Accueil Remonter La une et les titres Notre sélection L'agenda Archives 2010 Archives 2009 Archives 2008 Archives 2007 Archives 2006 Archives 2005 Archives 2004 Archives 2003 Archives 2002 Archives 2001 Archives 2000 Le journal du siècle Archives 1999 Archives 1998

Notre sélection

Notre sélection dans l'édition du 12 mars 2010

Après douze ans de combat judiciaire,
suite à l’effondrement d’un immeuble

Les commerçants sinistrés de la rue
de l’Epée obtiennent gain de cause

Le 25 septembre 1998, un immeuble de la rue de l’Epée en centre-ville de Dieppe s’effondre, entraînant avec lui la fermeture à la circulation de plusieurs mois dans cette artère de Dieppe. Des commerçants portent l’affaire en justice pour le préjudice causé à leur commerce. Douze ans après, ils viennent d’obtenir gain de cause.

Suite à l’effondrement d’un mur mitoyen entre deux immeubles,
la circulation avait été totalement interrompue dans la rue de l’Epée
pendant neuf mois (Photo d’archives).

Un tunnel de bois avait été réalisé sur le trottoir pour protéger
les piétons de possibles chutes de pierres. Mais il empêchait toute visibilité pour les commerces. (Photo d’archives).

Le combat a été long, mais on est enfin arrivé au terme de cette histoire », lance Bruno Henri. « Ça a duré trop longtemps avec des reports sur reports demandés par les parties adverses », souligne de son côté Patrice Bailly, toutefois satisfait de voir s’achever douze ans de procédure judiciaire.

Douze ans de combat pour être indemnisés de leur préjudice. Le 25 septembre 1998, le premier des deux, un épicier, aujourd’hui installé à Paris, possédait un commerce rue de l’Epée, à deux pas de la Grande-Rue. Le second avait une laverie dans la même rue. Le 25 septembre 1998, un immeuble s’effondrait à deux pas de leurs magasins, causant des nuisances particulièrement importantes pour les habitants et les commerçants de la rue.

Des magasins derrière la palissade

Vu les risques pour la population et pour les besoins ensuite du chantier de démolition, la rue est alors interdite à la circulation pendant de longs mois, jusqu’en juin 1999. Un passage couvert en bois pour les piétons est aménagé sur un des trottoirs pour les protéger de la chute de pierres. Mais certains magasins sont complètement dissimulés par cette structure qui se transformera rapidement en lieu d’aisance.

Les commerçants perdent de nombreux clients. Ils décident de créer une association de la rue de l’Epée, présidée par Sylvie Bailly. Au départ, ils souhaitent par ce biais faire accélérer la remise en état de la rue et son ouverture à la circulation. Mais, parallèlement, face aux difficultés que leurs commerces rencontrent, ils sont six à décider également, ensemble, de prendre un avocat dieppois, Me Jean-Christophe Lemaire pour défendre leurs intérêts. A l’époque Bruno Henri témoignait dans la presse en expliquant : « J’estime que nous perdons 40 % de notre chiffre d’affaires. La clientèle se reporte sur les rues voisines ».

Le bout du tunnel

Avec ses confrères, il veut se retourner contre les propriétaires des immeubles concernés par l’effondrement et demander des indemnités pour préjudice commercial. A ce moment-là, ils n’auraient sûrement jamais pensé que leur procédure n’aboutirait… que douze ans plus tard ! En effet l’affaire subira différents rebondissements devant les tribunaux qui l’examineront.

C’est tout d’abord une procédure en référé qui est entamée contre les copropriétaires, soit six personnes. « On demandait la démolition des immeubles sous astreinte de 10 000 F par journée de retard pour pouvoir libérer la rue le plus vite possible », explique Me Lemaire. Seulement lorsque le tribunal statue le 3 mars 1999, il ne peut que constater le début des travaux de démolition. « Mais il reconnaît le préjudice pour les commerçants », poursuit Me Lemaire.

