| « Je suis née, j'ai grandi, j'ai étudié à Paris.
Mais Dieppe est ma seconde ville, avec le cri de ses mouettes, son odeur salée, son vieux
château qui ressemble à une gigantesque chaumière. C'est la ville de mes vacances,
celle de mes souvenirs d'enfance. Sans doute est-ce pour cela que mes photos sont si
tristes, si mélancoliques… Toujours est-il que si quelque élu dieppois tombait sur ces
photos, je lui proposerais volontiers une expo sur ce sujet. ». Dans l’un de ses
premiers billets daté du 18 janvier 2005, Cécile Knidler évoque la ville de son
enfance, Dieppe. Une ville qui l’inspire si bien qu’elle en décline différentes
facettes en photos. Des clichés en noir et blanc comme tous ceux de son blog, des
clichés magnifiques qui donnent envie de parcourir toutes les pages de ce journal en
ligne baptisé « Ouvrez l’œeil ». Etudiante à l’école de journalisme de Tours,
cette jeune femme à la belle plume s’inspire des prises de vues réalisées tout au
long des ses voyages mais aussi de ses balades et rencontres : Venise, la Toscane, Paris…
pour s’exprimer. Chaque texte s’inspire d’une photo. C’est ainsi qu’au détour d’une
page, on peut découvrir un des visages de l’église Saint-Jacques illustrant sa leçon
n° 2 « Tu résisteras à l’alcool ».
Et si Cécile Knidler est parisienne, aujourd’hui installée à Tours, elle emmène
avec elle un peu de la région dieppoise, comme elle l’explique dans son petit texte sur
le phare d’Ailly. Son grand-père accueillait l’arrivée du soleil avec un « Tiens
ça se lève sur l’Ailly ». « L’expression est restée dans nos bouches, bien après
la mort de mon grand-père. Elle a même dépassé le périmètre de la ville de Dieppe.
Si bien que, quel que soit l’endroit où nous nous trouvons, nous saluons l’arrivée
du soleil par un traditionnel « tiens, ça se lève sur l’Ailly ». C'est une marque de
fabrique. Désormais, le phare aura aussi déménagé sur Tours, par la force de mon
esprit. », explique-t-elle.
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