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Journal du 16 mai 2008
Après l’abandon du projet des
Voiles du Tonkin
Un vent de relooking pour le Rex
| La délocalisation du Rex aurait pu se
faire via le « projet » des Voiles du Tonkin sur le terrain des
anciennes huileries. Jugeant trop coûteuse, les actuels
propriétaires de l’établissement dieppois s’étaient retirés. L’idée
d’une délocalisation ne faisant pas partie des orientations de la
nouvelle municipalité, c’est vers la rénovation que le couple a
décidé de se tourner. Germano et Sylvie Gazzani sont propriétaires du Rex depuis maintenant quatre ans. Après leur retrait du projet des Voiles du Tonkin qui prévoyait la délocalisation du Rex vers le terrain des anciennes huileries et l’annonce officielle de la nouvelle municipalité de ne pas favoriser un tel projet, le couple a décidé finalement de rénover le cinéma de la Place Nationale. L’étude avec les diverses entreprises et notamment l’architecte devrait commencer à la rentrée 2008 : « Cela ne va pas se faire comme ça car il y a toutes les autorisations de permis de construire à obtenir auparavant » explique Sylvie Gazzani. Outre la réfection de la façade et la modernisation du hall d’entrée, ce sont toutes les salles qui vont bénéficier d’un coup de jeune avec notamment le changement des moquettes. Un investissement coûteux dans la rénovation qui est nécessaire dans un tel établissement culturel tous les dix ans environ mais qui marque un coup d’arrêt à un futur déménagement. Retour vers le projet des Voiles du Tonkin qui a divisé les élus dieppois. En 2006, sous la municipalité d’Edouard Leveau, le dossier des « Voiles du Tonkin », situé sur le terrain des anciennes huileries, avait été annoncé pour 2009. Logements, commerces… l’îlot devait également accueillir un cinéma de 1 111 places réparties en sept salles contre 600 places dans quatre salles actuellement au Rex. L’exploitation de ce miniplexe avait été proposée aux actuels propriétaires du cinéma Rex. (voir Informations dieppoises du 7 mars 2006). Municipalité/Rex : la reprise du dialogue Le projet, bien qu’attractif, n’avait pas été validé par Germano et Sylvie Gazzani : « Nous nous étions retirés du projet car nous estimions que les coûts étaient beaucoup trop élevés. Sans aide conséquente de la municipalité et des collectivités territoriales comme la Région ou le Département, ce n’était pas envisageable car le retour sur l’investissement aurait été insuffisant » explique Sylvie Gazzani. Par ailleurs, la surface du cinéma sur étage engendrait des coûts supplémentaires avec, à titre d’exemple, la mise en place d’ascenseurs pour les personnes à mobilité réduite. Mais, ouverts à la discussion, les propriétaires du Rex ne se disent pas fermés à l’idée d’étudier une autre solution tout en gardant le centre-ville dans leur cœur : « Nous sommes attachés au centre-ville que nous animons. La proximité est quelque chose d’important dans des villes moyennes comme Dieppe mais le problème se posera peut-être quand on vendra si les acquéreurs obtiennent des financements pour s’installer ailleurs ». Sébastien Jumel, lors d’une réunion publique, a récemment affirmé qu’il n’y aurait « pas un centime d’argent public pour ce projet délocalisé ». En outre, il n’est pas pour lui envisageable de « dépouiller » la place Nationale de son cinéma. Sylvie et Germano Gazzani pensent néanmoins que : « La ville aurait mérité six ou sept salles. Nous enregistrons près de 150 000 entrées par an, 180 000, voire 190 000 avec DSN avec qui nous sommes complémentaires pour proposer aux habitants de la région dieppoise une offre de toutes les sorties du moment. Nous regrettons que l’on ne soit venu discuter du projet avec nous, explique le couple Sylvie Gazzani poursuit : Nous savons que l’ancien propriétaire Patrice Mirbeau était déjà en pourparlers avec l’équipe de Christian Cuvilliez. Quand Edouard Leveau a repris la municipalité, il a également gelé le projet et c’est d’ailleurs ce qui a poussé Patrice Mirbeau à vendre le Rex » explique Sylvie Gazzani. De son côté, Sébastien Jumel affirme que la faisabilité du projet Miniplexe n’a jamais été étudiée par l’ancienne municipalité : « Il n’existe aucun écrit. Rien n’a été approfondi, on ne peut même pas parler de projet » affirme-t-il. Tout comme les propriétaires du Rex, il se dit attaché à garder le cinéma en centre ville et se dit ouvert au dialogue : « Je ne suis pas contre aider le Rex à se structurer en centre-ville et je les recevrai sans problème pour discuter de leur activité ». J. V. |