| Au moins deux nouveaux cas de
m鮩ngite ࠭鮩ngocoque ont 鴩 enregistr鳠ce week-end ࠂelleville-sur-Mer. Deux
enfants ⧩s de 8 ans et scolaris鳠ࠬ’飯le de Bracquemont. Un vent de panique
s’est alors abattu sur les deux villages. Une crainte accentu饠par un probable
troisi譥 cas survenu lundi dans le mꭥ secteur g鯧raphique sur un gar篮 de 11 ans. Que
se serait-il pass頳i la m鮩ngite de Paul d鴥ct饠samedi avait 鴩 suivie
d’une information plus rapide aupr賠des parents? Son camarade de classe, Quentin,
parti en week-end ࠐaris, aurait-il pu 괲e trait頰lus rapidement? Ce sont les
questions qui taraudent les parents de l’飯le de Bracquemont oont scolaris鳍
les deux enfants atteints de la m鮩ngite.
Samedi en fin d’apr賭midi, Paul se plaint de maux de t괥 et pr鳥nte
les premiers signes de la maladie parmi lesquels vomissements et fi趲e. Les taches
caract鲩stiques d’un d颵t de septic魩e (purpura) apparaissent ࠳on arriv饍
aux urgences ࠄieppe vers 16h30. Paul est alors envoy頰ar h鬩copt貥 ͊ l’htal de Rouen, puisque le centre dieppois ne poss褥 pas de r顮imation
p餩atrique.
Deux cas peut-괲e trois
A Belleville-sur-Mer, la nouvelle se r鰡nd comme une
trae de poudre. Mais les parents de la classe de CE1 ost scolaris預aul estiment
avoir 鴩 pr鶥nus trop tardivement. 렉l n’y a pas eu d’information claire
de la part de la DDASS et de l’Education nationale. Les premi貥s infos 鴡ient
contradictoires. Et le directeur a eu pour consigne de ne rien dire mꭥ si lui se
proposait de pr鶥nir les parents. La Direction des affaires sanitaires et sociales
devait s’en charger regrette sous le coup de l’魯tion un parent
d’鬨ve. Une information qui va tellement tarder que le petit Quentin, camarade de
classe de Paul, est d骠 parti en week-end ࠐaris. Lui aussi ressent les mꭥs
sympts et se retrouve aux urgences rouennaises, dimanche vers 17 heures. Lࠥncore,
silence radio aupr賠des parents qui se d颲ouillent seuls pour se pr鶥nir
mutuellement durant le week-end. 렉l y a eu un moment de panique et tous les parents se
sont retrouv鳠ࠬa Maison m餩cale, puis ࠬa pharmacie de Dieppe. Mais lୢas, il
n’y avait pas assez de m餩caments pour tout le monde. Je ne comprends pas pourquoi
il n’y a pas une r鳥rve de m餩caments plus importante, surtout que l’on sait
qu’il y a un foyer dans la r駩on ’interrogent la maman d’un 鬨ve
et le p貥 d’un autre.
렊e me trouvais aux urgences lorsque Quentin et sa maman sont arriv鳬
dimanche. Je comprends l’魯tion des parents, mais nous n’avons pas perdu de
temps. Les pharmacies de garde ont 鴩 approvisionn饳 en cons鱵ence xplique Yves
Bloch, directeur de l’htal de Dieppe. Ce n’est d’ailleurs pas
l’htal qui est montr頤u doigt par les parents, mais plutla DDASS charg饍
de contacter les familles… lundi matin alors que le directeur de l’飯le se
proposait de le faire d賠samedi apr賭midi. Et c’est ce flou sur la d馩nition
des 렰ersonnes contacts ui agace les familles des victimes.
D鳩nformation! C’est le mot qui revient le plus souvent dans la bouche
des parents en col貥 et inquiets. Une inqui鴵de renforc饠par la multiplication des
cas ces derniers mois. 렌es urgences ont appel頬’inspection d’acad魩e, qui
a contact頬e directeur de l’飯le. Mais celui-ci a 鴩 mis au secret et les
parents n’ont eu aucune information 鮯nce un autre p貥 de famille qui se
demande pourquoi tout le monde n’a pas re絠le traitement pr鶥ntif au sein de
l’飯le de Bracquemont. Lundi matin, l’鴡t de sant頤e Paul 鴡it
semble-t-il stabilis鮠Pour Quentin, il faudra encore attendre pour en savoir plus, mais
les deux enfants devraient rejoindre l’htal de Dieppe rapidement. Une attente
toujours trop longue pour des parents fatigu鳠et angoiss鳠par deux longues journ饳
d’incertitude. Mais ࠄieppe, un cas de m鮩ngite en chasse souvent un autre. Lundi
matin on apprenait qu’un enfant ⧩ de 11 ans 鴡it ࠳on tour admis ͊ l’htal pour une suspicion de m鮩ngite. Il vivrait dans le mꭥ secteur
g鯧raphique que Paul et Quentin.
L.H.
Qui doit pr鶥nir les familles en
cas de m鮩ngite?
Urgence, DDASS, inspection d’acad魩e, communes. Qui
doit assurer la communication avec les familles lorsqu’un cas de m鮩ngite est
av鲩? Visiblement la r鰯nse n’est pas tranch饮 Et lorsqu’un enseignant se
propose de v騩culer lui mꭥ l’information, les urgences lui r鰯ndent: laissez
faire la DDASS ! C’est cette cha de reponsabilit鳠(que chacun se renvoie
volontiers) qui agace les parents d’鬨ves.
Mais ࠬa mairie de Belleville dont sont originaires les deux enfants touch鳍
le week-end dernier, on relativise la lenteur administrative point饠du doigt. 렉l
existe une cha de responsabilit鳮 La vraie question est de savoir qui doit
intervenir et quand. Je pense que sur cette affaire-lଠle circuit ne pouvait pas aller
plus vite stime le maire de Belleville-sur-Mer, Daniel Joffroy. Mais l’鬵 a
tout de mꭥ d飩d頤e provoquer rapidement une r鵮ion de concertation sur le sujet
avec tous les partenaires, afin d’飯uter les familles. 렉l faut savoir que
certains parents ne laissent pas toujours leurs num鲯s de t鬩phone pour des raisons
de confidentialit頻 note au passage l’鬵. Pour Paul et Quentin en revanche les
num鲯s 鴡ient connus. 렍ais Quentin et ses parents 鴡ient ࠐaris et nous
n’avions pas leur num鲯 de portable r飩se-t-on du c de la municipalit鍊 de Belleville. Reste qu’un tel probl譥 sanitaire ne peut 鶩demment pas d鰥ndre
d’une seule commune. |