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Journal du 28 mars 2008
A propos de l’absence d’Edouard
Leveau
au conseil d’installation de Sébastien Jumel
« Les choses se sont mal passées
dès le premier jour »
| «
Edouard Leveau quitte la scène politique sur un bras d’honneur ».
Par ce titre, traduisant la situation inédite vécue par plusieurs
centaines de personnes lors du conseil d’installation de Sébastien
Jumel, nous évoquions l’absence très remarquée et le geste fort du
maire sortant. Ce dernier souhaite rappeler que « mardi 11 mars à 16 heures, il a rencontré Sébastien Jumel et que, lors de cet entretien, il m’a demandé si j’allais assister au conseil municipal du 14 mars. J’ai répondu que je ne participerais pas à la réunion en question. Cela étant dit, M. Jumel ne m’a fait part d’aucune obligation légale d’y assister ». Edouard Leveau tient à souligner qu’il a été présent à l’hôtel de ville « tous les jours jusqu’à cette date. J’ai ainsi appris que Claude Martin, directeur général des services, avait été « déchargé » de ses fonctions et que la gestion des services de la Ville avait été confiée à un autre cadre municipal (communiste que nous n’avions pas « chassé » de la mairie). Il appartenait bien évidemment à cette personne de me contacter pour m’indiquer que ma présence était nécessaire le 14 mars et de m’informer du déroulement de la séance. Il n’en a rien été. Une note a été déposée sur mon bureau après 16 heures ». « Il y a bien eu un bras d’honneur L’ancien maire dit regretter que cet incident ait eu lieu « car, si M. Martin n’avait pas été écarté de ses responsabilités, il y aurait eu une véritable préparation de la séance du conseil. M. Jumel et ses amis ont préféré faire confiance à un cadre fidèle à leur parti: les choses se sont mal passées dès le premier jour ». Le maire pouvait être remplacé par conséquent par un autre élu présent suivant l’ordre du tableau ce qui a été le cas avec Patrick Hoornaert. « Cela a été fait après quelques hésitations dues à la méconnaissance des textes par le cadre ayant évincé le directeur général des services » lâche Edouard Leveau. Celui-ci revient sur le terrain politique notamment concernant les propos de Jean Bazin « qui se réjouissait de la fin de l’ère Leveau. En effet, si fin de l’ère Leveau il y a, je ne pense pas que l’ère Bazin ait commencé, à moins que ce soit celle de la défaite et de l’agressivité tous azimuts. Pour ma part, j’ai toujours assumé seul mes revers ». Et l’ancien maire de voir dans ce 14 mars 2008, « une autre époque qui s’est ouverte: celle du sectarisme et de la vengeance, de la chasse aux sorcières. Dieppe est, aujourd’hui, aux antipodes du respect de la liberté de pensée des employés municipaux et du souci de préserver le service public municipal. Il admet volontiers que ce 14 mars, il y a bien eu un « bras d’honneur », mais il ne venait pas de moi, se défend-t-il. C’était le premier de la nouvelle équipe municipale à la face des Dieppois par le non-respect des engagements pris à l’égard du personnel municipal ». Vis-à-vis des Dieppois justement, montrer que l’on est présent jusqu’au bout et, même si la tâche est rude, passer le flambeau selon l’usage républicain eût tout de même été de bon ton. Laurent Rebours |