| Les foires à ´out attirent. Depuis
plusieurs ann饳, vide-greniers, brocantes, braderies et r餥ries prolif貥nt un peu
partout en France. La loi Dutreil parue le 3 aoû´ dernier, r餵it à ¤eux manifestations
dans l’anné¥ et au territoire de la commune de l’exposant ces foires à ´out de
plus en plus s餵isantes. L’objectif 鴡nt de donner un coup de frein aux abus des
professionnels. Le monde des vide-greniers est en train de
muter. Petit à °etit le lé§©slateur tente de limiter les abus enregistré³ ces
derni貥s ann饳. Les brocanteurs semi-professionnels qui se font passer pour des
particuliers ne pourront plus s’exon鲥r des charges et taxes. Le d飲et
d’application qui devrait voir le jour à ¬a rentré¥ a pour but de limiter à ¤eux
fois par an et seulement sur le territoire de la commune de l’exposant, ces ventes au
d颡llage d’objets personnels et usag鳮
En France, plusieurs milliers de vide-greniers sont recensé³ chaque ann饬 et
animent villages et quartiers, le dimanche aprè³midi. Une sortie plutô´ agré¡¢le oùŠ chacun a sa technique pour d鮩cher l’objet rare.
Comment
repé²¥r les pros ?
Il y a ceux qui d颡rquent à £inq heures du matin, la
tê´¥ plongé¥ dans les cartons des exposants et ceux qui viennent en famille au cours de
la journé¥ et en fonction de la mé´©o. Quoi qu’il en soit, la plupart des affaires
se font surtout dans les trois premi貥s heures de la matin饮 Ensuite, c’est le
coup de cœur qui fait le reste.
Mais au milieu des exposants amateurs, se glissent souvent des
semi-professionnels b鮩ficiant de la complaisance d’une poigné¥
d’organisateurs. Sur les foires à ´out, les places sont chè²¥s et souvent
straté§©ques. Alors pas question de se retrouver en fin de parcours, là ¯ù °ersonne ne
va jamais. En r餵isant le nombre de vide-greniers par habitant, la loi voudrait pouvoir
faire le tri dans ce grand d颡llage. Seulement voilଠen limitant la participation des
r鳩dents, la loi ne risque-t-elle pas aussi de r餵ire de fa篮 cons鱵ente le nombre
de ces braderies ? ë uparavant, nous avions droit à µne foire dans le canton et une
autre à ¬â€™ext鲩eur pour une mê¥ personne. Pour un couple, l’homme et la
femme pouvaient multiplier les inscriptions par deux û¬ explique un organisateur de la
ré§©on qui se plie à ´outes les r觬es en vigueur. ë Œes associations ont droit de
d颡ller si le but est non lucratif mais il y a parfois des abus. J’en connais qui
font toutes les brocantes tous les week-ends û¬ pr飩se-t-il.
A Arques-la-Bataille par exemple, sept foires à ´out sont programm饳 dans
l’ann饮 Si une partie d’entre-elles venaient à ¤isparaî´²e il faudra
rivaliser d’imagination pour financer les associations. Et si le nombre de
vide-greniers venait à ¤iminuer, c’est aussi la source mê¥
d’approvisionnement des brocanteurs professionnels qui serait tarie. Bref la loi ne
devrait pas faire que des heureux à oins que son application soit plus d鬩cate ÍŠ faire respecter. Les exposants semi-professionnels sont aussi improbables à ¤é®©cher
qu’une v鲩table armoire normande à ±0 euros. Malgré ´out, il existe quelques
moyens pour repé²¥r les faux habitants du quartier et vrais pros de la chine. Dè³ les
premi貥s heures du jour, ils montent leur stand rutilant en un quart d’heure montre
en main. Les prix affiché³ sur les é´©quettes sont souvent sans appel. Et pas question
de n駯cier (ce qui est pourtant le principe mê¥ de la chine). Les plus malins (ou les
moins imaginatifs) sont mê¥ capables de vous affirmer qu’ils tiennent tous ces
objets du grenier de la grand-mè²¥ disparue. Condolé¡®ces.
L.H.
Ce que dit la loi
La loi Dutreil parue dans le code du commerce pr飩se la
r駬ementation en vigueur : ë Œes particuliers non inscrits au registre du commerce et
des socié´©s sont autorisé³ à °articiper aux ventes au d颡llage en vue de vendre
exclusivement des objets personnels et usagé³ deux fois par an au plus à £ondition
qu’ils aient leur domicile ou leur r鳩dence secondaire dans la commune,
l’intercommunalité ¯u l’arrondissement dé°¡rtemental û®¼/small>
Quant aux particuliers participants, ils devront comme auparavant ê´²e inscrits
sur un registre tenu à ªour par l’organisateur (nom, adresse et num鲯
d’immatriculation du v騩cule) qui doit le garder à ¬a disposition des services de
police ou de gendarmerie. |