Journal du 13 d飥mbre 2005

Deux 飯liers de Bracquemont hospitalis鳠ce week-end :
les parents d'鬨ves en col貥

La m鮩ngite frappe Paul et Quentin
ࠂelleville-sur-Mer

Au moins deux nouveaux cas de m鮩ngite ࠭鮩ngocoque ont 鴩 enregistr鳠ce week-end ࠂelleville-sur-Mer. Deux enfants ⧩s de 8 ans et scolaris鳠ࠬ’飯le de Bracquemont. Un vent de panique s’est alors abattu sur les deux villages. Une crainte accentu饠par un probable troisi譥 cas survenu lundi dans le mꭥ secteur g鯧raphique sur un gar篮 de 11 ans.

Que se serait-il pass頳i la m鮩ngite de Paul d鴥ct饠samedi avait 鴩 suivie d’une information plus rapide aupr賠des parents? Son camarade de classe, Quentin, parti en week-end ࠐaris, aurait-il pu 괲e trait頰lus rapidement? Ce sont les questions qui taraudent les parents de l’飯le de Bracquemont oont scolaris鳍 les deux enfants atteints de la m鮩ngite.

Samedi en fin d’apr賭midi, Paul se plaint de maux de t괥 et pr鳥nte les premiers signes de la maladie parmi lesquels vomissements et fi趲e. Les taches caract鲩stiques d’un d颵t de septic魩e (purpura) apparaissent ࠳on arriv饍 aux urgences ࠄieppe vers 16h30. Paul est alors envoy頰ar h鬩copt貥 ͊ l’htal de Rouen, puisque le centre dieppois ne poss褥 pas de r顮imation p餩atrique.

Deux cas peut-괲e trois

A Belleville-sur-Mer, la nouvelle se r鰡nd comme une trae de poudre. Mais les parents de la classe de CE1 ost scolaris預aul estiment avoir 鴩 pr鶥nus trop tardivement. 렉l n’y a pas eu d’information claire de la part de la DDASS et de l’Education nationale. Les premi貥s infos 鴡ient contradictoires. Et le directeur a eu pour consigne de ne rien dire mꭥ si lui se proposait de pr鶥nir les parents. La Direction des affaires sanitaires et sociales devait s’en charger regrette sous le coup de l’魯tion un parent d’鬨ve. Une information qui va tellement tarder que le petit Quentin, camarade de classe de Paul, est d骠 parti en week-end ࠐaris. Lui aussi ressent les mꭥs sympts et se retrouve aux urgences rouennaises, dimanche vers 17 heures. Lࠥncore, silence radio aupr賠des parents qui se d颲ouillent seuls pour se pr鶥nir mutuellement durant le week-end. 렉l y a eu un moment de panique et tous les parents se sont retrouv鳠ࠬa Maison m餩cale, puis ࠬa pharmacie de Dieppe. Mais lୢas, il n’y avait pas assez de m餩caments pour tout le monde. Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas une r鳥rve de m餩caments plus importante, surtout que l’on sait qu’il y a un foyer dans la r駩on ’interrogent la maman d’un 鬨ve et le p貥 d’un autre.

렊e me trouvais aux urgences lorsque Quentin et sa maman sont arriv鳬 dimanche. Je comprends l’魯tion des parents, mais nous n’avons pas perdu de temps. Les pharmacies de garde ont 鴩 approvisionn饳 en cons鱵ence xplique Yves Bloch, directeur de l’htal de Dieppe. Ce n’est d’ailleurs pas l’htal qui est montr頤u doigt par les parents, mais plutla DDASS charg饍 de contacter les familles… lundi matin alors que le directeur de l’飯le se proposait de le faire d賠samedi apr賭midi. Et c’est ce flou sur la d馩nition des 렰ersonnes contacts ui agace les familles des victimes.

D鳩nformation! C’est le mot qui revient le plus souvent dans la bouche des parents en col貥 et inquiets. Une inqui鴵de renforc饠par la multiplication des cas ces derniers mois. 렌es urgences ont appel頬’inspection d’acad魩e, qui a contact頬e directeur de l’飯le. Mais celui-ci a 鴩 mis au secret et les parents n’ont eu aucune information 鮯nce un autre p貥 de famille qui se demande pourquoi tout le monde n’a pas re絠le traitement pr鶥ntif au sein de l’飯le de Bracquemont. Lundi matin, l’鴡t de sant頤e Paul 鴡it semble-t-il stabilis鮠Pour Quentin, il faudra encore attendre pour en savoir plus, mais les deux enfants devraient rejoindre l’htal de Dieppe rapidement. Une attente toujours trop longue pour des parents fatigu鳠et angoiss鳠par deux longues journ饳 d’incertitude. Mais ࠄieppe, un cas de m鮩ngite en chasse souvent un autre. Lundi matin on apprenait qu’un enfant ⧩ de 11 ans 鴡it ࠳on tour admis ͊ l’htal pour une suspicion de m鮩ngite. Il vivrait dans le mꭥ secteur g鯧raphique que Paul et Quentin.

L.H.

Qui doit pr鶥nir les familles en cas de m鮩ngite?

Urgence, DDASS, inspection d’acad魩e, communes. Qui doit assurer la communication avec les familles lorsqu’un cas de m鮩ngite est av鲩? Visiblement la r鰯nse n’est pas tranch饮 Et lorsqu’un enseignant se propose de v騩culer lui mꭥ l’information, les urgences lui r鰯ndent: laissez faire la DDASS ! C’est cette cha de reponsabilit鳠(que chacun se renvoie volontiers) qui agace les parents d’鬨ves.

Mais ࠬa mairie de Belleville dont sont originaires les deux enfants touch鳍 le week-end dernier, on relativise la lenteur administrative point饠du doigt. 렉l existe une cha de responsabilit鳮 La vraie question est de savoir qui doit intervenir et quand. Je pense que sur cette affaire-lଠle circuit ne pouvait pas aller plus vite stime le maire de Belleville-sur-Mer, Daniel Joffroy. Mais l’鬵 a tout de mꭥ d飩d頤e provoquer rapidement une r鵮ion de concertation sur le sujet avec tous les partenaires, afin d’飯uter les familles. 렉l faut savoir que certains parents ne laissent pas toujours leurs num鲯s de t鬩phone pour des raisons de confidentialit頻 note au passage l’鬵. Pour Paul et Quentin en revanche les num鲯s 鴡ient connus. 렍ais Quentin et ses parents 鴡ient ࠐaris et nous n’avions pas leur num鲯 de portable r飩se-t-on du c de la municipalit鍊 de Belleville. Reste qu’un tel probl譥 sanitaire ne peut 鶩demment pas d鰥ndre d’une seule commune.


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