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Journal du 19 décembre 2006

Ils avaient abusé d’une jeune handicapée
Prison ferme pour les violeurs dieppois

Les trois jeunes Dieppois accusés de viols et d’agression sexuelle sur une jeune handicapée en juillet 2003 ont été déclarés coupables par la cour d’assises de Rouen au terme de quatre jours de procès (lire Les Infos du 12 décembre).

Le principal accusé, Mickaël Antoine, poursuivi pour deux viols, a été condamné à neuf ans de prison ferme. Matthieu Grandsire a, lui, été condamné à cinq ans de prison dont un an avec sursis tandis que son frère Jean-Baptiste Grandsire a été condamné pour agression sexuelle à trois ans de prison dont deux avec sursis et mise à l’épreuve.

L’avocate générale, Mlle Leclerc, avait requis une peine de dix ans de prison contre Mickaël Antoine. « Le principal accusé, Mickaël Antoine, a affirmé qu’il n’y avait jamais eu de viol et que la jeune femme les accusait délibérément. Les jurés n’ont pas retenu ces dénégations » expliquait Me Rose-Marie Capitaine l’avocate de la victime. A deux reprises en juillet 2003, les trois jeunes gens âgés de 19, 18 et 20 ans au moment des faits, avaient abusé sexuellement, d’une manière particulièrement brutale, d’une jeune handicapée mentale résidant seule à Dieppe.

Traumatismes

La victime, âgée de 21 ans au moment des faits, avait été contrainte à plusieurs reprises par les trois garçons et avait subi de graves traumatismes physiques et psychologiques. Après le verdict, elle est sortie soulagée de la salle d’audience avec la certitude d’avoir été entendue par les jurés. « L’audition de la victime, ma cliente, a été extrêmement difficile, poursuivait Me Capitaine. Elle était très perturbée à l’entame du procès. »

L’un des accusés a été victime d’un malaise au cours de la séance. Soigné pour schizophrénie, il avait apparemment abandonné son traitement depuis plusieurs jours. Il a été pris d’une crise en pleine audience, ce qui a nécessité l’intervention des pompiers et une interruption de séance.

Les agresseurs ont également été condamnés à verser 20 000 euros de dommages et intérêts à leur victime. Une somme supérieure aux demandes de la partie civile.

J. L.

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