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Journal du 6 mai 2008

Le tribunal d’instance doit trancher
L’ex-adjointe soupçonnée
de coups de téléphone malveillants

Le tribunal d’instance devait examiner vendredi une affaire qui oppose Maud Massüger, ancienne élue, à Annie Ouvry, ex-adjointe à la culture. Cette dernière est soupçonnée de lui avoir adressé des coups de téléphone malveillants. Mais le dossier a été reporté au 6 juin prochain.

« C’est la cinquième fois que cette audience est reportée. C’est très dur pour moi ». Les larmes aux yeux, Maud Massüger, ancienne élue de l’équipe d’Edouard Leveau à la mairie de Dieppe, ne cache pas sa déception. Vendredi matin, le tribunal d’instance de Dieppe devait en effet examiner l’affaire qui l’oppose à Annie Ouvry, ancienne adjointe à la culture et aujourd’hui membre de l’opposition au conseil municipal. Mais faute des conclusions du contradicteur, l’affaire a dû être reportée au 6 juin.

Annie Ouvry est convoquée devant le tribunal pour répondre d’appels téléphoniques malveillants entre le 19 janvier 2007 et le 5 mars de la même année au domicile de Maud Massüger : « Chaque année, cette période est très difficile pour moi car elle correspond à la date anniversaire de mon petit garçon qui est décédé alors qu’il n’avait que 6 ans. Après ça, j’ai été longtemps sous antidépresseurs mais depuis quelques années, je n’en prenais plus. Or, avec ces coups de téléphone malveillants l’an passé, j’ai replongé », confie-t-elle. L’enquête menée par les services de police a permis de déterminer que ces coups de téléphone avaient été passés depuis le portable d’Annie Ouvry.

Entendue à deux reprises par les policiers, Annie Ouvry aurait, dans un premier temps, nié les faits avant de souligner que, parfois, sa petite fille jouait avec son téléphone portable et qu’elle a peut-être pu passer ces coups de fils sans le faire exprès. Une explication qui laisse perplexe Maud Massüger, les coups ayant été passés très tôt le matin et très tard dans la soirée.

Par ailleurs, les deux femmes qui se connaissent de longue date, ont un ancien contentieux. Maud Massüger est en effet convaincue que l’ex-adjointe à la culture a tout fait pour l’écarter de la municipalité. « Or, j’avais besoin travailler, non pas par nécessité mais pour m’occuper l’esprit, oublier ma douleur de maman », explique-t-elle.

L’affaire devra donc à nouveau être examinée le 6 juin prochain par le tribunal d’instance. A moins que, d’ici cette date, un accord à l’amiable ait été trouvé par les deux parties.

M. DS.

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