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Journal du 4 décembre 2007

Un expert va-t-il être nommé ?
Les Bains doivent retrouver
leur bassin le 15 décembre

Souffrant de malfaçons impossibles à résorber sans vidage complet, le grand bassin des Bains a été fermé au public le 26 octobre dernier. La semaine dernière, la Ville mais également le restaurateur Bernard Bailleul ont réclamé un référé pour qu’un expert judiciaire soit désigné afin de déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire. Délibéré le 18 décembre.

Le 28 novembre dernier, le tribunal de grande instance de Dieppe a été saisi d’une demande de référé-expertise par la Ville, propriétaire de la station balnéaire les Bains mais aussi du restaurateur Bernard Bailleul (qui réclame une dispense de paiement de loyers), afin d’obtenir la nomination d’un expert à la suite de malfaçons relevées depuis l’ouverture du centre nautique en juin dernier.

Présidée par Jean-Pierre Vergne, l’audience a permis à plusieurs avocats de défendre les intérêts des différentes entreprises qui sont intervenues sur le chantier. La décision du tribunal de nommer un expert doit être rendue le 18 décembre prochain.

Directeur des Bains, Laurent Couvert dit espérer d’ici là une réouverture du grand bassin, le cœur des Bains, « en principe le 15 décembre prochain. A cette date une grande partie des malfaçons seront réparées ».

Laurent Couvert relève que ce qui touche son site est malheureusement « ce que l’on retrouve un peu partout. Les entreprises se dépêchent de terminer, réalisent le gros œuvre et on ouvre alors qu’il reste des détails à régler, des finitions… Sauf que dans le cas présent, ces détails prennent une importance considérable. A titre d’exemple, une fuite, en soi, peut ne pas être dramatique, mais en présence d’eau de mer la corrosion accélère la dégradation à toute allure ! Et c’est comme ça que nous avons perdu le variateur d’une des pompes, un matériel qui aurait dû durer dix ans ! »

La fuite représentait quelque cinquante à soixante mètres cubes d’eau par jour et les risques portant sur l’installation électrique étaient loin d’être négligeables. De même, les rideaux de protection du bassin extérieur ne pouvaient plus être installés le soir ce qui causait des déperditions de chaleur énormes et l’impossibilité de retrouver le lendemain une température promise aux nageurs.

Cette série de malfaçons a échaudé le directeur du site qui en a profité pour créer un système de cloisonnement par caissons afin de pallier toute future panne : « Nous pourrons intervenir sans avoir à tout vider ». Mais il n’y a pas que les malfaçons qui titillent Laurent Couvert, les rumeurs également : « C’est invraisemblable ce que l’on peut entendre comme bêtises. Non, nous n’avons pas de vice caché, non il n’y a pas de péril imminent, non le bassin ne s’effondre pas, non il n’y a pas de bactérie… et non, nous ne sommes pas près de fermer ! D’ici quelques jours les Dieppois pourront découvrir le charme de ce bassin en hiver, le seul cinquante mètres en eau de mer et en extérieur en France ! »

Laurent Rebours

Bain « chaud » gratuit au 1er janvier

Ces « ratés au démarrage » ont pesé tant sur l’équilibre financier (une centaine d’entrées par jour au lieu des deux cents à trois cents qui auraient pu être espérées) que sur le moral des équipes. Mais pour relancer la dynamique, Laurent Couvert a voulu créer l’événement et propose à tous les habitants de l’Agglo de venir piquer une tête dans son établissement, gratuitement, au Nouvel an, de 11 heures à 14 heures. « Bien sûr dans la limite de nos capacités d’accueil, c’est-à-dire 1 382 personnes ». En parallèle du traditionnel bain des Pingouins, qui nécessite tout de même un certain entraînement pour ne pas dire un entraînement certain, voilà une manière originale de fêter la nouvelle année.

Et puis, jusqu’à la fin du mois de janvier, les Bains proposent des soirées demi-tarif lors des nocturnes des mardis et des vendredis, de 18 heures à 21 heures.

Enfin, des ateliers sont désormais mis en place à destination des plus jeunes, tous les dimanches matin avec des parcours aquatiques, des passages ludiques… de 10 heures à 13 heures.

Pour la partie relaxation, la station va lancer les « tubas FM », qui permettent, par un système de vibrations transmises dans la mâchoire, de capter de la musique tout en étant sous l’eau. Un domaine qui marche très bien, « de même que le fitness et la thalasso pour lesquels nous sommes complets. Nous sommes passés de deux à cinq esthéticiennes et nous envisageons encore de recruter ».

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