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Journal du 15 décembre 2006
Un pistolet factice avait été
utilisé
L’auteur présumé du braquage
de la BNP de Dieppe aux assises
| Aujourd’hui s’ouvre pour deux jours le
procès devant la cour d’assises de Rouen de David Lhiver. Il est
poursuivi pour le braquage à main armée de la BNP de Dieppe en
novembre 2003 et un autre vol à Gaillefontaine en 2004.
Il était 10 h 30 ce 18 novembre 2003, lorsqu’une des guichetières de la BNP du Puits-salé de Dieppe a vu se présenter devant elle un homme d’une trentaine d’années le bonnet enfoncé sur le crâne et le col du blouson relevé. Avec sang-froid, il avait alors déposé devant elle sur le guichet une arme de poing, un pistolet qui s’avérera être factice, et lui avait tendu un sac plastique. Elle n’avait eu d’autres choix que de lui remettre l’argent qu’il réclamait. Il était reparti avec 5 000 euros et avait disparu dans la nature. Caméra de surveillance Aujourd’hui et demain samedi, c’est pour ce braquage à main armée et pour un autre vol à la Poste de Gaillefontaine en février 2004 que David Lhiver, 36 ans, comparaît devant la cour d’assises de Rouen. Si personne n’avait été interpellé sur le champ pour ces faits, cet homme avait été confondu en avril 2004. Arrêté par les policiers dieppois suite à un banal contrôle routier car il ne portait pas sa ceinture et n’avait pas ses papiers, il avait été conduit au poste. C’est là que les policiers qui depuis plusieurs mois avaient sous les yeux la photo du braqueur de la BNP prise par les caméras de la banque, ont reconnu leur suspect. S’il a nié lors de sa garde à vue être l’auteur de ce braquage, il devrait finalement reconnaître ces faits devant les assises. « Mon client reconnaît les faits de Dieppe mais conteste le braquage de la poste de Gaillefontaine en 2004 », explique Me Garraud, l’avocat de l’accusé. Le mode opératoire de ce deuxième vol à main armée serait différent de celui de Dieppe. Pour son avocat, David Lhiver est mis en cause dans ce dossier « car on cherchait un braqueur et on avait celui-ci sous la main ». Pour sa défense, Me Garraud tentera d’expliquer au jury comment son client en est arrivé à ce « vol de nécessité car il avait besoin d’argent ». Il devrait appuyer sa plaidoirie sur le passé familial difficile de David Lhiver et ses errements jusqu’à Dieppe. V. W. |
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