| Le commissaire Marcel Guillaume,
vedette de la PJ des ann饳 1910 ࠱937, a inspir頬e commissaire Maigret , selon son
auteur Georges Simenon. L’餩teur dieppois Olivier Fr颯urg a retrouv頬es
m魯ires de cet adepte de la police ࠬ’ancienne, qui est notamment pass頰ar
Dieppe pour traquer la bande ࠂonnot. C’est LE livre qui
fait parler de lui en ce moment : les m魯ires du commissaire Marcel Guillaume viennent
d’괲e publi饳 par l’餩teur dieppois Olivier Fr颯urg . Ce 렦lic ͊ l’ancienne au contact des meurtriers et parfois compatissant, a notamment
inspir頇eorges Simenon pour dresser le portrait de son illustre Maigret.
Bien que fumeur de cigarette et non de pipe, 鬡nc鬠costaud et moustachu
plutque rondouillard et flegmatique comme Maigret, amateur de jolies femmes ͊ l’inverse du fid謥 commissaire de la fiction de Simenon qui rejoint madame dans le
lit conjugal tous les soirs, Guillaume est cependant ce flic de la vieille 飯le qui a
inspir頬’auteur belge de romans policiers. L’as de la PJ essaie de comprendre
la psychologie du criminel, va au contact (et parfois mꭥ au 렣arton ans le cas de
la bande ࠂonnot) et fait toujours preuve d’un grand humanisme, exactement comme
Maigret.
Les m魯ires de Marcel Guillaume ont 鴩 publi饳 sous forme de feuilleton
dans le journal Paris-Soir, mais jamais 餩t饳 sous la forme d’un livre.
C’est ce livre que publient cette semaine les 餩tions des Equateurs de
Sainte-Marguerite-sur-Mer, dont certains passages – comme la traque de la bande ͊ Bonnot, passent par Dieppe.
A Dieppe pour d骯uer la
police
La bande ࠂonnot, Landru, Violette Nozi貥s,
l’affaire Stavisky : au centre des ces affaires qui ont passionn頬e public avide
d’affaires criminelles au d颵t du XXe si裬e et entre les deux guerres, il y a le
commissaire Marcel Guillaume, jeune 鰩cier d’Epernay dont le r궥 de devenir
policier se concr鴩sera ࠬa c鬨bre PJ de Paris r飥mment cr驥, au point
qu’il sera le flic le plus populaire du 36 quai des Orf趲es.
Sa carri貥 d魡rre aux cs de 렍onsieur ouin, chef de la st鬍
puis de Xavier Guichard et du pr馥t L鰩ne, dans un bain de sang : la traque sans
piti頥n 1911-1912 de la bande d’anarchistes sans foi ni loi group饠autour de
Jules Bonnot. L’assaut du pavillon de Choisy-le-Roi au cours duquel Bonnot fut tu鬍
celui du Moulin-Rouge ࠎogent-sur-Marne qui vit l’arrestation de 덊 Raymond-la-Science Soudy et les autres, il en 鴡it.
Il vint aussi ࠄieppe, oa bande avait lanc頵ne fausse piste pour faire
croire aux 렣ond鳠u’elle avait pris la fuite pour l’Angleterre apr賠le
meurtre d’un encaisseur rue de Provence ࠐaris le 20 d飥mbre 1911. 렌’auto
file puis stoppe devant une borne. Ils voulaient aller ࠂeauvais. Bonnot s'est tromp鍊 et a pris la route de Dieppe raconte Marcel Guillaume dans ses m魯ires.
Voiture incendi饠et retour ͊ Paris en train
렁llons ࠄieppe. La police nous croira en Angleterre,
dit Callemin Raymond-la-Science, NDLR), poursuit le mod謥 de Maigret dans ces
m魯ires exhum饳. 렖ers 4 heures, ils s’arr괥nt dans un village, font
provision de pain et de chocolat. A 5 heures et demie, ils ach败nt un bidon d’huile
sur la route. Mais le moteur a des rat鳮 L’auto s’arr괥, c’est la
panne. Le soir vient. Ils fouillent la route avec leurs lanternes 鬥ctriques et ne
voient que de la boue. Ils d飯uvrent des falaises, la mer. Le vent roule le chapeau de
Callemin, l’emporte. Que vont-ils devenir ? Ils voient les lumi貥s de Dieppe/small>
Il n’y resteront pas longtemps. 렍ettons le feu ࠬa voiture, dit
Callemin poursuit Guillaume dans son r飩t. 렏n pourrait nous voir, dit Garnier qui
tremble de plus en plus. C’est la fin de leur odyss饮 Personne ne les remarque dans
Dieppe. Ils prennent quatre billets pour Paris, essaient de dormir. En route, ils
ach败nt La Patrie et lisent un titre : 렌’audace des bandits Ce passage ͊ Dieppe de la bande ࠂonnot ne restera pas ignor頤es Dieppois, qui ne sauront pourtant
pas tout de suite qu’il s’agit de la fameuse bande. La Vigie de l’鰯que
(anc괲e des Informations Dieppoises) fait mention d’un 렣rime audacieux voir
encadr马 mais ne sait rien de ses auteurs. Il faudra attendre que le commissaire raconte
cette partie du feuilleton dans Paris-Soir pour savoir que Jules Bonnot & Cont
venus chez nous.
