| Bottes en caoutchouc marron et long
manteau noir, Mireille Darc est avant tout une femme simple fascin饠et fascinante.
Amoureuse de la vie, l’駩rie du Grand blond (et d’Alain Delon) est aussi
tr賠proche de la nature. Passionn饠de fleurs, elle vient de parrainer un nouvel
hell颯re au Jardin de Bellevue ࠂeaumont-le-Hareng. Rencontre avec une jardini貥 pas
comme les autres. Il est midi dans la serre des Jardins de
Bellevue, Martine et Francis Lemonnier, maes des lieux, accueillent un ࠵n leurs
invit鳮 Antoine Rufenacht, maire du Havre, est venu avec son 鰯use qui poss褥 d骠
son nom au panth鯮 des hell颯res. Les jardins de Bellevue sont un peu un who’s
who oe retrouve tout le gotha mondain. Apr賠Pierre Berg鬠pointure de la mode, et
Catherine Deneuve, c’est une autre star qui 鴡it attendue samedi ͊ Beaumont-le-Hareng.
Parmi les invit鳬 on retrouve l’incontournable G鲡rd Farcy. Pour les
adeptes de la premi貥 radio de Haute-Normandie, ce nom n’est pas inconnu. Le
chroniqueur floral est venu distiller quelques explications sur l’ell颯re (oui on
peut aussi l’飲ire sans h). 렉l est connu depuis l’antiquit頨ndlr: pas
G鲡rd Farcy mais l’ell颯re). Les Grecs le consid鲡ient comme un rem褥 contre
les d魯ns xplique le jardinier radiophonique. Mais faute de d魯n, c’est
finalement un ange qui entre dans la serre. Tandis que M. Farcy poursuit ses envol饳
lyriques devant un auditoire for确t sur l’admiration, Mireille Darc sillonne
discr败ment les all饳 d’hell颯res en compagnie de Martine Lemonnier.
Un peu plus tard et en pr鬵de au Congr賠des meilleurs ouvriers de France (du
6 au 8 mai au conseil g鮩ral), un hell颯re du mꭥ nom a 鴩 baptis頥t tr
d鳯rmais entre princesse Strudza, Annick Bocand頥t Liselotte Rufenacht. Timidement,
Mireille Darc se pr괥 aux photos avec un sourire devenu aussi l駥ndaire que la plante
ࠬaquelle elle va offrir son nom. Un nom d骠 entr頤ans l’Histoire depuis une
certaine Jeanne.
Dans son coin, G鲡rd Farcy entretient lui aussi un autre mythe: 렌a nuit de
No묬 Madelon, une petite berg貥, vit les rois mages charg鳠de cadeaux. Madelon se
mit ࠰leurer, car elle n’avait rien ࠰orter ࠣet enfant d’exception. Un
ange voyant ses larmes fr la neige, r鶩lant ainsi une tr賠belle fleur blanche
ambr饠de rose. La rose de No묠鴡it n饠D’un ange ࠬ’autre et
d’une l駥nde ࠬ’autre, Mireille Darc ࠳on tour est venue illuminer le
Jardin de Bellevue. Si la rose de No묠est tachet饠de rose par timidit頥t baisse la
t괥 par pudeur, il y a d飩d魥nt un air de famille avec l’actrice ͊ l’鴥rnelle blondeur.
L. H.
Une actrice comme dans son jardin
Mireille Darc parle la langue des fleurs
Avec ou sans 련 l’hell颯re est une fleur
d’exception. Et cela tombe bien, l’invit頤’honneur des Jardins de
Bellevue est aussi une femme exceptionnelle. Mireille Darc, que ses proches appellent 덊 Mimie est une actrice abordable en toutes circonstances. Elle nous parle volontiers de
cette langue de fleurs qu’elle connasi bien. Nous l’avons cueillie devant
l’hell颯re qui porte d鳯rmais son nom.
Votre p貥 鴡it jardinier. Cette passion pour les fleurs vous a-t-elle 鴩
transmise par lui?
Il est vrai que le m鴩er de mon p貥 a sans doute contribu頠 ma passion.
Mais lorsque j’鴡is enfant, nous sortions de la guerre et les fleurs
n’鴡ient pas tr賠nombreuses ࠬ’鰯que. Mon p貥 en parlait beaucoup.
Quoi qu’il en soit j’ai toujours beaucoup aim頬es jardins. J’en poss褥
un en Normandie dans le Calvados pr賠de Beuzeville. Un jour, j’ai rencontr頵n
homme qui avait une belle maison mais pas de fleurs. Alors j’y ai apport頬es
miennes et j’ai commenc頠 d飯uvrir la r駩on.
Vous connaissiez bien le monde particulier des hell颯res?
Oui, mꭥ si je ne sais jamais si on dit un ou une. J’ai appris quelque
chose aujourd’hui. C’est une fleur rare qui se fait d鳩rer et qui est tr賍
complexe. Mais elle ne demande qu’ࠪtre connue. J’ai commenc頠 en mettre
dans mon jardin. C’est un vrai bonheur de les voir pousser en hiver.
Cela fait longtemps que je commande des hell颯res ࠍme Lemonnier, mais je
n’鴡is jamais venue. Ce sont des gens passionn鳠et je suis tr賠admirative de
leur travail. Nous parlons la mꭥ langue, celle des fleurs.
Vous avez brill頤ans de nombreux films et plus r飥mment dans des
t鬩films. Quels sont vos projets professionnels actuels?
Je ne fais plus de cin魡, parce que l’on ne me propose rien, mais en
r顬it頴out m’int鲥sse. J’ai travaill頳ur deux documentaires pour France
3 et Arte. Il s’agit de deux portraits de femmes totalement oppos鳮 L’un
traite d’une femme dans un couvent, et l’autre concerne une fille qui fait du
hard. J’ai commenc頠 travailler comme r顬isatrice apr賠avoir rencontr頵n
journaliste d’Envoy頳p飩al qui me l’a demand鮠Au-delࠤu plaisir,
j’y ai trouv頵n vrai int鲪t. C’鴡it int鲥ssant de faire une enqu괥 et
de d鶥lopper un sujet assez 鬯ign頤e ma culture. J’ai essay頤’괲e la
plus juste possible sans jamais juger. Il s’agit simplement de d駡ger un probl譥
sans se cacher derri貥 une fiction comme au cin魡.
Vous 괥s proche des femmes et vous aimez parler d’elles. Pourriez-vous
faire le mꭥ genre de portrait documentaire avec des hommes?
C’est vrai que je me sens tr賠proche des femmes. Je pense 괲e capable
d’appr騥nder leurs probl譥s. En revanche, je suis peut-괲e beaucoup plus
intimid饠avec les hommes.
Mꭥ apr賠avoir v飵e quinze ans avec Alain Delon?
Cela n’a rien ࠶oir (Elle esquisse un large sourire). |