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Journal du 9 d飥mbre 2005
Fermeture du site
industrie de Brachy :
172 salari鳠reclass鳠en vall饠de Cailly
Usine Legrand :
fermeture programm饠pour septembre 2007
| Suite ࠵ne baisse d’activit鬍
l’usine Legrand, situ饠ࠂrachy, va fermer en septembre 2007. Le transfert des
activit鳠et le reclassement de tous les salari鳠se feront essentiellement sur
Montville. Malgr頬a mise en place d’un plan d’accompagnement, les salari鳍
expriment leurs inqui鴵des, notamment quant au probl譥 des transports. Des
menaces planaient depuis maintenant deux ans sur les 鰡ules des cent soixante-douze
salari鳠de l’usine Legrand. Le site, implant頠 Brachy depuis pr賠de cinquante
ans con篩t et fabrique des transformateurs et alimentations 鬥ctriques pour des
installations et des 鱵ipements industriels. L’usine appartient au groupe Legrand,
sp飩aliste mondial des produits et syst譥s pour installations 鬥ctriques et r鳥aux
d'information dans les bments r鳩dentiels et tertiaires et dans l'industrie. Le
groupe a des filiales et des bureaux dans plus de soixante pays, des ventes dans plus de
cent soixante pays. Il regroupe environ vingt-six mille collaborateurs et r顬ise 2,9
milliards d’euros de chiffre d’affaires.
La division normande, Legrand Normandie, est quant ࠥlle r鰡rtie sur quatre
sites : Malaunay, Brachy, Montville et Fontaine-le-Bourg. Dans le but d’괲e encore
plus comp鴩tive, la division industrie va 괲e r鯲ganis饮 Le dispositif de
r驱uilibrage comprend deux axes : le premier concerne le transfert des activit鳠et du
personnel de Brachy vers Montville. La fermeture du site imposera aux cent soixante-douze
salari鳠de rejoindre les autres sites de la vall饠du Cailly. En grande majorit鬠ils
rejoindront leurs coll觵es ࠍontville, mais certains pourraient 괲e reclass鳠͊ Malaunay ou Fontaine-le-Bourg. Le second, concerne le site de Guise, dans l’Aisne,
qui verra un transfert de ses activit鳠vers Fontaine-le-Bourg ainsi que des transferts
des sites normands vers Guise, pressenti pour devenir un site multi-activit鳬
prestataire pour l’ensemble de la division industrie.
Les salari鳠inquiets
La d飩sion de fermeture ࠂrachy a 鴩 ressentie comme
un choc par les salari鳮 Mardi matin, lors d’une r鵮ion du Comit鍊 d’entreprise, la direction a annonc頬e projet de r驱uilibrage de la division
industrielle. Le lendemain, le responsable du site, Alain Hirel, avait rendez-vous avec le
maire de Brachy, Claude Mache, pour discuter de l’avenir de l’usine. Des
salari鳠en d鬩gation 鴡ient venus manifester leur m飯ntentement. Tous sont
inquiets pour leur avenir. En effet, la plupart travaillent ici depuis pr賠de trente ans
et ont du mal ࠥnvisager leur avenir ࠍontville avec s鲩nit鮠Le probl譥 du
transport est aussi dans tous les esprits. 렃ertains sont ࠭i-temps ou n’ont pas
le permis ! Comment vont-ils se rendre ࠬeur travail ࠱uarante minutes de chez eux ?
Par ailleurs, aucun plan social n’est envisag頰our le moment : si on refuse de
partir pour d’autres sites, on est licenci頻, explique un salari鮠Toutefois, un
plan d’accompagnement est propos頰ar la direction : chaque salari頲ecevra 5 000
euros bruts en guise de compensation.Ceux qui n’ont pas le permis se verront
attribuer une prime de huit cents euros pour les aider btenir l’examen. Des
possibilit鳠de passage en travail de journ饠pourraient 駡lement 괲e envisag饳
pour les nombreuses femmes (quarante-cinq salari饳) qui effectuent les quarts.
렏n sait tr賠bien que l’usine va fermer. Ce qu’on souhaite pour
l’ensemble des salari鳬 c’est un d鰡rt dans de bonnes conditions. Pour les
plus anciens, on aurait aim頵n plan FNE (Fonds national de l'emploi), pour proposer des
d鰡rts anticip鳠ࠬa retraite par exemple explique Nathalie Fournier, secr鴡ire
CE-CGT. Et la question de la p鲥nnit頤es emplois est au centre des pr鯣cupations.
Ainsi, une r鵮ion du CCE (comit頣entral d’entreprise) aura lieu le 16 d飥mbre
prochain ࠂagnolet en r駩on parisienne afin d’engager des n駯ciations.
J. V. |
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