Sauf que dans les faits, la situation ne progresse pas. Ses clients ne voient pas le bout du tunnel. L’avocat fait constater cela par un huissier et lance en août 1999 une procédure d’urgence. Une date de plaidoirie est fixée au 4 novembre 1999. Entre-temps, la circulation reprend son droit dans la rue. Me Lemaire réclame de l’argent pour les commerçants afin de compenser la perte d’exploitation mais également le préjudice moral. Le 8 mars 2000, ils apprennent que le tribunal qui les reconnaît en tant que victime met en attente ce dossier car « une expertise est en cours pour déterminer la part de responsabilité de l’effondrement entre les propriétaires des deux immeubles ».

Trois commerçants baissent les bras

Petit à petit, les commerçants qui se sont engagés dans cette procédure judiciaire baissent les bras. Les propriétaires de l’auto-école, de la société de nettoyage et du bar du Stingray se retirent du dossier. C’est ainsi que Me Lemaire continue de défendre les intérêts du propriétaire de l’épicerie, de la laverie et du bar Le Hangar. Le rapport de l’expert est enfin rendu en novembre 2003 ce qui relance la procédure. L’instruction est très longue mais les trois commerçants, reconnus comme victimes collatérales de l’effondrement obtiennent entre 8 000 et 13 000 e d’indemnisation lors d’un jugement de mars 2007. Mais un des assureurs a fait appel. 

Finalement, la cour d’appel de Rouen a confirmé leur indemnisation le 24 juin 2009. « Et je viens de recevoir les chèques il y a quelques jours », explique aujourd’hui leur avocat. La dernière page de ce feuilleton judiciaire vient de s’écrire. Les commerçants poussent un ouf de soulagement. « On est satisfait d’avoir obtenu la condamnation des propriétaires, même si sur le plan financier nous n’avons reçu qu’une petite indemnité. Nous n’aurions jamais lâché, par principe », lance Patrice Bailly, l’ancien propriétaire de la laverie.

Maintenant si ce dossier prend fin seulement aujourd’hui, en réalité ces commerçants reconnus comme victimes ont tourné la page dieppoise depuis longtemps. Tous sont partis vers d’autres horizons. Le propriétaire de la laverie, vu sa perte de chiffre d’affaires, a décidé de vendre. Le propriétaire du Hangar a, lui aussi, quitté la rue et l’épicier a vendu en décembre 2002.

V. W.

La procédure en quelques dates

• 26 septembre 1998 : le mur mitoyen entre l’immeuble situé au 21-23 rue de l’Epée et l’immeuble du 25-31 s’est effondré en partie basse.

• Du 26 septembre 1998 jusqu’au mois de juin 1999 : la circulation des voitures est interdite dans la rue.

• 30 décembre 98, Me Lemaire pour les commerçants lance une procédure en référé pour demander la démolition immédiate des immeubles afin de libérer la rue au plus vite.

• Mars 1999 : six commerçants de la rue créent l’association « Rue de l’Epée ».

• 3 mars 1999 : une ordonnance du tribunal constate le début des travaux de démolition et reconnaît le préjudice des commerçants.

• Août 1999 : une procédure d’urgence est lancée par l’avocat dieppois.

• Le premier jugement est rendu en mars 2000. Le dossier est mis en attente durant l’expertise qui doit déterminer la part de responsabilité entre les propriétaires des deux immeubles.

• En 2003 : l’expert rend son rapport.

• Mars 2007 : le tribunal de Dieppe rend son jugement et ordonne l’indemnisation des trois commerçants. Mais l’assureur d’une des parties fait appel.

• Finalement en juin 2009 : la cour d’appel confirme le jugement.

Une rue toujours en travaux

La semaine dernière, la rue de l’Epée était encore barrée.

