Journal du 11 octobre 2005

" Rencontrer des artistes est pour moi un euphorisant.
Quand tu reviens dans le monde "r饬", 硠te gonfle ! "

Philippe Dufils, dit "J鳵s", croit au facteur 鴯ile

Il fait partie des 렦igures dieppoises Blouson de cuir, cheveux longs, lunettes fum饳. Celui que tout le monde surnomme 렊鳵s chang頤e look, mais sa passion pour l’univers artistique est, quant ࠥlle, rest饠intacte. Il nous fait part de ses rencontres ࠐaris, de ses exp鲩ences dans le monde du show-biz et de ses projets…

Philippe Dufils est n頠 Dieppe le 11 octobre 1959. Son p貥 est ouvrier d’usine, sa m貥 femme de m鮡ge et ils sont trois enfants ࠬa maison : Philippe et ses deux fr貥s Fran篩s et Alain. L’飯le n’a jamais 鴩 pour lui une priorit鮠C’est pourquoi, apr賠le lyc饠il se dirige vers sa passion : la musique. Batterie, guitare, aucun instrument ne lui r鳩ste. C’est l’鰯que des Stones, de Deep Purple qui seront pour lui une source d’inspiration en plus de Johnny Hallyday, avec qui il sera amen頠 travailler par la suite.

Philippe baigne dans l’esprit rock : cheveux longs, jean moulant, cuir, il a le 렴otal look Sa crini貥 de rocker et sa silhouette svelte ne tarderont pas ͊ attirer la curiosit頤es Dieppois qui le surnommeront 렊鳵s Aujourd’hui, il s’amuse de ce sobriquet, mꭥ s’il pr馨re qu’on retienne son nom de sc讥 렐hil Somerson Nous sommes donc en 1977, et Philippe Dufils ne connapas les rouages du show-biz. Pourtant, il d飩de d’en faire son m鴩er. Il produit lui-mꭥ quelques 45 tours.

Le facteur d飬encheur va arriver en septembre 1992 lors d’un 鶩nement fortuit. Son fr貥 Fran篩s, fan de dessin, envoie un portrait de Jean Gabin ͊ l’occasion de l’ouverture d’un mus饠sur sa carri貥 ࠍ鲩el, en r駩on parisienne. Le portrait retenu, ils sont tous deux convi鳠au vernissage de l’exposition-mus饮 C’est l࠱u’ils rencontrent tout un grand nombre d’artistes comme Mich謥 Morgan, Jean Marais ou Roger Hanin. C’est l’occasion pour Philippe Dufils de cr饲 ses premiers 렧ros ontacts dans le show-biz parisien. Et puis, c’est le grand saut, la mont饠sur Paris : 렃’est ࠣette 鰯que que je pars vivre chez ma tante qui habite la capitale et que j’飵me les offres ࠬ’ANPE du spectacle, quartier R鰵blique. Je cherchais plutdes annonces dans le milieu musical xplique Philippe Dufils. Figurations, silhouettes, play-back t鬩, les agences recherchent des 렧ueules our les sc讥s et les tournages de clips. Et une gueule, Philippe sait qu’il en a une. D’apparition en apparition, il se fait rep鲥r par les directeurs de castings et ne tarde pas ࠩlargir son r鳥au : 렓ur moi, j’avais toujours des photos, mon CV et mes coordonn饳. Mais, en plus de 硬 je comptais beaucoup sur le feeling. C’est gr⣥ aussi ࠧa que j’ai r鵳si ࠭e faire rep鲥r ouligne-t-il.

La rencontre avec Johnny Hallyday

Les tournages de clips avec des artistes comme Charl鬩e Couture ou Dany Brillant, les rencontres faites dans des soir饳 ol se rend sans mꭥ 괲e invit鬠au culot, l’am讥nt en 1994 ࠲ejoindre le club des Desperados, un club d餩頡ux Harley Davidson, cr驠en 1993, par Johnny et bas頠 Aubervilliers (93). Les membres du club r鰯ndent aux noms de Pagny, Favier ou Winter. En effet, Adeline, alors mari饠avec Johnny, a cr驠son Desperados f魩nin. Une aubaine pour Philippe Dufils. La mꭥ ann饬 il part s’occuper de la star dans ses tourn饳. Il s’occupe de l’am鮡gement de sa loge, de ses changements de guitares sur sc讥 comme il le fera pour B.B.King, le blues-man am鲩cain.

