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Journal du 9 novembre 2007

Pollution sous les locaux du service de propreté urbaine ?
Le ton se durcit

Expertise du sol :
l’ultimatum des employés municipaux

Le sol, sous les locaux du service de propreté urbaine de la ville, est-il pollué ou non ? Les employés municipaux veulent le savoir et l’ont exigé vertement mercredi de la municipalité en remettant une pétition à la DRH et aux élus.

Mercredi matin, cinq camions bennes s’alignaient sur le trottoir face à la mairie. Ils étaient près d’une trentaine d’employés du service municipal de propreté urbaine en tenue de travail à venir porter une pétition. Ils exigent de la Ville qu’une expertise technique et chimique du sol où sont implantés leurs locaux de travail, derrière l’usine d’incinération, soit réalisée.

Le syndicat CGT des employés communaux explique avoir réclamé ce document de longue date, dès l’installation des locaux, le site étant autrefois une décharge. Un lieu où, selon les syndicats, ont été ensevelis des solvants, des peintures, de l’amiante, des hydrocarbures… En d’autres termes, les employés du service propreté urbaine veulent savoir si ce qu’ils ont sous les pieds ne risque pas, tôt ou tard, de nuire à leur santé.

Les membres de la CGT expliquent que leur action n’est en aucun cas liée aux échéances électorales qui approchent. « Ce souci, nous l’avons soulevé depuis trois ans », affirme Jacky Guérain, secrétaire général du syndicat CGT des territoriaux de Dieppe (voir aussi notre édition du 21 septembre). « Tout comme pour l’affaire du Château-musée, confirmée par l’inspection du travail», ils estiment « que la municipalité n’assume pas ses responsabilités en matière d’hygiène et de sécurité. »

Esprits échauffés

Les esprits se sont échauffés lorsque Nadine Tronel, la directrice des ressources humaines de la mairie et Roger Prévost, conseiller municipal en charge du personnel sont venus à la rencontre des employés. Surtout qu’en guise d’entrée en matière, la DRH leur a reproché d’avoir quitté leur poste de travail pour venir en mairie. Rapidement, elle s’est vue reprochée à son tour de ne jamais avoir pris en compte leurs doléances en matière d’hygiène et de sécurité du site mais également sur d’autres aspects comme « la non majoration en heures de nuit de la tranche horaire de 6 heures à 7 heures du matin ». Sur ce dernier point, elle leur a demandé de prendre un autre rendez-vous ultérieurement.

Finalement, les employés ont donné leur pétition. Ils réclament une réponse rapide, sous quinze jours. Dans le cas contraire, ils pourraient être plus de soixante agents contre une trentaine aujourd’hui à venir demander des comptes de manière plus ferme en mairie. Affaire à suivre…

V. W.

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