Une barrière interdit l’accès à la rue. Les employés du gaz finissent les derniers raccordements. Tout le mois de février, la rue de l’Epée a été interdite à la circulation. Le propriétaire d’Eclanet prend la situation avec philosophie : « Je préfère subir ici quelques nuisances qu’être en Vendée » lance-t-il. Pourtant, lorsqu’on passe dans la rue, alors que des commerçants viennent d’obtenir gain de cause pour leur préjudice d’il y a douze ans, on ne peut que faire un parallèle.

Surtout que les habitants de cette rue n’en ont pas fini avec les travaux. En effet, c’est de ce côté qu’accèdent les engins pour le chantier de l’îlot Royal. Si pour le moment les camions ne doivent pas stationner dans la rue pour être chargés de gravats, qu’en sera-t-il dans quelques mois lorsque les travaux de construction débuteront ?

Et demain ?

Un chantier qui devrait toutefois avoir un bon côté : donner aux habitants de cette rue une bouffée d’air frais. En effet, la Ville souhaite voir pousser, à la place de la friche actuelle, une surface commerciale dédiée à la culture. Et surtout dans son projet, elle souhaite que soit prévue une liaison entre la Grande-Rue et la rue de l’Epée.


Drame de Belleville-en-Caux :
Elodie Bouteiller allait fêter ses 25 ans samedi prochain
Le compagnon a été retrouvé pendu

Elodie Bouteiller est décédée d’une asphyxie consécutive à huit coups de masse portés au niveau de l’œil droit et du haut du crâne. Son compagnon, Dominique Haupaix, principal suspect de cet homicide, a été découvert pendu en forêt de Sévis, lundi en fin d’après-midi. Les enquêteurs tentent de reconstituer la chronologie des faits.

Cette femme a reçu huit coups de masse au niveau de l’œil droit et en haut du crâne » C’est ce que révèle le parquet de Dieppe après avoir reçu les conclusions de l’autopsie du corps d’Elodie Bouteiller découverte sans vie, sur son lit, à Belleville-en-Caux, dimanche après-midi (lire notre précédente édition). « Elle est décédée d’un mécanisme d’asphyxie consécutif aux coups et avec la tête maintenue sous un oreiller. Un traumatisme crânien peut aussi entraîner une asphyxie », poursuit la substitut du procureur. Dimanche après-midi, lorsque le corps a été découvert, les soupçons sur l’auteur de ces coups ont été portés sur son compagnon et père de leur enfant, Dominique Haupaix, 41 ans. Un important dispositif a été mis en place dès dimanche soir par la gendarmerie pour le retrouver cet homme.

Suicide ? L’autopsie le confirmera…

Lundi, à l’heure où nous mettions sous presse, nous apprenions que Dominique Haupaix venait d’être découvert, pendu, en forêt de Sévis, près de Bellencombre, non loin de sa Renault Scénic. « Une autopsie du corps sera pratiquée jeudi soir (hier soir - N.D.L.R.) », indique le parquet.

L’examen devrait être réalisé par le médecin légiste dieppois, le Dr Jean-Georges Anagnostidès. « L’enquête conforte l’ hypothèse d’un homicide commis par le compagnon. » Toutefois les investigations se poursuivent. Les gendarmes de communauté de brigades de Tôtes et la brigade de recherches de Dieppe doivent encore auditionner des proches et reconstituer la chronologie des faits.

Emotion à Bellencombre

Demain samedi, Elodie Bouteiller devait fêter ses 25 ans. Et si l’annonce de la tragédie qui s’est déroulée chez elle, l’ancien bistrot de la commune, a provoqué l’émoi et la consternation à Belleville-en-Caux, c’est aussi toute la famille de la victime qui est sous le choc. A Bellencombre par exemple où vivent depuis 1962 les grands-parents paternels d’Elodie, les messages de soutien et de sympathie affluent.