De ces moments, il garde une collection impressionnante de clich鳠pris en coulisses ou sur les lieux de tournages. Derri貥 chaque photo, la date et quelques commentaires ; parfois, un num鲯 de t鬩phone. 렊’ai r鵳si ࠩnstaurer un r饬 climat de confiance avec les artistes avec qui j’ai travaill鮠Ils savaient que les photos 鴡ient pour moi et que je n’allais pas les revendre pour faire du profit. Et prendre des photos n’est pas chose simple avec tous les gardes du corps et autres agents ! r飩se l’鴥rnel passionn鮠Quelques noms au passage : Annie Girardot, Pascal Obispo, Yannick Noah, Daniel Auteuil, Andr預ousse, St鰨ane Eicher, Jane Birkin, Pierre Richard, Roy Robby des Platters, l’Abb預ierre… La liste est, vous l’imaginez, bien plus longue. Il poss褥 mꭥ une photo datant de 1994 avec G鲡ld de Palmas qui 鴡it alors venu sur Dieppe pour la photo de son CD deux titres 렓ur la route ix mois avant sa sortie ! Et ne perdez pas votre temps ࠬui demander des anecdotes croustillantes sur les caprices des stars, il ne veut pas casser du sucre sur cet univers de paillettes qu’il id顬ise.

Philippe Dufils a aussi encha les figurations et les silhouettes sur les tournages dont on ne citera que les plus r飥nts : 렐eut-괲e e Klappish (1999) avec Romain Duris, 렌e petit Poucet e Dahan avec Romane Bohringer (2000), 렖atel e Joff頨2003) et Vidocq de Pitof (2004) avec G鲡rd Depardieu. Les tournages avec ce dernier restent pour lui des moments privil駩鳠et inoubliables. Quant aux musiciens, ses pr馩rences vont sans conteste ࠈallyday et Obispo. Il tourne 駡lement des publicit鳠pour la FNAC r顬is饳 par Michel Audiard, pose pour des campagnes d’affichage pour Visual, une cha optique… On peut mꭥ l’apercevoir dans le clip de Johnny Hallyday 렓ang pour sang 1999), dans la sc讥 ol joue au billard ! 렍oi, je crois au 렦acteur 鴯ile Si tu crois en toi, tu peux r鵳sir ࠦaire plein de choses et mꭥ des choses auxquelles tu n’aurais jamais pens頡 d飬are Philippe Dufils. C’est ce qui va se passer en 2001 quand il va frapper ࠬa porte d’une agence de mannequins parisienne. S餵ite par le physique insolite du Dieppois, la directrice de l’agence va faire appel ࠬui pour une s顮ce de photos aux Bal顲es destin饳࠵n magazine de mode italien. Une dizaine de pages sur lesquelles il va poser habill頰ar les plus grands couturiers avec deux mod謥s sur le th譥 de l’esprit rock’n roll.

Philippe toujours dans le m鴩er !

Eternel passionn鬠ce Balance ascendant Balance n’aime pas se poser. Aujourd’hui, cheveux coup鳬 look moins 려estroyed Philippe Dufils a pris 20 kg. C cœur, le musicien n’aime pas s’attacher aux gens et pr馨re se blinder pour s’鶩ter d’鶥ntuelles futures souffrances. Pourtant, le loup solitaire a rencontr頬’amour ࠬa sortie d’un cours d’aquarelle : une rencontre, une fois de plus, dans un cadre artistique. Elle, c’est Claire, une fan de Jean-Jacques Goldman qui vit d’une autre passion : les enfants et exerce le m鴩er de pu鲩cultrice. Depuis deux ans, partag鳠entre leurs passions respectives, ils parviennent ࠡccorder leurs violons.

Philippe garde cependant les pieds sur terre et travaille ࠬa r顬isation de ses projets : un court m鴲age pour 2006 avec Alexis Desseau (l’inspecteur Motta dans 렊ulie Lescaut un 鶥ntuel livre sur ses amis les stars et une chanson sur le th譥 du port de la ceinture de s飵rit鮠Ce dernier projet lui tient particuli貥ment ࠣœur, et il compte notamment proposer le texte ࠌaurent Boyer qui a r飥mment 鴩 victime d’un grave accident de voiture dans lequel il a perdu deux de ses amis. C’est tout le bonheur qu’on peut lui souhaiter en plus d’un joyeux anniversaire, puisque c’est aujourd’hui mꭥ qu’il souffle ses 46 bougies !

Julie Voisin

Les dates cl鳼/strong>

• 1992 : Premier vernissage lors de l’ouverture du mus饠en l’honneur de Jean Gabin on portrait dessin頰ar un de ses fr貥s est retenu pour 괲e expos鮠C’est le facteur d飬enchant de sa passion pour rencontrer des artistes.

• 1994 : Il devient membre du club 렄esperados r饩 par Johnny Hallyday pour les stars passionn饳 de Harley Davidson.

• 2001 : Il part sept jours aux Bal顲es pour poser pour l’un des plus grands photographes de mode. Les clich鳠paraont dans un magazine de mode italien.

• 2003 : Rencontre avec Claire, sa compagne.


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