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Journal du 28 mars 2008

Installation du nouveau conseil général de Seine-Maritime
Didier Marie aux commandes
d’une majorité renforcée

Didier Marie retrouve
son fauteuil
de président
du Département mais s’offre
une majorité plus marquée.

Sandrine Hurel
(canton de Dieppe-Est).

Sébastien Jumel
(canton de Dieppe-Ouest).

Annick Bocandé
(canton de Bellencombre).

Bruno Bienaimé (canton
d’Offranville).

Marie-Françoise Gaouyer
(canton d’Eu).

Dominique Chauvel
(canton de Fontaine-le-Dun).

Chantal Furon-Bataille
(canton de Tôtes).

Gérard Picard (canton
d’Envermeu).

Martial Hauguel
(canton de Bacqueville-en-Caux).

 

Didier Marie, président sortant du conseil général de Seine-Maritime, a été reconduit dans ses fonctions par la nouvelle assemblée fraîchement sortie des urnes, par quarante-trois voix contre vingt-six. Les dernières élections cantonales ont permis de creuser l’écart avec son opposition.

C’est une réélection sans suspense : Didier Marie, conseiller général d’Elbeuf, président sortant du conseil général, a été réélu jeudi par une majorité sortante que les élections cantonales des 9 et 16 mars ont renforcée (17 sièges représentent aujourd’hui l’écart entre la majorité et l’opposition).

Le soutien de Démocratie et Liberté

Sa candidature a été soutenue par le groupe communiste, qui a exprimé par la voix de Jean-Louis Jegaden (Le Havre 2) son souci de conserver, à côté des élus socialistes, « son identité propre » et d’apporter « des propositions réellement transformatrices pour une politique vraiment ancrée à gauche, contre la politique injuste, antisociale et antipopulaire de la droite ». Elle a également reçu le soutien des élus du groupe Démocratie et Liberté, composé de cinq membres adossés à la majorité. Didier Marie a été réélu par quarante-trois voix. Face à lui, Michel Lejeune, député de la XIIe circonscription et conseiller général de Forges-les-Eaux, et président du groupe Alternance 76, également candidat à la présidence du Département, a obtenu vingt-six voix.

« Pas de fatalité »

Regagnant, sous les applaudissements, son siège de président de l’assemblée, que lui cède Michel Bérégovoy, conseiller général socialiste de Rouen 7 qui a ouvert la séance, Didier Marie salue les nouveaux conseillers généraux ainsi que « ceux qui ont choisi de passer la main à une nouvelle génération ».

Et de rappeler le cap fixé par la majorité : « Nous considérons qu’il n’y a pas de fatalité au chômage, au mal-logement, pas de fatalité aux inégalités, à l’échec scolaire, pas de fatalité à l’isolement, au chacun pour soi. Nous voulons une Seine-Maritime dans laquelle chacun trouve sa place et dans laquelle chacun participe à l’avenir collectif. C’est cela, la vie en mieux ».

En matière de développement économique et l’emploi, d’action sociale, d’aménagement du territoire, d’éco-développement, la majorité exprime par la voix de son président sa volonté de « donner le souffle indispensable » au Département, sur le fondement du travail effectué par l’assemblée sortante.

L’assemblée a également procédé à la constitution de la commission permanente, composé de quarante-cinq membres, dont quinze vice-présidents.

Distribution des rôles

Le groupe socialiste voit vingt de ses membres siéger dans cette commission, et assume dix vice-présidences. Le groupe communiste voit trois de ses membres intégrer la commission permanente, et trois vice-présidences lui échoient ; trois membres du groupe Démocratie et liberté siégeront à leurs côtés, et assumeront deux vice-présidences.

Enfin, le groupe Alternance 76 siégera dans la commission permanente à hauteur de dix-sept conseillers généraux. Les commissions seront formées les 3 et 4 avril prochains.

Jean-Marc Donnaes

Michel Lejeune veut rester
« vigilant sur les finances »

Nous sommes encore dans l’opposition », enregistre Michel Lejeune, député et chef de file du groupe Alternance 76 à l’assemblée départementale, qui a reculé à l’issue des dernières élections cantonales. « Nous avons perdu quatre cantons rouennais, ce qui est la conséquence de la vague rose rouennaise ; nous avons perdu Yvetot, ou plutôt, nous l’avons donné à la gauche. Nous perdons également Argueil, face à un candidat Démocratie et Liberté qui a dit ne pas faire de politique et a voté aujourd’hui pour Didier Marie ».

Pour autant, Michel Lejeune estime avoir assez bien résisté à la vague rose : « Nous regagnons des villes comme Bolbec et Neufchâtel-en-Bray et onze de nos conseillers généraux ont été réélus dès le premier tour ». Bien entendu, le passage de Rouen à gauche, qui a toutes les chances de donner plus de poids aux délibérations votées par la majorité du conseil général, n’est pas pour le rassurer : « C’est grave pour nous, tout comme le passage à gauche de Dieppe, Evreux, et d’une liste très longue de villes ». Dans l’exercice de ce nouveau mandat, Michel Lejeune veut demeurer « toujours dans un esprit d’ouverture, de vigilance, surtout budgétaire, et d’intérêt pour le bien commun. Les finances resteront le premier poste où nous serons vigilants ».

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