« Ma petite-fille était dynamique, souriante, serviable, belle et gracieuse. Elle avait beaucoup de qualités, décrit la grand-mère complètement bouleversée. Elle devait venir dimanche manger avec sa sœur. » En revanche, elle dresse un portrait très succinct de Dominique Haupaix : « La dernière fois que je l’ai rencontré, c’était à la clinique lors de la naissance du petit, dit-elle. Lui, il ne venait jamais quand il y avait des repas de famille ». La grand-mère, ancienne commerçante au chef-lieu de canton et bien investie dans la vie de la commune avec son mari, conclut : « Nous, on lui a toujours dit qu’elle n’avait rien à faire avec lui. Il y avait quand même quinze ans de différence… ».

A.B.

La justice s’occupe de l’avenir de l’orphelin

Cette tragédie a soulevé beaucoup d’émotion et l’avenir du petit garçon suscite aussi beaucoup de réactions. L’enfant du couple, un petit garçon âgé de deux ans et demi, a été confié aux bons soins du service départemental d’aide sociale à l’enfance, dès dimanche soir. « Il est mineur et orphelin. Une mise sous tutelle s’impose, explique la substitut du procureur, mercredi dernier. Le juge du siège, en fin de semaine, prendra une décision pour le lieu de résidence de l’enfant. Il réunira vraisemblablement un conseil de famille. Les personnes qui étaient proches de l’enfant et qui avaient des liens avec lui seront recensées »


Neuville-lès-Dieppe : Il menace et agresse son ex-petite amie
Fou furieux, il s’en prend à la police

Une Neuvillaise a été menacée et agressée par son ex-petit ami venu du Havre. Elle a pu trouver refuge dans un bar et alerter la police. En plein délire, l’homme a provoqué les policiers. Une course-poursuite a été engagée jusqu’à la cavée de Thibermont. Au regard de son état de furie, Il a dû être hospitalisé.

Une Neuvillaise a peut-être échappé au pire, mardi matin. Son ex-petit ami l’a menacée, agressée et poursuivie dans Neuville-lès-Dieppe. Un commerçant a été particulièrement réactif pour protéger cette jeune femme pendant qu’une course-poursuite s’est engagée avec la police.

Elle se réfugie dans un bar

Depuis 2008, cette femme domiciliée dans un immeuble du centre de Neuville-lès-Dieppe vit une histoire d’amour avec un Havrais. Ils se voient de temps en temps et partagent de bons moments. La semaine dernière, cet homme âgé d’une quarantaine d’années décide de couper les ponts avec sa douce. Lundi soir, il est visiblement pris d’un remords et relance la jeune femme en lui téléphonant. Cette dernière remarque qu’il n’a pas la même voix que d’habitude : il est ivre. Il la menace de mort et promet même à son ex-petite amie qu’elle fera la Une des journaux. Elle s’étonne mais sans prêter trop d’attentions à ses propos, d’autant que cet homme n’est pas réputé alcoolique (il n’en boit plus depuis quatre ans) : elle ne s’inquiète pas face aux menaces.

Mardi matin, lorsqu’elle quitte son appartement, la Neuvillaise découvre le mégot d’un joint devant sa porte. En effet si son ex-amoureux n’est pas en temps ordinaire un adepte de boissons alcoolisées il l’est en revanche de la résine de cannabis. La femme sort de son immeuble et s’installe au volant de son véhicule. Soudainement, l’ex-amoureux éconduit surgit devant sa voiture. Elle tente de le raisonner. En vain. Il lui donne un coup de poing. `

Elle démarre sa voiture et prend la fuite. L’homme la suit. À hauteur d’un carrefour, il la percute volontairement. La jeune femme poursuit sa fuite tout en ayant le pare-chocs du véhicule de son ex-petit ami coincé sur son crochet d’attelage ! Arrivée dans le quartier du Vieux-Neuville, elle s’arrête devant un café et pénètre dans le commerce où, très rapidement, elle signale qu’une personne veut la tuer. Réactif, le commerçant ferme la porte d’entrée et alerte les services de police. Le Havrais surgit de nouveau.