O.B.
렍es grandes enqu괥s criminelles, m魯ires du commissaire Guillaume, de
la bande ࠂonnot ࠬ’affaire Stavisky collection Histoire aux 餩tions des
Equateurs. En vente 21,90 euros ࠰artir de cette semaine.
Dans La Vigie du 26 d飥mbre 1911
:
렁utour d’un crime audacieux strong>
Voilࠣe que relatait La Vigie de Dieppe, anc괲e des
Infos, six jours apr賠le meurtre de la rue de Provence :
렏n a retrouv頬’automobile, mais pas les bandits. Quelle audace ! En
plein Paris, dans une rue de Montmartre tr賠anim饬 ce gar篮 de banque, Ernest Caby,
attaqu頳oudain par un individu qui lui loge deux balles de revolver dans la poitrine,
s’empare de son portefeuille et saute dans une automobile qui, avec quatre autres
complices, s’鬯igne aussit C’est inou﮼/small>
Les mis鲡bles arrivaient ࠄieppe le soir mꭥ et le lendemain on retrouvait
abandonn饬 au Bas Fort-Blanc, l’auto qui les avait emmen鳬 une jolie
Delaunay-Belleville vol饠six jours plus t࠵n habitant de Boulogne-sur-Seine. Que
sont-ils devenus depuis ? On n’en sait absolument rien. Les retrouvera-t-on ?
C’est peu probable, s’ils appartiennent comme tout le laisse ࠣroire, ͊ quelqu’une de ces redoutables associations internationales dont les ressources,
l’audace et l’habilet頤骯uent r駵li貥ment la bonne volont頤es
policiers/small>
Apr賠avoir 鶯qu頵ne autre affaire de vols de diamants ࠒouen commise
vingt ans plus tet au sujet de laquelle un policier avouait son impuissance malgr頳a
connaissance des auteurs, le journaliste de La Vigie conclut : 렏n en sait un peu moins
pour les bandits qui ont op鲩 ࠍontmartre. Il y a donc bien peu d’espoirs de les
voir tomber un jour entre les mains de la justice. La seule pens饠consolante, c’est
que le gar篮 de recettes qui a 鴩 victime de cette odieuse agression ne succombera
probablement pas ࠳es blessures
En cela, le journaliste se trompait : quatre mois plus tard, le 29 avril 1912,
Bonnot est abattu par la police ࠃhoisy-le-Roi, puis suite ࠬ’assaut de
Nogent-sur-Marne, 21 accus鳠comparaont aux assises de la Seine en f鶲ier 1913.
Une autre affaire ࠄieppe
Bien qu’il n’y soit pas venu ࠣette occasion, le
commissaire Guillaume/Maigret reparle de notre bonne ville dans ses m魯ires. C’est
ࠬ’occasion de l’affaire Lep貥, cet homme qui fut accus頤’avoir, le
17 avril 1931, tu頳a maesse dans un hl de la rue Troyon, ࠐaris, alors
qu’il semble selon Guillaume que celle-ci soit d飩d饠de mort naturelle
(鴯uffement ?) suite ࠵n repas, Lep貥 s’鴡nt content頤e prendre la fuite
pour ne pas mettre son couple en p鲩l, et ayant eu ensuite l’intention de se
suicider en compagnie de sa femme l駩time qui le souhaitait de longue date.
Guillaume cite ainsi la confession de Lep貥 : 렎ous avions d飩d頤epuis
longtemps d’aller mourir ࠄieppe. Nous parts pour la gare Saint-Lazare.
L’heure du train 鴡it pass饠; il nous fallut coucher dans un hl. C’est
de l࠱ue j’ai 飲it au commissaire de police. Le lendemain, nous 鴩ons ͊ Dieppe. A Dieppe, nous nous disput⭥s ; ma femme voulait se jeter dans la mer : je
pr馩rais le revolver. Pour d飩der, nous nous rabatts sur Rouen /small> |