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Journal du 26 décembre 2006
Petit-Appeville, à deux jours
de Noël
Une famille voit
sa maison partir en fumée

| Rude événement pour la famille Huguet à
deux jours de Noël. Leur maison, une jolie longère que la famille
retapait et aménageait depuis une quinzaine d’années, a brûlé. Il ne
reste plus rien au couple et à ses trois enfants de 12, 8 et 3 ans
et demi. Les décorations de Noël pendent encore sur la façade de la maison. A l’intérieur, il ne reste rien : tout a été détruit par les flammes. Vendredi, peu après 20 h 30, la longère du chemin du Tunnel à Petit-Appeville n’était qu’une gigantesque torche. Les sapeurs-pompiers n’ont rien pu sauver de la maison située au bout de l’impasse et d’un petit chemin privé. Des flammes de quatre à cinq mètres de haut dévoraient déjà la maison lorsque les soldats du feu sont arrivés. La soirée avait pourtant bien commencé pour les propriétaires : avec des amis, entre 18 h 45 et 20 h 30, ils étaient allés jouer au bowling. C’est en passant dans Petit-Appeville pour rejoindre l’habitation de leur amie où ils avaient décidé de dîner qu’ils ont vu la fumée. Aussitôt, ils se sont rendus chez eux pour constater que la longère qu’ils retapaient depuis une quinzaine d’années était complètement embrasée : « Deux gendarmes qui avaient vu les flammes depuis la route en contrebas étaient sur place. Ils avaient déjà alerté les sapeurs-pompiers » indique une amie de la famille présente auprès d’eux vendredi soir. Le père de famille s’est alors précipité et s’est blessé à la main en brisant une vitre. Un peu perdu, le saint-bernard de la famille errait d’un sapeur-pompier à un autre. « Il est très choqué, assure la mère de famille, des hoquets dans la voix, quelques jours plus tard. Il était déjà aveugle. Je crois que nous allons être obligés de le faire piquer. » Pour le couple et ses trois enfants de 3 ans et demi, 8 ans et 12 ans, c’est le choc. Tout a disparu : le téléviseur tout neuf, les meubles, les vêtements, les jouets, les cartables mais aussi les souvenirs, les photos et les cadeaux de Noël qui n’attendaient que le père Noël pour être déposés sous le sapin. Les habitants de Petit-Appeville, alertés, étaient tous sur le pas de leur porte. Il faut dire que l’incendie, impressionnant, était visible jusqu’à Pourville. Jean-Jacques Brument, maire de la commune, a reçu le couple samedi après-midi pendant près de deux heures : « La mère de famille est très touchée. Même s’il ne s’agit que de biens matériels, c’est très dur de se retrouver sans rien. D’autant qu’elle est très intéressée par les meubles anciens et par les belles choses. Elle avait donc décoré amoureusement tout son intérieur en chinant chez les antiquaires. Elle avait notamment une armoire normande. Tout est en cendre ». D’ailleurs, tout n’était pas encore terminé dans la maison : « Nous venions de terminer la chambre de ma fille avec du parquet à l’ancienne. Nous avions mis trois semaines à le poser, elle a dormi quinze jours dedans » indique la maman. Les sapeurs-pompiers de Dieppe, Offranville et Luneray sont restés toute la nuit pour lutter contre les flammes puis mettre l’habitation en sécurité. Ils n’ont quitté la longère que vers 9 heures samedi matin laissant dans le jardin du chemin du Tunnel, un spectacle de désolation. Même si la cheminée et les décorations de Noël étaient allumées, on ne connaît pas encore les raisons exactes du sinistre. Quoi qu’il en soit, l’origine accidentelle ne fait aucun doute. Sandra Beaufils et Aurélien Bénard La commune solidaire La commune doit être la première à être solidaire ». Sur les lieux du sinistre, vendredi soir, Jean-Jacques Brument, le maire d’Hautot-sur-Mer à laquelle Petit-Appeville est rattaché, a tout de suite pris les choses en main avec ses adjoints. Même si le logement chez des amis était assuré à la famille pour ce week-end de Noël, la solution ne peut être que provisoire. Alors le premier magistrat de la commune tente de trouver une maison pour offrir un toit jusqu’à ce que la famille réintègre la sienne : « La maison est dans un tel état que le temps que les experts et les assurances passent, la réhabilitation ne sera pas pour tout de suite » indique Jean-Jacques Brument. Il faudrait ainsi près d’un an et demi à deux ans avant que la famille ne rejoigne son logement. D’ici là, il faut donc une solution durable pour le couple et ses trois enfants. Mais la mission est difficile : « Nous avons plusieurs pistes pour une maison sur la commune mais entre le week-end et les fêtes, il n’est pas facile de joindre les gens. Mais on trouvera », promet le maire qui rappelle : « Pendant les inondations, nous avons eu des dizaines de familles à reloger. Et nous avons réussi ». Une avance de 5 000 euros Et pour parer au plus pressé « parce qu’ils n’ont même pas une brosse à dent », la commune a débloqué une avance de 5 000 euros : « Ils ne seront pas remboursés tout de suite par les assurances et il leur faut tout remplacer » indique le maire qui cite, pêle-mêle, les vêtements, le fer à repasser, le frigo, la gazinière, la table et des chaises… Le minimum pour tout recommencer mais tout cela ne sera utile que lorsque la famille aura un toit. Appel à la solidarité Un appel à la solidarité est donc lancé pour venir en aide à la famille sinistrée. Il faudrait une maison dans le secteur d’Hautot-sur-Mer puisque les enfants sont scolarisés à Petit-Appeville. « Mardi matin, nous ne savons pas où nous allons loger » s’inquiètent les parents. Pour le reste, il leur faut tout mais en particulier de l’électroménager et des vêtements de taille 36-38 pour la fille aînée, 10-12 ans pour le fils de 8 ans et demi et 4-5 ans pour celui de 3 ans et demi. Pour les parents, il faudrait du 40-42 pour femme et 48 pour homme. Et la mère de famille pense aussi au bien-être de ses enfants, très choqués. Elle en appelle donc à la générosité des habitants pour un casque de vélo et un ensemble de lutte pour enfant ainsi qu’un nécessaire de natation complet pour l’adolescente qui est sélectionnée pour un championnat les 3 et 4 janvier à Arras. Les dons sont à déposer aux ateliers municipaux de Petit-Appeville. Mais outre les biens matériels, la famille a aussi besoin de conseils : « Nous ne pouvons pas joindre l’assurance avant mardi et on ne sait pas quoi faire » assure la mère de famille. Si vous avez été victime d’un tel sinistre ou si vous pouvez conseiller la famille, n’hésitez pas à leur écrire : famille Huguet, 545 chemin du Tunnel Petit-Appeville 76 550 Hautot-sur-Mer (la boîte aux lettres existe toujours). |
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