Ne pouvant pas entrer dans le café, il brise à mains nues les neuf petits carreaux de la porte d’entrée. Et il continue en explosant les vitres du véhicule de madame. L’homme a les poignets bien abîmés et perd beaucoup de sang. Quand les policiers arrivent, l’agresseur s’éloigne et tente de prendre la fuite.

Autotamponneuses avec la police

Deux agents veulent l’arrêter mais il leur échappe et les policiers ont juste le temps de s’écarter pour ne pas se faire faucher. Une course-poursuite s’engage entre la Peugeot 306 et une voiture ainsi qu’un fourgon de police.

Le fugitif prend la direction de Thibermont. Au carrefour giratoire, il tourne vers la cavée. En rase campagne, alors qu’il est poursuivi par les policiers, il freine et accélère par intermittence. A un moment, il enclenche la marche arrière et vient s’encastrer dans la voiture de police. Le fourgon parvient à doubler les deux voitures pour faire barrage.

Qu’à cela ne tienne, le conducteur le contourne en le percutant au passage et il repart à fond de train dans la cavée. Sa Peugeot 306 bute sur un dos-d’âne et elle se retrouve sur le toit. Le conducteur est toujours dans un état de surexcitation. Il insulte les policiers qui parviennent toutefois à l’extraire du véhicule. L’homme vocifère et se débat. Ils sont obligés d’user de leur bombe lacrymogène pour le maîtriser. Bien blessé aux poignets et aux mains, l’homme est transporté aux urgences du centre hospitalier de Dieppe. Face aux équipes soignantes, le Havrais reste virulent, insulte tout le monde et menace de tuer son ex-petite amie. Une piqûre est faite pour le calmer pendant vingt-quatre heures. Des prélèvements sanguins sont effectués pour déterminer le taux d’alcoolémie et de produits stupéfiants. Un peu de résine de cannabis a d’ailleurs été retrouvée dans sa voiture.

Hier jeudi, ce Havrais a été présenté au tribunal correctionnel de Dieppe dans le cadre d’une parution immédiate. Le prévenu a demandé un délai pour préparer sa défense. Son casier judiciaire présente deux condamnations dues à des délits routiers qui datent de 2005. Le tribunal a décidé de maintenir le prévenu en détention provisoire jusqu’à l’audience du mardi 20 avril où il sera jugé.

A.B.


La cuisine centrale de l’hôpital est dotée
de 22 caméras pour 15 agents
« Vous connaissez Hôpital célébrités ? »

La CGT des hospitaliers de Dieppe dénonce l’implantation de 22 caméras dans la cuisine centrale de l’hôpital. Elle estime que la direction agit pour pousser à bout les 15 agents de la cuisine et dégraisser « encore » l’effectif.

Bruno Ricque, secrétaire général CGT des hospitaliers de Dieppe,
et d’autres membres syndiqués s’insurge « des pressions constantes »
de la direction du centre hospitalier.

Vous connaissez l’Hôpital célébrités ? » rit jaune une syndicaliste CGT des hospitaliers de Dieppe en référence à « la Ferme célébrités », une émission de téléréalité du moment. En effet, le syndicat ne décolère pas depuis que 22 caméras sont installées dans la cuisine centrale située au Château-Michel depuis décembre dernier. « La direction a installé des caméras partout en cuisine, contre l’avis unanime du CTE (Comité technique d’établissement - N.D.L.R.) : 16 caméras dans le bâtiment et 6 pour les abords. Combien a coûté ce matériel luxueux avec caméras infrarouges et grands écrans plats ? s’interroge Bruno Ricque, secrétaire général de la CGT des hospitaliers de Dieppe, tout en s’insurgeant. Il est difficile de trouver des seringues auto-pousseuses, mais il y a 22 caméras à la cuisine ! Chaque jour il y a plus de caméras que d’agents qui travaillent en cuisine. » Les syndicalistes dénoncent un manque de personnel dans ce service. Le personnel de la cuisine estime subir suffisamment de pression déjà en raison d’un manque d’effectif : « Il manque au moins cinq postes entre le self et la cuisine,  déplore Bruno Ricque. Et de poursuivre : Quatre agents dont le responsable sont partis de la cuisine et n’ont pas été remplacés. Souvent les agents travaillent en effectif inférieur à ce que recommande la direction, les stagiaires des établissements scolaires sont comptés dans l’effectif ! ».

