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Journal du 24 novembre 2006

Du 25 novembre au 4 mars
Château-musée : rétrospective
sur dix années d’acquisitions

Chaque année, le Château-musée achète des œuvres, reçoit des dons et des legs qui viennent enrichir des collections déjà trop importantes pour que tout soit présenté dans le cadre des expositions permanentes. C’est pour expliquer sa démarche que Pierre Ickowicz, conservateur, a choisi de proposer une rétrospective des dix dernières années d’acquisitions.

Oui, le Château-musée part dans tous les sens et il en est fier. Entre les ivoires et les natures mortes, il y a la peinture de toutes les époques, les photos, les gravures, les lithographies, les sculptures… Depuis son arrivée, en février 1996, Pierre Ickowicz, conservateur du Château-musée, a poursuivi l’œuvre éclectique de son prédécesseur, Pierre Bazin : « Le Château-musée est un musée généraliste qui vit bien de son encyclopédisme», assure le conservateur qui a acheté ou accepté en don 116 objets de domaines très variés pour la seule année 2005.

Ainsi, dans le cadre de l’exposition « Dix ans d’acquisitions 1996-2006 du Château-musée », une salle complète (celle habituellement consacrée à Georges Braque) est réservée à quelques-unes des œuvres acquises en 2005. L’enseigne Cassel offerte par deux donateurs, un anonyme et le fils du pharmacien, est évidemment importante pour cette année 2005, mais les visiteurs pourront également découvrir les photos d’Olivier Mériel sur le pont Colbert : « C’était important parce que ce sont des photos artistiques récentes, mais aussi parce qu’il y a un vrai débat autour de ce pont qui n’est pas classé », indique le conservateur qui présente également un alcalimètre de 1806 de Décroizilles. Un objet utile pour vérifier l’acidité des bains de blanchiment des toiles végétales au XIXe siècle et dont le Château-musée avait justement le mode d’emploi d’époque.

Parmi la bonne centaine d’œuvres présentées, les visiteurs pourront aussi voir, pêle-mêle, une très belle collection précolombienne, des dessins de Dieppe et des environs, une carte très rare d’un cartographe dieppois inconnu, Nicolas Thérin, et datée de 1684. Il y a aussi des sculptures, des ivoires, des esquisses qui permettent de découvrir les différentes étapes de création.

Achats, dons ou legs

Par le biais d’achats en vente publique ou à des particuliers mais aussi par le biais de dons (du vivant du donateur) ou de legs (par testament), les collections déjà bien fournies du château s’enrichissent un peu plus chaque année. « Dix ans d’acquisitions du Château-musée » offre ainsi la possibilité de réunir des œuvres proposées en exposition permanente mais aussi de découvrir des trésors cachés dans les sous-sols du musée dieppois.

Chaque fois, l’achat réalisé grâce à des fonds publics est validé en conseil municipal mais aussi par une commission des acquisitions dépendant de l’Etat. Parfois, le budget est prévu par la Ville lorsque le conservateur sait qu’une œuvre l’intéressera dans une vente publique. Ce fut ainsi le cas des dessins, lettres, poils de barbe et médailles de Saint-Saëns qui ont mangé les 30 000 euros du budget de l’année en 2004. Mais parfois, il faut réagir bien plus vite pour ne pas rater une occasion. C’est ainsi que le réseau des passionnés d’ivoires a parfaitement fonctionné et le déblocage des crédits a été immédiat pour l’achat de la vierge à l’enfant de Brunel. Des étapes administratives qui permettent aux visiteurs de découvrir toujours plus de beautés au Château-musée.

S. B.

L’exposition « Dix ans d’acquisitions du Château-musée » est proposée jusqu’au 4 mars. Le vernissage est prévu samedi à 15 heures. L’exposition est visible tous les jours sauf le mardi de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures (18 heures le dimanche).

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