| Les dockers dieppois ont eu droit ͊ une deuxi譥 semaine cons飵tive charg饮 Deux nouveaux bateaux ont livr頬eur
cargaison juste avant No묮 Mais le cadeau est empoisonn頰ar l’ombre des
licenciements. Les f괥s de fin d’ann饠devraient avoir
un goamer pour les quarante-sept dockers dieppois. Ils savent que leur avenir devrait
괲e scell頥n janvier. Alors en attendant, tout est bon ࠰rendre. Les deux nouveaux
cargos qui sont arriv鳠ࠄieppe cette semaine ont permis d’occuper le temps pour
ne pas cogiter. Reste qu’il s’agit de l’arbre qui cache la for괮
렼a href="47DockersMenaces.htm">La semaine derni貥, quatorze dockers
鴡ient en repos au moment mꭥ oreize int鲩maires 鴡ient appel鳠en
renfort. C’est ce qui nous a f⣨鳠xplique un docker syndicaliste. Pourtant
tous les hommes de Dieppe Manutention sont tout de mꭥ venus travailler. 렎ous
voulions montrer combien nous tenons otre travail. Nous n’en voulons pas aux
int鲩maires avec lesquels en d’autres circonstances nous avons d骠 travaill鮍
ais chez les dockers, les avis sont partag鳮 Fallait-il accepter de travailler des
heures suppl魥ntaires dans le contexte actuel? Le d颡t 鴡it ouvert. 렃haque
ann饬 ࠣette p鲩ode nous connaissons un regain d’activit鮠Je pense qu’il
faut dissocier le surplus de travail actuel et les licenciements ࠶enir. Ce sont deux
choses diff鲥ntes xplique un autre docker plus r鳥rv頳ur l’opportunit頤es
heures suppl魥ntaires. Un b魯l qui ne remet pas pour autant en cause la solidarit鍊 des salari鳠de Dieppe Manutention.
Quoi qu’il en soit la semaine pass饬 le Chilean Reefer a dtre
d鴯urn頶ers Anvers par manque de place dans le port de Dieppe. Un comble! Et surtout
une grosse frustration ࠰eine att鮵饠par l’arriv饠mardi apr賭midi du
Southern Harvest en provenance de Tamatave (deuxi譥 ville de Madagascar) avec dans ses
cales une cargaison de litchis. Quant au sister-ship du Chilean, le Peruvian Reefer, il
devait arriver ࠄieppe vendredi en provenance lui aussi de Madagascar avec ࠳on bord,
bananes et ananas.
Mardi, plus de 3800 palettes de litchis ont 鴩 d颡rqu饳 par les dockers,
le tout en deux jours et sans int鲩maires. Reste qu’une rumeur circulait sur la
qualit頤es fruits qui auraient peu appr飩頬e voyage. Des avaries ࠢord du navire
auraient, selon plusieurs sources, fait mr pr魡tur魥nt les fruits
particuli貥ment appr飩鳠en ces f괥s de fin d’ann饮 Mardi, autour de la
cargaison, plusieurs experts et assureurs v鲩fiaient la marchandise au moment du
d飨argement.
Pour les dockers, l’embellie enregistr饠ces derni貥s semaines sur le
port de Dieppe ne doit pas faire oublier que les pr鶩sions pour l’ann饠2006
tourneraient autour de 80000 palettes. Pas de quoi assurer du travail pour tout le monde.
D’ailleurs, le 2 janvier, les responsables de L鯮 Vincent/Sea Invest devraient
relancer les lettres de licenciements aux trente-trois dockers. Juste le temps de passer
No묮
L. H.
Peu d’espoir
pour les dockers,
mais peut-괲e pour le port de commerce…
La strat駩e de Sea Invest
sauvera-t-elle le port de Dieppe?