« Un personnel méprisé »

Les syndiqués CGT des hospitaliers évoquent « un personnel méprisé : Qui pourrait supporter d’être filmé en permanence sur son poste de travail ? C’est une pression constante : le chef peut visionner votre moindre geste, et la direction peut également visionner à distance au moyen du réseau Internet. Ce genre d’agissements n’existe que dans les prisons ou dans le cirque grassement payé de la téléréalité ».

Les syndicalistes disent qu’ils auraient bien compris l’installation d’un pareil équipement à l’entrée et à la sortie du service et même sur les stocks. Bruno Ricque, secrétaire général des hospitaliers de Dieppe, craint que la pression exercée sur le personnel via ces caméras amène des débordements, « une occasion pour sanctionner et ne pas remplacer les agents qui craqueront ».  Les syndicalistes disent qu’aujourd’hui les caméras ont surtout servi à réprimander ceux qui prennent une pause pour aller fumer une cigarette à l’extérieur du bâtiment : « De toute façon le bâtiment est fermé à clef, c’est un peu Prison Break à la cuisine.Il faut demander pour sortir fumer une cigarette. Si ça continue comme ça, il faudra même lever le doigt pour aller aux toilettes ».

Le directeur évoque la sécurité

Yves Bloch, directeur du centre hospitalier de Dieppe, regrette ces petites phrases par biais de tracts et de conférence de presse. « Le dialogue social existe à l’hôpital de Dieppe », martèle-t-il. Le directeur explique le choix d’installation de caméras au service de la cuisine centrale : « Le CTE n’a pas donné un avis favorable mais l’installation des caméras a été faite dans un souci de sécurité. Il y a déjà eu des vols, d’une part, et puis les images peuvent être vues de tous sur les écrans. La cuisine, c’est un milieu à risque et si un agent est pris d’un malaise par exemple, ça permet d’être réactif ». En ce qui concerne le coût de l’installation, Yves Bloch confie que ce type de matériel n’a pas un coût exorbitant. « Le plus important c’est l’enregistrement des images : notre objectif est qu’il n’y ait ni incident, ni accident. » Il indique également que la cuisine est un lieu strictement professionnel et que, pour des raisons de sécurité et d’hygiène, aucun tiers ne doit aller et venir dans ce service sans raison.

Bientôt des caméras sur le parking

Le directeur de l’hôpital rappelle que le CTE a demandé aussi une installation de caméras sur le parking du personnel. Ce qui pourrait bien se faire prochainement. « Il y a très peu d’insécurité mais on constate parfois des petites détériorations sur les véhicules parfois. Et puis nous avons essentiellement du personnel féminin qui prend ou sort des services parfois de nuit ».

La CGT va alerter le président du conseil d’administration de l’hôpital, Sébastien Jumel, au sujet « des caméras de surveillance ». Et peut-être même qu’un mouvement de grève pourrait être mis en place si les caméras fixées sur les postes de travail ne sont pas retirées « et la CGT demande le remplacement des quatre départs, pour travailler correctement, et que les gens puissent poser leurs congés ».

A.B.

Pratique : La CGT des hospitaliers de Dieppe appelle à un mouvement de grève pour un tout autre sujet : celui des retraites des agents hospitaliers, mardi 23 mars prochain.


Le Dieppois vient d’être sacré champion de France
de lutte libre chez les juniors
Maxime Fiquet est un lutteur en or !

