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Journal du 12 décembre 2008
Dans la région dieppoise et en
pays de Bray
Les gendarmes mettent fin
à des réseaux de stupéfiants
| Ces dernières semaines, les gendarmes de
Seine-Maritime ont procédé à une vague d’interpellations et ont
ainsi pu clore des dossiers liés à des affaires de stupéfiants.
C’est un important réseau de trafic d’héroïne entre autres qui a été
démantelé dans le pays de Bray. « C’est l’une des plus grosses
affaires de stup’ de ces dix dernières années dans la région, confie
une source proche de l’enquête. Ce réseau était surtout implanté sur
Gournay ». Au total, neuf personnes ont été interpellées. Et les
enquêteurs ne sont pas arrivés au bout de leurs surprises au cours
de leurs perquisitions : ils ont découvert un vrai supermarché de la
drogue : cannabis, héroïne, poudre blanche à analyser, cachets
d’ecstasy, herbe, deux armes de poing, une carabine avec lunette et
silencieux et la coquette somme de 70 682 e « Ces produits sont
achetés en région parisienne et en Hollande, indiquent les
enquêteurs. Ces produits illicites alimentent ensuite le marché
local ». Parmi toutes les personnes interpellées en pays de Bray,
une seule a été incarcérée à la maison d’arrêt de Rouen. Du cannabis dans la région dieppoise Fin novembre, un réseau de trafic de stupéfiants a été démantelé dans la région dieppoise. Dix-neuf personnes domiciliées à Dieppe, Rouxmesnil-Bouteilles, Neuville, et Saint-Aubin-le-Cauf ont été entendues et aucune d’elles n’a été incarcérée. « L’enquête vient de se terminer. Les gendarmes de la compagnie de Dieppe ont mis fin à un petit trafic local, explique-t-on au groupement de la gendarmerie départementale. Les trois principaux revendeurs ont été interpellés ». La saisine n’est pas très importante : 6 g de résine de cannabis et 10 g de graines de cannabis. Une recrudescence de trafic d’héroïne et de drogues dures est constatée sur le territoire de la Seine-Maritime. « Les consommateurs de résine de cannabis sont âgés de 16 à 20 ans, constatent les militaires. Et les personnes de 20 à 35 ans sont plutôt des consommateurs d’héroïne ». Les drogues dures circulent de plus en plus sur le territoire du groupement départemental, les prix auraient été divisés par deux pour les drogues dures alors que le cours de la résine de cannabis augmente en raison de sa faible offre. Une véritable économie de marché. A. B. Auffay,
Tôtes, St-Denis-sur-Scie, Ah ! ce téléphone portable, il nous rend bien des services ! », devait souligner le président du tribunal face aux huit jeunes présents devant la barre. Car c’est grâce à des investigations téléphoniques que tous sont tombés pour trafic de stupéfiants. A l’origine, il s’agissait d’investigations faites dans le cadre d’une autre affaire de stupéfiants. Mais l’arbre peut cacher la forêt, et les noms relevés au fil des conversations sur les portables ont permis aux enquêteurs de dévoiler un nouveau trafic dans le secteur de la vallée de la Scie. Un trafic et pas des moindres puisque la tête de la pyramide, Kevin, a tout de même écoulé une soixantaine de kilos de résine de cannabis pour un bénéfice estimé à 13 450 euros ! Ce dernier a contesté les quantités à la barre, il a estimé son trafic à près de 30 kg… Trois autres figurent également parmi les principaux fournisseurs : Fabrice, Dylan et Karim arrivent en seconde position avec une vingtaine de kilos écoulés dans les secteurs de Belmesnil, Saint-Denis-sur-Scie et Dieppe. Les bénéfices sont variables, de 13 000 à près de 4 000 euros : comme devait le souligner l’un des juges, « tout le monde n’a pas la bosse du commerce !» « De jeunes hommes bien intégrés » Il y a le cas de Jimmy , le boulanger marseillais absent à l’audience, dont on ne connaît pas les quantités mais dont on estime le trafic important. Deux autres prévenus ont participé au système en dealant des quantités moins importantes et les deux derniers de la pyramide, de simples consommateurs condamnés à du sursis et 400 euros d’amende. Le parquet a rappelé que pour bon nombre d’entre eux, le trafic était important. « Ce sont des jeunes hommes à peu près du même âge, bien intégrés dans la société, qui ont commencé par consommer avant de se lancer dans le trafic.» Pas d’excuses donc pour les trafiquants pour qui le parquet a requis des peines de prison ferme et de fortes amendes. Pour les avocats de la défense, la forte amende semble être la meilleure solution pour faire prendre conscience à leurs clients qu’ils doivent payer leur dette à la Justice. « Les envoyer en prison ferme alors qu’ils ont tous un travail, serait une manière d’aggraver leur situation », devait plaider Me Capitaine. Le tribunal a été plus sévère que le parquet dans ses décisions, Kévin Breuque a écopé d’un an de prison ferme et 1 000 euros d’amende, son frère Jimmy, Dylan Castermant et Fabrice Bellec et Karim Ouatah ont été condamnés à huit mois de prison ferme et 1 000 euros d’amende. Huit mois et trois mois de sursis avec mise à l’épreuve ont été prononcés pour deux autres trafiquants tandis que les simples consommateurs ont été condamnés à 400 euros d’amende auxquels s’ajoutent deux mois avec sursis pour l’un qui était en récidive. |