Journal du 25 novembre 2005

Neuville-l賭Dieppe, en mars 2002
Une nourrice accus饠d'avoir secou頵n b颩

Des examens r顬is鳠en mars 2002 sur un nourrisson de 5 mois ont r鶩l頱u’il souffrait du syndrome du b颩 secou鮠Les soup篮s se sont d’abord port鳠sur les parents puis vers la nounou qui a admis l’avoir 뢡lanc頤’avant en arri貥?ur le calmer.

Elle 鴡it assistante maternelle depuis 1994 et a dit ࠬa barre du tribunal correctionnel, mardi apr賭midi, n’avoir 렪amais eu de probl譥s avec les autres enfants dont elle a eu la charge ?epuis les faits, qualifi鳠de violences volontaires sur mineur, son agr魥nt lui a 鴩 retir鮠Cette Neuvillaise de 49 ans ne comprend toujours pas ce qui lui arrive, elle se dit incapable d’avoir voulu faire du mal au b颩.

La nounou a ni頬es faits du bout des l趲es, admettant tout au plus avoir voulu 렣almer le nourrisson en le balan确t doucement d’avant en arri貥, mais sans le secouer violemment ?u moment de sa garde ࠶ue, elle avait cependant d飬ar頱u’elle l’avait 렵n peu secou頤ans un moment d’鮥rvement ?small>

Il reste cependant les preuves cliniques et une expertise m餩cale qui a confirm頬es conclusions du premier m餥cin. Le b颩 a subi deux 鰩sodes de ce type de violences.

La nounou de son c?explique que le nourrisson a eu une premi貥 fois des convulsions et qu’elle l’avait secou頰our le ranimer. Puis elle a soulign鍊 qu’il s’agissait d’un b颩 difficile, col鲥ux et toujours en train de pleurer. 렌e moins qu’on puisse attendre de quelqu’un qui est pay頰our garder des enfants, c’est la m鴨ode de la douceur! ? soulign頬e pr鳩dent du tribunal. Le fait que peu apr賠les faits, elle soit all饠voir son m餥cin pour savoir ce qu’鴡it le syndrome du b颩 secou鬠d鮯te aussi une attitude 鴲ange.

L’avocat des parents, partie civile, a signal頱ue leur b颩 avait 鴩 hospitalis頵ne premi貥 fois en janvier pour une gastro-ent鲩te aigu렺 렌e m餥cin avait d骠 constat頱ue le b颩 avait une fontanelle bombante. Le comportement de la pr鶥nue a troubl頬es enqu괥urs. En fait, elle s’est toujours pr鯣cup饠plus des cons鱵ences que cela avait pour elle que de la sant頤e l’enfant ?’avocat a demand頠 ce que les faits de violences volontaires soient retenus, 렬e syndrome du b颩 secou頥st un abus commis ࠬ’駡rd des enfants et ࠣhaque fois c’est pareil, c’est pour faire taire un b颩 ? a-t-il d飬ar頥n sollicitant une provision de 5000 e pour chacun des parents et un renvoi sur int鲪ts civils. 렌’enfant va bien aujourd’hui, mais le pronostic est incertain quant aux s鱵elles ࠶enir, notamment au niveau de la vue ?small>

Le parquet a confirm頬e point de vue de la partie civile : 렌’agacement n’excuse pas ce genre de violences, quand bien mꭥ elle ne souhaitait pas faire de mal au b颩 ?/small>

Douze mois de prison avec sursis ont 鴩 requis ࠬ’encontre de la nourrice ainsi que l’interdiction d’exercer l’activit頤’assistante maternelle.

Me Gazeau pour la d馥nse s’est insurg饠contre le fait que l’on souhaitait dresser de sa cliente un portrait malveillant. 렃’鴡it des gestes de secours qu’elle a port鳠ࠬ’enfant et non d’agression. Elle dit que l’enfant a eu des convulsions, et il existe des cas rares d’h魯rragies r鴩niennes dues ࠣes malaises ?u tribunal de d鴥rminer si oui ou non la nounou est coupable. Il donnera son d鬩b鲩 le 13 d飥mbre prochain.

M.P.


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