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Depuis un an, les promos
événementielles explosent
Des ventes sur le Net
pas toujours nettes !
| Depuis un an, les ventes privées sur
Internet sont en constante progression. Il faut dire que le marché
est lucratif. Mais attention aux sociétés qui ne respectent pas les
règles de la vente par correspondance. De plus en plus d’internautes
demandent le soutien d’association de consommateurs ou saisissent la
justice pour des litiges. Y compris les Dieppois. Sophie
Brandalley, Elodie AchatVIP, Surinvitation, Linvitedesmarques… la
liste des sociétés qui investissent le marché des ventes privées sur
Internet est en constante progression depuis un an. Au total, une
trentaine d’acteurs se sont lancés à la poursuite de
vente-privée.com qui, en 2001, avait été la première à donner
naissance aux ventes événementielles en ligne.
Estimé entre 100 et 150 ME, il faut dire que le marché est
particulièrement juteux et qu’il attise toutes les convoitises. Mais
qu’en est-il de l’intérêt des consommateurs ? En cas
d’insatisfaction ou de litige, quels sont leurs recours ? Les
remboursements sont-ils possibles ? Et à qui s’adresser ?
Deux conciliateurs à Dieppe
Comme dans toute vente par correspondance, l’acheteur sur
Internet a normalement sept jours pour se désister. Une clause qui
apparaît sur les contrats de vente. En théorie. Car dans la
pratique, les mauvaises surprises ne sont pas exclues. Comme en
témoigne cette Dieppoise qui avait fait une réservation en ligne
pour ses vacances et qui a voulu annuler dans les sept jours : «
J’avais fait des réservations pour deux familles le même jour, j’ai
annulé six jours plus tard mais entre-temps, l’argent avait été
débité de nos comptes. J’ai essayé à plusieurs reprises de joindre
la société par téléphone pour savoir comment nous allions être
remboursés, je n’y suis jamais parvenue et je n’ai pas eu de
nouvelles pendant près de deux mois », raconte-t-elle.
Finalement, elle reçoit deux mails : « L’un pour me dire que
l’une des familles allait être remboursée, l’autre pour me dire que
l’annulation n’était pas possible car la transaction était en cours.
Or, j’ai annulé pour les deux familles le même jour et j’étais dans
le délai pour faire ces annulations. Pourquoi l’une a été acceptée
et pas l’autre ? Je n’ai jamais eu la réponse faute d’interlocuteur
».
A Dieppe, l’association DIS (Dieppe Informations services) peut
intervenir en tant que conciliateur de justice dans ce genre
d’affaire. L’organisme reçoit d’ailleurs de plus en plus de
personnes en litige avec des sociétés de vente sur Internet, « ce
qui était encore rare il y a un an », soulignent Jean-Pierre
Descamps et Alain Gras, tous deux conciliateurs. Les cas les plus
fréquents : des colis qui n’arrivent pas à destination. « Lorsque
les clients font une réclamation, certains vendeurs se cachent
derrière le transporteur en disant qu’ils ne sont pas responsables,
ce qui est faux. En France comme dans tous les pays membres de
l’Union européenne, le colis reste sous l’entière responsabilité du
vendeur. C’est donc à lui de rembourser ou de remplacer la
marchandise, à lui ensuite de se retourner contre le transporteur »,
explique Jean-Pierre Descamps.
Des recours possibles
Dans ses bureaux parisiens, la DGCCRF (Direction générale de la
concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a
tout un service consacré aux ventes par Internet. A Rouen, une
personne est spécialisée dans ces litiges. « Les sociétés de vente
par Internet ne doivent pas encaisser la transaction avant les sept
jours de délai, le cas de votre témoin dieppois est un cas abusif
mais certaines sociétés n’hésitent pas à transgresser la loi, c’est
un moyen pour elles d’avoir de la trésorerie. De même, cette société
aurait dû effectuer les remboursements des deux réservations puisque
l’annulation avait été faite dans les temps », souligne-t-on à la
DGCCRF.
Plusieurs recours sont alors possibles. A l’amiable, il vous
suffit « de faire une réclamation par lettre recommandée avec avis
de réception et de rappeler au vendeur qu’il est seul responsable
vis-à-vis de vous de la bonne exécution du contrat. Exigez la
livraison rapide ou le remboursement de votre commande », soulignent
les conciliateurs de l’association DIS.
Autre solution : solliciter l’aide d’un tiers tels que Dieppe
Informations services, une association de consommateurs ou le
médiateur du Net. « Ils vous aideront à régler vos différends à
l’amiable. En ce qui concerne l’association DIS, nos courriers sont
à en-tête du ministère de la Justice ce qui suffit parfois à
intimider. En général, les sociétés sérieuses qui n’aiment pas la
contre-publicité acceptent l’arrangement à l’amiable d’autant que
bien souvent, les sommes engagées ne sont pas très importantes »,
précise Alain Gras.
