Journal du 1er novembre 2005

La CFDT s'inquiè´¥ de la dé§²adation sociale
sur le bassin dieppois

40 licenciements individuels en juillet et aoû´¼/b>

En juillet et aoû´ dernier, quarante licenciements individuels ont é´© d鮯mbré³ par la CFDT sur le bassin d’emploi dieppois. Selon l’organisation syndicale, ë ¬a plupart de ces licenciements ont é´© abusifs û ¥t ë £ertains employeurs n’h鳩tent pas à ©ntimider leurs salarié³ û®¼/small>

Regma Solutions ou Palace Parfums hier, Dieppe Manutention ou L鯮 Vincent aujourd’hui. D賠que les licenciements ou menaces de licenciement touchent plus d’une dizaine de personnes, le grand public en est largement inform頶ia les manifestations des salari鳠et les m餩as. Mais qu’en est-il des licenciements individuels qui passent g鮩ralement inaper絳 ?

C’est la question aujourd’hui pos饠par la CFDT qui s’inqui败 de la d駲adation sociale qui touche le bassin d’emploi dieppois.

Forte pression morale

En juillet et aoû´ dernier, l’organisation syndicale a comptabilisé °as moins de quarante licenciements individuels. ë ais nous supposons bien é¶©demment qu’il y en a eu plus. Quand nous annon篮s le chiffre de quarante, ce sont quarante personnes qui ont demandé ®otre soutien. Mais combien d’autres dans le mê­¥ temps ont é´© licenci饳 sans oser se d馥ndre ? û¬ souligne Sylvain Bienaimé¬ repré³¥ntant local de la CFDT.

Car ë ¤ans la plupart des cas, pr飩se Sylvain Bienaim鬠les personnes ont subi de grandes pressions morales avant d’괲e licenci饳. Et quand elles sont cong餩饳, elles se sentent tellement soulag饳, qu’elles ne veulent plus entendre parler de leur employeur et renoncent à ´oute poursuite. Cela est d’autant plus vrai dans les zones rurales où ¬es salarié³ se sentent davantage isolé³ û®¼/small>

Salari饳 d’une mê­¥ entreprise commerciale du pays de Bray, deux jeunes femmes pourtant ont bravé ¬eur crainte pour d鮯ncer la ë ´yrannie de leurs patrons ûŠ et le licenciement abusif de l’une d’elles. En deuxiè­¥ anné¥ d’apprentissage, la plus jeune s’est vu ë ²abaisser tous les jours un peu plus û °ar ses employeurs. Et lorsqu’elle a osé ¤emander qu’ils lui paient ses heures supplé­¥ntaires, ë ©ls m’ont ré°¯ndu que si je n’鴡is pas contente, je pouvais toujours prendre la porte pour aller travailler ailleurs, raconte-t-elle. Le problè­¥, c’est qu’ils trant pour me r鳩lier mon contrat. Du coup, je suis pieds et poings lié³ à ¥ux et je ne peux pas trouver de nouvel employeur alors que je dois passer mon examen professionnel à ¬a fin de l’ann饠û®¼/small>

Sentiment d’injustice

Jeune mè²¥ de famille, sa collè§µe a é´© r飥mment licenci饮 렊’avais pris un congé °arental en accord avec mes patrons. Pendant six mois, j’ai perçµ mon salaire et le complé­¥nt de la caisse d’allocations familiales. Un mois avant ma reprise, mes employeurs m’ont fait savoir que je ne faisais plus partie du personnel car je ne leur avais pas envoyé ¤e courrier recommandéŠ leur annonç¡®t que je prenais un congé °arental û¬ explique-t-elle. Licenci饠pour abandon de poste, une faute grave, la jeune maman n’a perçµ aucune indemnit鮼/small>

Aujourd’hui, les deux jeunes femmes font partie des quarante personnes qui ont d飩dé ¤e braver la loi du silence et d’engager des poursuites pour obtenir ré°¡ration. ë ƒar non seulement notre sentiment d’injustice est grand, mais nous savons maintenant avec nos exp鲩ences respectives que nous ne sommes pas des cas isolé³ : il n’est pas si rare que des salarié³ aient à ³ubir des pressions morales importantes de la part de leur patron û¬ soulignent-elles.

M. DS. 


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