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Journal du 4 décembre 2007
Naufrage en Manche du Mon Bijou
Six marins pêcheurs rescapés,
un autre porté disparu
| Le chalutier Mon Bijou, immatriculé à
Boulogne-sur-Mer mais basé au port du Tréport, a chaviré vendredi
dernier au large du Touquet. Six marins ont pu être sauvés. Malgré
l’importante mobilisation des moyens nautiques et aériens, un
septième membre de l’équipage a disparu en mer. Vendredi dernier, le Cross Gris Nez (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) a reçu un signal de détresse à 18h12 du navire de pêche Mon Bijou immatriculé à Boulogne dans le Pas-de-Calais et basé au Tréport. Une opération de recherche et de sauvetage a immédiatement été lancée. Un hélicoptère de sauvetage belge, le Seaking, l’hélicoptère Dauphin du service public de la Marine nationale basé au Touquet, le canot Président Jacques Huret de la station SNSM (société nationale de sauvetage en mer) de Boulogne-sur-Mer et deux navires de commerce, le Leander et le Walka Mlodych sont intervenus dans la zone de recherche. Ils ont été rejoints par neuf navires de pêche, le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage Anglian Monarch et le patrouilleur des douanes Jacques Oudart Fourmentin qui sont venus compléter le dispositif d’intervention dans la soirée. Un marin disparu A bord du chalutier de 23,60 mètres qui a chaviré de nuit à cause des conditions météorologiques délicates, sept marins pêcheurs. Six d'entre eux sont sains et saufs, ayant pu être localisés sur leur radeau de survie. Trois hommes ont été transportés via l’hélicoptère de sauvetage belge et évacués vers l’aéroport du Touquet. Les autres rescapés ont été pris en charge par le canot de la SNSM de Boulogne-sur-Mer. Les investigations ont continué pour tenter de retrouver le septième marin pêcheur disparu. Des survivants ont expliqué « qu’une lame aurait frappé le navire sur le côté alors qu’ils étaient en train de pêcher. Le marin disparu n’aurait pas pu s’accrocher au radeau de survie ». Les investigations ont cessé samedi à 15 heures sur ordre du préfet maritime, soit plus de vingt et une heures après l’accident. « Malgré l’importance du dispositif de recherche, on ne peut que déplorer la disparition du septième marin pêcheur » annonçait la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord dans un communiqué. «Dans une eau à 11,5 °C, l’espérance de vie d’une personne à forte résistance est d’environ six heures trente » a précisé Yann Bizien, porte-parole de l’administration. L’équipage des douanes aurait repéré une irisation d’hydrocarbure qui pourrait s’échapper de l’épave du Mon Bijou mais qui n’était apparemment plus visible samedi matin. J. V. |