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Journal du 5 décembre 2006
Théo-Patricia Malcafe Woof
avait disparu en février
Le cadavre de la touriste a été
retrouvé
au pied des gobes du Pollet
| Ce sont les vêtements et bijoux qui ont
permis aux enquêteurs d’identifier le cadavre d’une septuagénaire
retrouvé vendredi matin au pied des falaises. La thèse du suicide ne
fait plus aucun doute. Vendredi matin, dès 8 h 30, les services de police et une équipe de la direction départementale de l’Equipement sont intervenus au pied de la falaise de Bonsecours, face au terminal transmanche, afin d’y déloger une quinzaine de réfugiés irakiens et reboucher les accès aux gobes qui leur servaient d’abri. C’est au cours de cette opération, sans incident majeur, que les policiers dieppois ont découvert un cadavre au pied de la falaise. Très vite, les enquêteurs ont rapproché cette découverte avec un signalement de disparition qui datait de février dernier. « Les indices, notamment les vêtements et les bijoux qu’elle portait nous ont permis d’identifier formellement cette personne », indique un enquêteur. A la mi-journée, un médecin légiste est venu examiner le cadavre et au vu des premières constatations, la thèse du suicide ne semblait faire aucun doute : la vieille dame se serait jetée du haut de la falaise. Cette femme, nommée Théo-Patricia Melcafe Wood, était une Parisienne âgée de 75 ans et qui connaissait bien la ville de Dieppe. A l’époque de sa disparition, des appels à témoin avaient été lancés dans la presse afin de la retrouver. En vain. Déjà l’hypothèse du suicide était privilégiée, la vieille dame étant dépressive. Elle avait laissé son sac à main Théo-Patricia Melcafe Wood avait quitté la capitale le jeudi 2 février, au matin, pour se rendre dans la cité aux quatre ports. Arrivée en gare de Dieppe, elle a été prise en charge par un taxi qui l’a emmenée à la Chapelle de Bonsecours. « Ce n’est pas la peine de m’attendre » avait-elle dit au chauffeur. Son sac à main contenant sa carte bancaire et des liquidités avait été retrouvé plus tard abandonné près de la chapelle. C’étaient les seuls indices que les enquêteurs disposaient afin de tenter de la retrouver. Dès l’annonce de la disparition de cette vieille dame, un important dispositif avait été déployé. Une équipe de pompiers spécialisés avait fouillé les abords des falaises, tandis qu’un hélicoptère du Havre longeait la côte à la recherche d’éventuels indices. Ceci n’avait malheureusement rien donné. Cette morbide découverte n’a évidement aucun lien avec les réfugiés irakiens. Ces derniers ignoraient même qu’un cadavre reposait à seulement quelques dizaines de mètres de leur camp de fortune. Cette zone particulièrement cabossée et pleine de verdure était quasi inaccessible. A. B. |
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