Lorient et Brest ont ferm鮠Le p transport du
Havre ne compte plus que trois personnes, et des menaces pourraient viser l’antenne
de Boulogne. L’entreprise portuaire g顮te Sea Invest se recentre. Mais Dieppe
n’鴡nt pas sur la liste noire, on peut y voir une lueur d’espoir…
En mꭥ temps qu’elle rachetait L鯮 Vincent ࠬ’automne 2004, son
si觥 de Dieppe, ses antennes de Boulogne, de Bretagne et de M餩terran饬
l’entreprise portuaire belge g顮te Sea Invest se retirait des ports de Brest et
Lorient, 렰our se recentrer sur Nantes - Saint-Nazaire apr賠le rachat de la Sogema (en
2003) C’est ce qu’indique un rapport tr賠complet sur 덊 l’organisation de l’offre de services des ports atlantiques 顬is頩l y a
un an par l’Institut atlantique d’am鮡gement des territoires (IAAT).
Depuis le rachat de L鯮 Vincent, l’antenne de transport havraise de Sea
Invest a 鴩 r餵ite ࠬa portion congrue, avec seulement trois personnes qui la
maintiennent sous perfusion. Des rumeurs inqui鴡ntes que nous n’avons pu v鲩fier
(chez L鯮 Vincent/Sea Invest le silence est la r觬e) font 鴡t d’un
d鳥ngagement ࠂoulogne-sur-Mer de l’op鲡teur belge (dont le si觥 est ࠇand
et qui est omnipr鳥nt dans les ports de Zeebruge et surtout Anvers). Dieppe ne fait pas
partie de cette liste noire, et le rapport de l’IAAT explique la strat駩e des
grands op鲡teurs portuaires qui vise ࠭aintenir une pr鳥nce diss魩n饠sur
l’arc atlantique, afin de r鰯ndre imm餩atement ࠵ne demande et proposer
l’offre la plus diversifi饠࠳es clients.
Certes, cela ne rassurera pas les trente-trois dockers menac鳠de licenciements
(sur quarante-sept) au sein de la filiale Dieppe-Manutention, et l’emploi risque de
n’괲e plus qu’une affaire d’int鲩maires au gr頤es arrivages, mais le
rapport de l’IAAT laisse entendre, par ses explications strat駩ques, que le port de
commerce de Dieppe pourrait survivre bon an mal an.
Deux navires d鲯ut鳠
de Dieppe les 16 et 17
렌es entreprises portuaires comme SDV OPE et Sea Invest
ont adopt頵ne politique de couverture des territoires et de diversification des services
explique l’IAAT. la pr鳥nce dans plusieurs ports leur permet d’괲e au
plus pr賠de leurs clients actuels et de multiplier le nombre de clients potentiels (...)
렄e plus, en cas de risque sur un port (conflit social, outillage en panne, congestion),
l’entreprise portuaire peut d鲯uter le navire sur un autre port olle est
implant饠et assurer la continuit頤e son service, ce qui est un gage de fiabilit頻.
C’est exactement ce qui s’est pass頬a semaine derni貥 ࠄieppe:
les dockers de Dieppe-Manutention refusant l’appel lanc頠 l’int鲩m par
l’op鲡teur, alors que les premi貥s lettres de licenciement arrivaient chez les
trente-trois concern鳬 des bateaux ont 鴩 d鲯ut鳮 Alors que les pr鶩sions de
navires faisaient 鴡t de six bateaux la semaine derni貥, seulement quatre sont
arriv鳮 Ayant eu vent du mouvement d’humeur des dockers, la direction de Sea Invest
a d飩d頤e d鲯uter le Chilean Reefer (attendu le 16 d飥mbre) et le Polar Argentina
(attendu le 17), tous deux charg鳠de bananes et ananas en provenance d’Abidjan. Ils
sont ainsi pass鳠devant le nez de Dieppe, cap au nord-est…
Mais a contrario, une panne ou un mouvement social ࠁnvers, Saint-Nazaire ou
Bordeaux, et c’est Dieppe qui peut en tirer tout b鮩f’... 덊 Aujourd’hui, on estime que le groupe Sea Invest traite directement ou indirectement
(via des participations minoritaires) environ 70 % du trafic de vracs en France ajoute
le rapport de l’Institut atlantique d’am鮡gement des territoires. 렌e jeu de
concentration de l’offre des services portuaires entra aussi des r鯲ganisations
dans l’espace. Ainsi, Sea Invest s’est retir頤es ports de Brest et Lorient
pour se recentrer sur Nantes - Saint-Nazaire Et si l’op鲡teur se retire de
Boulogne, sera-ce pour se recentrer sur Dieppe?…
O.B. |