Enfin, si aucun arrangement à l’amiable n’est possible, il vous
faudra ensuite saisir la justice par le biais du tribunal
d’instance. Pour un cybermarchand installé en France, la juridiction
compétente est le tribunal d’instance du lieu où votre commande
devait être livrée. Contre un cybermarchand d’un pays de l’Union
européenne, vous ne pouvez saisir le tribunal français que s’il
dirige ses activités commerciales vers la France. C’est le cas si
son site comporte une version française, si la France est comprise
dans la zone de livraison et si le paiement en euros est possible.
En dehors de ce cas, la juridiction compétente sera, en général,
celle du pays du vendeur. Enfin si votre cybermarchand n’est pas
installé dans un pays membre de l’Union européenne, la juridiction
compétente sera celle fixée par le contrat, le plus souvent celle du
pays du vendeur, ce qui rend peu envisageable une procédure.
M. DS.
Pour les pays
étrangers
Pour les litiges concernant des sociétés étrangères qui n’entrent
pas dans le cadre de l’Union européenne, il existe le RICPC, Réseau
international de contrôle et de protection des consommateurs. Il
regroupe les administrations chargées de la protection des
consommateurs dans les pays de l’OCDE (Organisation de coopération
et de développement économique).
Pour saisir le RICPC, il vous suffit de remplir le formulaire
disponible sur son site (http://www.econsumer.gov/francais/index.html)
et de l’envoyer à son correspondant en France qui est la DGCCRF.
Cette dernière transmettra votre plainte à son homologue du pays
vendeur, qui tentera d’obtenir une solution à l’amiable.
Adresses utiles
En cas de litige, voici les adresses des organismes locaux et
nationaux qui peuvent vous aider dans vos démarches :
Dieppe Informations services (DIS) : 13, rue de la République,
76200 Dieppe (Tél. 02 35 82 01 19)
Tribunal d’instance de Dieppe : 54, rue du Faubourg-de-la-Barre,
76 200 Dieppe (Tél. 02 35 84 13 08)
Centre de surveillance du commerce électronique (CSCE) :
www.dgccrf.minefi.gouv.fr
Centre européen des consommateurs :
www.euroinfo-kehl.com
(Tél. 0 820 200 999)
DGCCRF :
www.dgccrf.minifi.gouv.fr ; pour saisir le RICPC, écrire à la
sous-direction C, Protection du consommateur, télédoc 051,59
boulevard Vincent-Auriol, 75703 Paris Cedex 13
Fédération des entreprises de vente à distance :
www.fevad.com
Fia-Net : www.fian-net.com
(Tél. 01 45 23 73 73)
Forum des droits sur l’Internet : 6, rue Déodat-de-Séverac, 75
017 Paris ;
www.foruminternet.org ou
www.droitdunet.fr
Institut national de la consommation (INC) :
www.conso.net (Tél. 0 892 707
592)
Le médiateur du Net :
www.mediateurdunet.fr
Réseau international de contrôle et de protection de la
commercialisation :
www.icpen.org/ricc
Références : Comment saisir le tribunal d’instance (n° 994 du
Particulier) ; Payer sur Internet (n° 975 du Particulier) ; Les
sites de vente entre particuliers (n° 988 du Particulier). |
Police et gendarmerie associées
pour interpeller l’agresseur présumé
Une jeune Dieppoise
prend son violeur en photo
| Dans la soirée de vendredi 9 à samedi 10
mai, une jeune femme d’une trentaine d’années passe une partie de la
soirée dans un bar de nuit-discothèque de Dieppe où elle fait la
connaissance d’un jeune homme de 29 ans. Ils décident de quitter
les lieux et la jeune femme accepte qu’il la raccompagne chez elle
en voiture mais, dans son véhicule, elle s’assoupit.
Lorsqu’elle se réveille, elle se rend compte qu’elle n’est
absolument pas arrivée à destination mais de surcroît qu’elle se
trouve en pleine campagne, visiblement entre Dieppe et Le Tréport.
C’est là qu’il l’aurait violée mais, une fois l’acte commis, il lui
propose de la raccompagner chez elle, espérant sans doute se faire
pardonner.
Traumatisée mais avec énormément de sang-froid, la jeune femme
accepte et surtout réussit à prendre une photo de son agresseur avec
son téléphone portable et elle fait de même avec sa plaque
d’immatriculation, lorsqu’il quitte les lieux.
Une fois en sécurité, elle s’est rendue au commissariat de police
où les enquêteurs disent avoir relevé « plusieurs traces de violence
».
Les enquêteurs de la police vont s’associer aux militaires de la
gendarmerie du Tréport pour recouper leurs indices, « et leur
coopération a été très précieuse pour nous permettre de localiser la
personne suspectée » évoque le capitaine Nicolas Hotte du
commissariat de Dieppe. Effectivement, les gendarmes ont eu
justement affaire à cet homme peu de temps auparavant pour des faits
de violence. « Cela nous a permis d’aller l’interpeller chez ses
parents, en pleine campagne ».
