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Journal du 30 novembre 2007
Il sévissait dans la région
dieppoise
Un an ferme pour onze vols
| Un habitant de Royville âgé de 56 ans a
été condamné, mercredi, à un an de prison ferme. Du mois d’août au
26 novembre dernier, il avait commis onze vols dans des résidences
de la région dieppoise en pleine nuit alors que les familles
dormaient au premier étage. Il a été présenté à la justice dans le cadre d’une comparution immédiate. Mercredi matin, Dominique Terret, 56 ans, a été condamné à deux ans de prison dont un ferme pour avoir commis onze vols sur la région dieppoise entre le mois d’août et le 26 novembre dernier, date à laquelle il a été interpellé. Domicilié à Royville, le quinquagénaire sans travail et sans revenu avait un mode opératoire bien rôdé. Il partait de chez lui après minuit à pied. A Royville et dans les communes voisines (Ouville-la-Rivière, Tocqueville-en-Caux, Saâne-Saint-Just, Saint-Ouen-le-Mauger, Rainfreville, Lestanville et Biville-la-Rivière), il repérait les maisons cossues dans lesquelles il s’introduisait sans effraction. Une fenêtre entrouverte ou une porte pas fermée à clé, et Dominique Terret entrait sans faire de bruit. Equipé d’une lampe torche, le prévenu inspectait très vite les pièces du rez-de-chaussée, repérait les sacs à main ou blousons qu’il dérobait. Une fois à l’extérieur, il faisait le tri de ce qui l’intéressait, en l’occurrence l’argent liquide, avant de se débarrasser du reste. « Le vol était son métier » « Vous étiez parfaitement bien organisé et on dirait que vous avez lu le code pénal pour éviter toutes les circonstances aggravantes. Mais vous rendez-vous compte de l’émoi que vous avez créé dans les villages ? Imaginez l’angoisse des gens qui, le matin, découvraient qu’un voleur s’était introduit chez eux pendant qu’ils dormaient », interpelle le président. « J’ai fait ça parce que je n’ai ni travail, ni ressources », a répondu le prévenu. « Vous savez que vous risquez jusqu’à cinq ans de prison », lui signale le président. « Tant que ça !, réplique Dominique Terret avant d’ajouter : Je ne suis ni violent, ni agressif, je n’ai jamais fait usage d’arme et j’avais peur moi-même ». « Il est vrai que si quelqu’un vous avait surpris et qu’il ait cherché à se défendre, vous auriez très bien pu vous prendre un coup de fusil », insiste le président. Pour le procureur, les vols de Dominique Terret étaient devenus « un métier ». Il réclame une peine de prison de deux ans dont douze à seize mois avec sursis et une obligation de travailler. Pour la défense en revanche, le prévenu est loin d’être un voleur professionnel, « ce n’est qu’un pauvre homme à la limite de l’immaturité malgré ses 56 ans. La prison ferme ne va pas réparer le trouble à l’ordre public ». Faisant référence à une autre affaire de cambriolage toute récente qui impliquait une bande organisée avec voiture à l’immatriculation cachée et dont les protagonistes comparaîtront dans le cadre du plaidé coupable, l’avocat de Dominique Terret a demandé à ce qu’il n’y ait pas deux poids, deux mesures : « Un travail d’intérêt général ou une mise à l’épreuve avec obligation de travailler pour rembourser ses victimes me paraît plus approprié ». Après délibération, le jury a condamné Dominique Terret à deux ans de prison dont un ferme avec mise à l’épreuve de trois ans et une obligation de travailler. Il a été incarcéré mercredi. M. DS. |