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Journal du 18 décembre 2007

Polémique autour de l’avenir du port de Newhaven
par l’UMP dieppoise
Didier Marie : « Des propos mensongers
et dangereux ! »

Le président du conseil général de Seine-Maritime, Didier Marie, a été particulièrement choqué du tract lancé la semaine dernière sur Dieppe par l’UMP qui a même créé un collectif dieppois pour le maintien du lien transmanche. Il juge les propos tenus à la fois « mensongers et dangereux ».

« Attention, transmanche en danger ! Soutenez le collectif dieppois pour le maintien du lien transmanche. Le président socialiste du conseil général s’apprête à vendre le port de Newhaven avec le soutien de Sandrine Hurel, députée socialiste et Sébastien Jumel, conseiller général communiste ».

Et le tract, lancé par l’UMP dieppoise, de s’inquiéter alors, le cas échéant, « de l’avenir de la ligne Newhaven-Dieppe. Le contrôle du port de Newhaven est vital pour le maintien de la ligne. Son achat par le conseil général en 2001, décidé par Charles Revet, a permis de relancer et pérenniser la ligne ».

D’un revers, Didier Marie balaie ces propos qu’il juge « mensongers et dangereux ».

Il revient notamment sur les 28 Me de déficit qui caractérisaient la ligne, « pour la seule année 2004, avec une injonction de l’Europe de retrouver rapidement une situation clarifiée sinon la ligne allait être fermée. Nous avions donc une épée de Damoclès au-dessus de la tête ».

Fiabiliser la ligne a donc été l’une des priorités du conseil général qui a fait l’acquisition de deux bateaux, restructuré l’équipe et entamé une procédure de délégation de service public « avec LD Transmanche Ferries qui exploite aujourd’hui la ligne de manière satisfaisante ».

Un montage juridique alambiqué

Alors Didier Marie voit rouge lorsqu’on le chatouille sur certains sujets : « Il faudrait quand même que la droite se rappelle de ce qu’elle a fait. Jean Bazin était aux finances de la Ville et Dieppe n’a pas versé la totalité de sa part au Syndicat mixte par exemple ».

Sur le devenir du port de Newhaven, le président du Département dénonce une attitude « polémiste et fausse. Newhaven est en très mauvais état mais nous avons quand même réussi à avoir une société en charge des travaux d’entretien courant ».

Actionnaire majoritaire à 95 % dans la société Newhaven Port Properties, le conseil général de Seine-Maritime a hérité d’un montage juridique pour le moins alambiqué. Montage qui, du reste, « interdit désormais de remettre le moindre euro dans le port de notre part ».

Après une première société qui n’a finalement pas abouti, le Département est aujourd’hui en pourparlers avec une seconde entreprise et avance comme exigences « d’une part qu’elle apporte une solution pour le port et les infrastructures portuaires avec maintien d’un terminal ferry et d’autre part qu’il y ait amélioration du service rendu qu’il n’est pas question de brader ! »

La seule mise en sécurité des infrastructures existantes s’élève à environ 50 M£… Il faut en rajouter quelque 80 M£ supplémentaires pour le déplacement du terminal et la restructuration du port. Autant dire un chantier colossal que peu de sociétés sont prêtes à assumer.

Laurent Rebours

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