-goût d’une carrière qui s’annonce prometteuse
d’autant que le lutteur dieppois est seulement junior deuxième
année. Ce titre national peut complètement le libérer et lui
permettre de s’imposer au plus haut niveau.
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