Présenté au Parquet, l’homme a été transféré au pôle de
l’instruction criminelle de Rouen et placé sous mandat de dépôt puis
en détention préventive. |
Après l’abandon du projet des
Voiles du Tonkin
Un vent de relooking pour le Rex
| La délocalisation du Rex aurait pu se
faire via le « projet » des Voiles du Tonkin sur le terrain des
anciennes huileries. Jugeant trop coûteuse, les actuels
propriétaires de l’établissement dieppois s’étaient retirés. L’idée
d’une délocalisation ne faisant pas partie des orientations de la
nouvelle municipalité, c’est vers la rénovation que le couple a
décidé de se tourner. Germano et Sylvie Gazzani sont
propriétaires du Rex depuis maintenant quatre ans. Après leur
retrait du projet des Voiles du Tonkin qui prévoyait la
délocalisation du Rex vers le terrain des anciennes huileries et
l’annonce officielle de la nouvelle municipalité de ne pas favoriser
un tel projet, le couple a décidé finalement de rénover le cinéma de
la Place Nationale.
L’étude avec les diverses entreprises et notamment l’architecte
devrait commencer à la rentrée 2008 : « Cela ne va pas se faire
comme ça car il y a toutes les autorisations de permis de construire
à obtenir auparavant » explique Sylvie Gazzani. Outre la réfection
de la façade et la modernisation du hall d’entrée, ce sont toutes
les salles qui vont bénéficier d’un coup de jeune avec notamment le
changement des moquettes. Un investissement coûteux dans la
rénovation qui est nécessaire dans un tel établissement culturel
tous les dix ans environ mais qui marque un coup d’arrêt à un futur
déménagement. Retour vers le projet des Voiles du Tonkin qui a
divisé les élus dieppois.
En 2006, sous la municipalité d’Edouard Leveau, le dossier des «
Voiles du Tonkin », situé sur le terrain des anciennes huileries,
avait été annoncé pour 2009. Logements, commerces… l’îlot devait
également accueillir un cinéma de 1 111 places réparties en sept
salles contre 600 places dans quatre salles actuellement au Rex.
L’exploitation de ce miniplexe avait été proposée aux actuels
propriétaires du cinéma Rex. (voir Informations dieppoises du 7 mars
2006).
Municipalité/Rex : la reprise du dialogue
Le projet, bien qu’attractif, n’avait pas été validé par Germano
et Sylvie Gazzani : « Nous nous étions retirés du projet car nous
estimions que les coûts étaient beaucoup trop élevés. Sans aide
conséquente de la municipalité et des collectivités territoriales
comme la Région ou le Département, ce n’était pas envisageable car
le retour sur l’investissement aurait été insuffisant » explique
Sylvie Gazzani.
Par ailleurs, la surface du cinéma sur étage engendrait des coûts
supplémentaires avec, à titre d’exemple, la mise en place
d’ascenseurs pour les personnes à mobilité réduite. Mais, ouverts à
la discussion, les propriétaires du Rex ne se disent pas fermés à
l’idée d’étudier une autre solution tout en gardant le centre-ville
dans leur cœur : « Nous sommes attachés au centre-ville que nous
animons. La proximité est quelque chose d’important dans des villes
moyennes comme Dieppe mais le problème se posera peut-être quand on
vendra si les acquéreurs obtiennent des financements pour
s’installer ailleurs ». Sébastien Jumel, lors d’une réunion
publique, a récemment affirmé qu’il n’y aurait « pas un centime
d’argent public pour ce projet délocalisé ». En outre, il n’est pas
pour lui envisageable de « dépouiller » la place Nationale de son
cinéma. Sylvie et Germano Gazzani pensent néanmoins que : « La ville
aurait mérité six ou sept salles. Nous enregistrons près de 150 000
entrées par an, 180 000, voire 190 000 avec DSN avec qui nous sommes
complémentaires pour proposer aux habitants de la région dieppoise
une offre de toutes les sorties du moment. Nous regrettons que l’on
ne soit venu discuter du projet avec nous, explique le couple Sylvie
Gazzani poursuit : Nous savons que l’ancien propriétaire Patrice
Mirbeau était déjà en pourparlers avec l’équipe de Christian
Cuvilliez. Quand Edouard Leveau a repris la municipalité, il a
également gelé le projet et c’est d’ailleurs ce qui a poussé Patrice
Mirbeau à vendre le Rex » explique Sylvie Gazzani.
De son côté, Sébastien Jumel affirme que la faisabilité du projet
Miniplexe n’a jamais été étudiée par l’ancienne municipalité : « Il
n’existe aucun écrit. Rien n’a été approfondi, on ne peut même pas
parler de projet » affirme-t-il. Tout comme les propriétaires du Rex,
il se dit attaché à garder le cinéma en centre ville et se dit
ouvert au dialogue : « Je ne suis pas contre aider le Rex à se
structurer en centre-ville et je les recevrai sans problème pour
discuter de leur activité ».
J. V. |
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