Depuis le temps qu’il courait après, le lutteur dieppois Maxime Fiquet a fini par monter sur la plus haute marche du podium du championnat de France. A Ceyrat, le représentant du CL Dieppe a signé une performance de premier plan en dominant notamment deux champions de France en titre ! C’est donc tout logiquement qu’il a décroché le titre national.

En progrès fulgurants, Maxime Fiquet décroche
son premier titre national en lutte libre.

A l’aube de ses 19 ans (il les prendra le 4 juin prochain), le lutteur dieppois Maxime Fiquet a frappé un grand coup samedi dernier à Ceyrat (près de Clermont-Ferrand) lors des championnats de France de lutte libre en catégorie juniors – 66 kg. Médaillé d’or pour la première fois de sa jeune carrière sur un championnat national, Maxime Fiquet a marqué les esprits.

Pensionnaire du sport-études de Dijon pour la troisième année, Maxime Fiquet est en Terminale STG (Sciences et Technologies de Gestion). L’année 2010 peut être la sienne avec le titre de champion de France de lutte libre en hors-d’œuvre et le baccalauréat en plat de résistance d’ici quelques semaines.

Dimanche matin, la salle du Cercle de Lutte Dieppois était copieusement garnie, Sébastien Jumel (maire de Dieppe) en personne s’était déplacé pour féliciter le nouveau champion de France. Président du CL Dieppe, Patrick Guillain n’a pas manqué de souligner l’excellent travail réalisé par les entraîneurs du club dont Cyril Abraham qui était évidemment du déplacement en Auvergne.

Patrick Guillain notait que « ce titre national n’est pas le fruit du hasard mais celui du travail et du courage. Maxime (Fiquet) est en Pôle Espoirs à Dijon et il s’entraîne au quotidien pour progresser. Maxime (Fiquet) a fait honneur au CL Dieppe mais aussi à sa ville, aux entraîneurs et dirigeants de son club. Ses parents Muriel et Eric peuvent également être fiers de lui ».

Le président du CL Dieppe fait de Maxime Fiquet « un exemple pour tous les enfants de l’école de lutte. Tu es leur champion. Son avenir s’annonce brillant avec, j’en suis convaincu, d’autres titres et médailles qui viendront compléter un palmarès déjà bien étoffé. Maxime (Fiquet) a aussi décroché la médaille bronze sur les championnats de France seniors il y a moins d’un mois. Il prendra bientôt l’avion en direction des tapis bulgares pour disputer un tournoi international avec l’équipe de France ».

Hommage à ses entraîneurs…

Evidemment convoité par d’autres clubs, Maxime Fiquet quittera-t-il le CL Dieppe en fin de saison ? Personne ne le souhaite et surtout pas Patrick Guillain. Le nouveau champion de France a été formé au CL Dieppe depuis l’âge de 6 ans mais d’autres structures lui font les yeux doux : « Je comprends que Maxime (Fiquet) souhaite s’engager dans un autre club moyennant finances. Il a eu le courage de m’en parler et il sait que je ne partage pas cette idée de voir l’argent tarauder le sport. Cependant, s’il part, je lui souhaiterai bonne chance et j’espère qu’il reviendra un jour à ses racines dieppoises pour transmettre son vécu ».

Patrick Guillain n’a pas oublié de mettre en avant tous les entraîneurs qui ont fait progresser Maxime Fiquet : « Je pense évidemment à Cyril (Abraham) mais aussi à Dany (Abraham) et à Mathieu (Féré) qui se sont occupés de lui pendant des années. Cette médaille d’or est aussi un peu la leur ». En tout cas, ce titre de champion de France met un sacré coup de projecteur sur le Cercle de Lutte Dieppois.

D’autres lutteurs dieppois étaient en lice…

Le Cercle de Lutte Dieppois alignait trois autres lutteurs sur ces championnats de France. Deux minimes étaient en lice, Valentin Parent (qui n’a pu s’extirper des éliminatoires) et Norman Aubruchet qui prend une belle 5e place nationale après être passé tout près du podium : Il a craqué à 30 secondes de la fin alors que la médaille de bronze lui tendait les bras. Rageant. L’autre lutteur dieppois présent à Ceyrat était le junior Clément Duputel qui a subi deux défaites en deux assauts.

