| Un coup de fil au maire de Belleville
oabitent les deux jeunes victimes de la m鮩ngite mais pas au maire de Bracquemont
oont pourtant scolaris鳠Paul et Quentin. L’htal de Dieppe qui enjoint le
directeur de l’飯le de Bracquemont d’attendre que la DDASS s’en charge
(deux jours plus tard). Une pharmacie assi駩e par des parents qui attendent deux heures
pour recevoir un antibiotique d’un pharmacien de garde qui n’a pas 鴩
pr鶥nu : la DDASS a d鰯ndre de ces dysfonctionnements jeudi soir ࠬa salle des
f괥s de Bracquemont. Paul et Quentin, huit ans, sont gu鲩s.
Tant mieux. L’鰯uvantable m鮩ngite ࠭鮩ngocoque de type B et de souche
P1-7.16 qui a tu頣inq enfants, adolescents ou b颩s depuis le d颵t de l’ann饍
autour de Dieppe, n’aura heureusement pas 鰩ngl頤eux victimes de plus ࠳on
terrible palmar賮 Mais l’affaire de ces deux cas, samedi 17 d飥mbre pour Paul et
dimanche 18 pour Quentin, a provoqu頵ne 鮯rme pagaille C’est afin d’en
parler que la Direction d鰡rtementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) a
organis頵ne r鵮ion en collaboration avec le maire de Bracquemont, Michel Maisonneuve,
jeudi soir ࠬa salle des f괥s.
렓ouhaitez-vous changer l’organisation de la DDASS apr賠ce qui
s’est pass頿 ance de but en blanc une m貥 en d颵t de r鵮ion. 렏ui
r鰯nd sans ambages Jean-Luc Bri貥, directeur de la DDASS de Seine-Maritime. On verra,
et on l’esp貥, car l’explication administrative de 렬a gestion du week-end,
avec une seule personne d’astreinte qui re篩t un appel d’un m餥cin signalant
un cas et qui doit en priorit頰r鶥nir les cas secondaires, appel鳠sujets contacts n’a 鶩demment pas satisfait les deux cents personnes remont饳, mais calmes et
courtoises, qui sont venues entendre ces explications.
Il faut d’ailleurs reconnae ࠊean-Luc Bri貥, aux m餥cins de la
DDASS Mmes Sesbou頥t Bohic, et au directeur de l’htal Yves Bloch, le courage de
venir assumer leurs responsabilit鳠face ࠤes parents l駩timement inquiets, et qui
auraient pu se montrer beaucoup plus agressifs.
Car le couac du week-end des 17 et 18 d飥mbre restera dans les annales des
b鶵es dans la cha de l’information. Rappelons bri趥ment les faits : samedi 17
au matin, Paul, un petit Bellevillais de huit ans, est touch頰ar les sympts. Il
quitte l’飯le de Bracquemont et se rend dans l’apr賭midi ࠬ’htal
oe m餥cin d鴥cte une m鮩ngite ࠭鮩ngocoque de type B, la plus grave, celle
avec les fameuses t⣨es rouges appel饳 purpura fulminans.
Confusion entre Belleville et
Bracquemont
Paul est transport頰ar h鬩copt貥 en r顮imation au
CHU de Rouen, et le m餥cin d’astreinte de la DDASS lance la cha de pr鶥ntion.
Mais c’est le week-end, et la doctoresse est toute seule. Comme Paul habite
Belleville, elle appelle le maire. Mais celui-ci n’est pas joignable. C’est sa
secr鴡ire, Mme Larchev걵e, qui prendra l’affaire en mains. Le temps passe, et ͊ Bracquemont le t鬩phone arabe se met ࠦonctionner ࠶itesse grand V. Car c’est
ࠂracquemont – et pas ࠂelleville – que Paul est scolaris鮼/small>
Le maire de Bracquemont sera aussitalert頰ar cette mobilisation de ses
concitoyens et un coup de fil de Mme Larchev걵e. Mais il ne le sera que le lendemain
matin, dimanche, seulement officiellement par la DDASS. Il appelle alors la pr馥cture
pour demander s’il doit pr鶥nir les parents – comme le directeur de
l’飯le l’avait fait la veille avec l’htal – mais on lui r鰯nd
que 렮on, la DDASS g貥 En fait, la DDASS ne sera l࠱ue le lundi matin, one
r鵮ion de crise est organis饠ࠬ’飯le de Bracquemont.
Faute d’info, les parents des autres 鬨ves de Bracquemont investissent
sans attendre la pharmacie de garde de Dieppe. Oe pauvre pharmacien assailli ࠲2 h
30 (et pas pr鶥nu par la DDASS !) a le stock pr鶵 d’antibiotiques, mais les
quinze lots ne sont pas suffisants pour satisfaire tout le monde. Certains parents en
seront r餵its ࠰artager le pr飩eux m餩cament avant que, vers 1 heure, la pharmacie
de l’htal parvienne ࠣontenter tout le monde. Enfin, pendant ce temps, il y a
en r駩on parisienne un petit Quentin qui est dans la classe de Paul et dont les parents
n’ont pas 鴩 pr鶥nus : il souffre lui aussi de m鮩ngite avec purpura, et
rejoindra Paul en r顮imation ࠒouen…
O.B.
렁dapter les protocoles et
pourquoi pas une cellule de crise ?
Les enfants ont eu l’info lundi matin, mais pas nous
les parents. Or mon m餥cin m’a dit que mon fils 鴡it sujet contact lance une
m貥 jeudi soir dans la salle des f괥s de Bracquemont. 렑u’appelez-vous sujet
contact ? interroge une deuxi譥 (Il faut avoir 鴩 ࠭oins d’un m贲e du
malade et avoir re絠de nombreux postillons ou s’괲e embrass鬠car la bact鲩e
est log饠dans la gorge, NDLR. Au passage, Paul et Quentin, les deux victimes, … ne
se cyaient pas).
렓i vous ne soignez pr鶥ntivement que les proches ou les 鬨ves de la
classe du malade, vous passez ࠣ d’un certain nombre. Car si les petits
Bellevillais vont ࠬ’飯le ࠂracquemont, ils mangent ࠬa cantine comme dans le
car scolaire, ࠂelleville, et ࠬa cantine on a tout loisir de s’飨anger des
postillons affirme une troisi譥. 렐ourquoi n’y a-t-il pas d’urgences
p餩atriques ࠄieppe demande une quatri譥. Autant d’inqui鴵des l駩times,
car face ࠬa situation anormale du nombre de cas sur Dieppe (on parle
d’hyper-end魩e, mais la DDASS admet qu’elle doit se comporter comme s’il
s’agissait d’une 鰩d魩e), les proc餵res administratives lourdes
habituelles doivent tomber. 렎ous allons analyser tout ce que vous nous avez dit, et
nous vous communiquerons la synth賥 conclu le Dr Claire Sesbou鬠directrice
adjointe de la DDASS et sp飩aliste de la m鮩ngite. 렎ous allons am鬩orer nos
communications avec les enseignants, les 鬵s locaux, l’htal et la sant鍊 scolaire Et Jean-Luc Bri貥 d’ajouter que, 렦ace ࠬa situation particuli貥
de Dieppe, il faut que nous adaptions nos protocoles Et pourquoi pas une cellule de
crise inter-administrations sous l’駩de du pr馥t ?
O.B. |