|
Journal du 4 novembre 2005
Moment inoubliable
lundi
pour l'enfant de Saint-Nicolas-d'Aliermont
Thibault, 7 ans, a raviv鼢r>
la flamme du soldat inconnu ࠐaris
| Lundi 31 octobre, ࠱8h30, Thibault
Eloy, un jeune Nicolaisien de 7 ans, sabre en mains a raviv頬a flamme du soldat inconnu
sous l’Arc de Triomphe ࠐaris. Un honneur pour ce petit passionn頤’Histoire. Thibault
Eloy, un enfant de 7 ans de Saint-Nicolas-d’Aliermont, a 鴩 choisi par Monique
Moncomble, pr鳩dente de l’association Alliance nationale, lors d’une
c鲩monie au cours de laquelle celle-ci recevait la L駩on d’Honneur. Cela se
passait il y a quelques semaines ࠓaint-Ouen-sous-Bailly.
Fils a du pr鳩dent de l’association du Souvenir fran硩s,
Fr餩ric Eloy, le jeune Thibault a d骠 plusieurs c鲩monies officielles ࠳on
actif. Toutefois celle qui vient d’avoir lieu sous l’Arc de Triomphe n’est
pas pr賠de s’鴥indre dans le livre de ses souvenirs. Depuis qu’elle a 鴩
allum饠pour la premi貥 fois le 11 novembre 1923 par Andr頍aginot alors ministre de
la Guerre, la flamme du soldat inconnu ne s’est jamais 鴥inte. Tous les jours ͊ 18h30, elle est raviv饠par des personnalit鳠civiles et militaires ou des associations.
Il y avait environ cent cinquante personnes lundi soir dans la p鮯mbre de
l’Arc de Triomphe. Quelques gardes r鰵blicains, un groupe de sonneurs, la
pr鳩dente Moncomble, le g鮩ral Combette, pr鳩dent du Comit頤e ravivage de la
flamme, Michel Talon, attach頡u protocole du minist貥 des Anciens Combattants,
repr鳥ntant le ministre Hamlaoui Mekachera. Thibault, le Petit Prince blondinet aux yeux
bleus, un enfant pas comme les autres, passionn頰ar la Seconde Guerre mondiale, comptait
au nombre de ces personnalit鳮
렉l faut plus
qu’un g鮩ral pour m’impressionner strong>
A l’⧥ oes gamins ne pensent que consoles de jeux
ou bandes dessin饳, lui a les yeux qui p鴩llent d賠qu’on lui parle de la
Seconde Guerre mondiale. Rencontre avec… le Petit Prince qui nous parle avec ses
mots, laissant briller de temps en temps lors de notre entretien quelques perles aux coins
de ses yeux d’enfant. Mais un enfant si grand d骠 dans son cœur… Un
r饬 bonheur!
렃e n’est sment pas le g鮩ral qui m’a impressionn鬠lance
tout ࠴rac le jeune Nicolaisien. J’ai depuis longtemps l’habitude d’en
voir et de parler avec eux. Non, mais je t’assure, celui qui m’a presque fait
peur, c’est le monsieur habill頥n d鰯rt鮠On n’en voit pas tous les jours.
Et puis je ne te dis pas, quand il a chant頬e chant des Marais, sous l’Arc de
Triomphe, alors lণ133; avec ses habits ray鳬 ses m餡illes mais surtout ses yeux
tellement tristes, 硠m’a fait mal. J’ai pens頡ussit࠴out le mal que
l’on faisait aux prisonniers pendant la guerre. C’est leur chant ࠥux, les
d鰯rt鳮 Les autres, les m飨ants, les obligeaient ࠣhanter toute la journ饠quand
ils allaient travailler aux marais, alors il y en a un qui a invent頣ette chanson-l
C’est dommage, mais lundi je n’ai pas pu parler avec lui, aussitla flamme
raviv饬 c’鴡it fini /small>
La c鲩monie va trop vite aux yeux de Thibault. 렏n m’a aid頠 tenir
le sabre car il 鴡it trop lourd pour moi. Avec la pointe du sabre, on tourne le socle
pour l’amener devant un petit triangle et lଠla flamme se ravive. Ne te trompe pas,
n’飲it pas 렳’allume car elle ne s’鴥int jamais. C’est tout!
Ah oui, j’allais oublier: j’ai sign頬e livre d’Or /small>
Thibault est le plus jeune adh鲥nt de l’association du Souvenir
fran硩s, dont il fait partie depuis trois ans d骠. Les c鲩monies officielles
n’ont donc plus de secret pour lui. 렊’ai d骠 tenu les coussins rouges pour
remettre des m餡illes ࠤes anciens combattants. J’ai aussi d鰯s頤es gerbes.
J’adore l’Histoire et il n’y a qu’une chose qui m’int鲥sse,
celle avec les Fran硩s, les Canadiens et les Anglais, de 39/45. J’adore rencontrer
de vieux soldats et parler avec eux. On apprend plein de choses, sur ce qu’ils
faisaient avant la guerre, puis pendant et apr賮 Je pense qu’il y a eu quand mꭥ
un peu trop de morts. Il aurait pu y en avoir moins, si on s’y 鴡it pris plus t
pour avoir les m飨ants par surprise/small>
Mais ne vous m鰲enez pas, Thibault est attir頵niquement par les personnes
qui ont v飵 ces p鲩odes tragiques et avec lesquelles non seulement il engage la
conversation, mais entretient une relation au t鬩phone le plus souvent. S’il
connales derniers 鱵ipements de l’arm饬 car il lit r駵li貥ment une revue
sp飩alis饠dans ce domaine, il ne veut surtout pas 괲e soldat.
Devenir porte-drapeau
Intarissable, il reprend: 렔iens, je vais te dire un truc
qui m’a fait vraiment plaisir car j’y 鴡is. Je les ai vus et j’ai tout
entendu de ce qu’ils se sont dit… c’鴡it super! C’鴡it il y a un
an ou deux ࠔhibermont, pr賠de Martin-Eglise. Il y avait sœur Agn賠et un soldat
canadien. Quand il y a eu la guerre, le soldat qui s’appelle Andr頍ichaux avait
re絠une balle dans le bras. C’est la sœur qui l’a soign馣133; et mꭥ
si ࠬ’鰯que, il n’y avait pas tous les m餩caments qu’il y a
aujourd’hui, eh bien elle l’a drment bien soign頰uisqu’il n’est
pas mort. Ils se sont rencontr鳠apr賠toutes ces ann饳, tu ne trouves pas que
c’est super? small>
Le r궥 de Thibault: aller visiter un camp de concentration. Aussi incroyable
que cela paraisse, il a tr賠envie d’aller en famille en Pologne l’ann饍
prochaine. 렊e trouve qu’il faut continuer ࠦaire des c鲩monies officielles
pour tous ceux qui se sont battus et sont morts pour la libert頤e la France Et il a
d’autres projets: 괲e porte-drapeau pour pouvoir faire comme Jacques Darras et
Daniel Leblond, du Souvenir fran硩s, qui 鴡ient aussi ࠬa c鲩monie de lundi soir
ࠐaris sous le grand Arc de Triomphe. C loisirs, Thibault fait partie du club de
tir de Rouxmesnil-Bouteilles. Il collectionne quelques objets en r馩rence ࠬa guerre,
mais pas trop. Il a un masque ࠧaz, quelques insignes, mais ce qui le passionne ce sont
les livres d’Histoire.
Martine Huet |
Archives 1998 Archives 1999 Archives 2000 Archives
2001 Archives 2002
Archives 2003 Archives
2004 Archives 2005
Recherche Accueil
|