Christophe Quesne

Il a réussi un parcours exceptionnel à Ceyrat
Maxime Fiquet l’attendait depuis six ans…

Quinze lutteurs étaient qualifiés dans la phase finale du championnat de France de lutte libre en catégorie juniors – 66 kg. Parmi eux, les deux Dieppois Clément Duputel et Maxime Fiquet ont fait parler la poudre en présence de Cyril Abraham et Charlotte Guillain. C’est Maxime Fiquet qui est monté sur la plus haute marche du podium national après un parcours marathon.

Vainqueur de son premier combat face à un Alsacien (7-1 et 1-0), Maxime Fiquet prenait un bon départ dans l’épreuve. Cette victoire le mettait en confiance et il récidivait en quart de finale en ne laissant pas l’ombre d’une chance à Albert Madaev (Font-Romeu) qu’il dominait 4-0 avant de le battre par tombé. Les portes de la demi-finale s’ouvraient devant le lutteur dieppois.

Opposé au champion de France juniors en titre des – 66 kg Antoine Bonain, Maxime Fiquet faisait match nul dans la première manche (1-1) qu’il remportait toutefois pour avoir marqué le dernier point. Dans la deuxième manche, le Dieppois ne craquait pas et il s’imposait 1-0. « C’est dans ce combat que tout s’est joué, explique après coup son entraîneur Cyril Abraham. Maxime (Fiquet) était qualifié pour la finale et sûr d’obtenir au moins la médaille d’argent ».

Mais le lutteur du CLD n’est pas du genre à se satisfaire de l’argent lorsque l’or lui tend les bras. En finale, il croisait encore un champion de France en titre - celui des juniors – 60 kg - pour un nouveau combat difficile. Battu de manière litigieuse dans la première manche (0-1), Maxime Fiquet trouvait les ressources mentales pour retourner la vapeur : il remportait logiquement la deuxième manche (3-1) et faisait cavalier seul dans la troisième manche (6-1) qu’il concluait de belle manière en tombant son adversaire.

Maxime Fiquet et Cyril Abraham pouvaient hurler leur joie tout comme la petite délégation dieppoise. « J’ai exulté à 30 secondes de la fin du combat, explique son entraîneur. Maxime (Fiquet) avait une telle maîtrise qu’il ne pouvait rien lui arriver. Il est monté en puissance au fil de la compétition pour éliminer deux champions de France en titre ».

« C’est sur le plan mental qu’il m’a impressionné  »

Le nouveau champion de France savoure l’instant présent en toute humilité : « J’avais obtenu la médaille de bronze l’an dernier et j’espérais mieux cette année. Cela fait six ans que je suis présent sur les podiums du championnat national mais je n’étais jamais parvenu à décrocher le titre. Je suis donc particulièrement heureux ».

Cyril Abraham relève que son poulain a décroché le titre parce qu’il était « plus fort techniquement et moralement que ses adversaires. En finale, il perd la première manche de manière injuste et il trouve les ressources pour se révolter. Oui, c’est vraiment sur le plan mental qu’il m’a impressionné ».

En attendant d’en savoir plus sur son avenir - il n’est pas acquis qu’il reste licencié au CL Dieppe -, Maxime Fiquet goûte pleinement ce titre. Il célébrera dans quelques jours sa deuxième sélection en équipe de France lors d’une compétition internationale en Bulgarie. Un avant-goût d’une carrière qui s’annonce prometteuse d’autant que le lutteur dieppois est seulement junior deuxième année. Ce titre national peut complètement le libérer et lui permettre de s’imposer au plus haut niveau.


Accueil L'actualité Services Les Informations Dieppoises Nous connaître Venir à Dieppe