Journal du 11 octobre 2005

Mouvement de gr趥 chez Transcosatal
Les routiers de L鯮 Vincent d鮯ncent
les licenciements abusifs

Inquiets. Les chauffeurs routiers de l’entreprise Transcosatal (fili貥 transport de L鯮 Vincent) ont d颲ay頬undi matin quai de Norv觥. Soucieux pour leur avenir et leur s飵rit頳ur les routes, les chauffeurs attendent d鳯rmais des r鰯nses de leur direction. Dans un contexte g鮩ral plutmorose sur le port, les routiers ont eu aussi l’impression que leurs emplois 鴡ient menac鳮

C’est un simple accident de la circulation survenu il y a trois semaines qui est ࠬ’origine du mouvement de gr趥 d飬ench頬undi matin et pour vingt-quatre heures par les chauffeurs routiers de l’entreprise Transcosatal. Mais le malaise est en r顬it頢eaucoup plus profond. Licenci頱uelques jours seulement apr賠avoir 鴩 victime d’un accident de la route avec son camion au carrefour du Val Gosset (Voir Les Informations Dieppoises du 16 septembre), le jeune chauffeur de Transcosatal a encore du mal ࠲顬iser. 렊e roulais ࠱8 km/h. Je n’ai pas commis d’erreur, mais j’ai 鴩 licenci頰our faute de conduite xplique le chauffeur accident鮠Pour ses coll觵es, c’est la goutte d’eau qui a fait d颯rder le vase.

렃’est une premi貥, mais ils cr饮t ainsi un pr飩dent. Aujourd’hui dans notre m鴩er, nous n’avons plus le droit ࠬa moindre erreur. D鳯rmais si on casse un r鴲o, on risque d’괲e licenci鮠Et r飥mment, la direction nous a expliqu頱u’il y avait trop de chauffeurs ࠄieppe s’inqui败 Michel Dubuis, d鬩gu頤u personnel. Par ailleurs le pr鳩dent de la FNCR (F餩ration nationale des chauffeurs routiers) craint des mutations non souhait饳 dans les mois ࠶enir. 렌e probl譥 s’est d骠 pos頠 Marseille, Guingamp, Le Havre, et en aodernier ࠁvranches. En r顬it鬠on ne veut plus de chauffeur maison dans l’entreprise. On pr馨re les affr鴥r de l’ext鲩eur. R鳵ltat : le sc鮡rio est le mꭥ dans tous les cas. La direction propose des mutations collectives, qui sont bien srefus饳. Un ouvrier ne peut pas d魩nager du jour au lendemain apr賠avoir pass頶ingt ans dans l’entreprise. Il est alors licenci頰our faute professionnelle et sans indemnit鮠C’est arriv頤ans plusieurs agences ssure le repr鳥ntant du personnel. Huit des quinze chauffeurs dieppois ont donc d飩d頤e frapper un grand coup lundi matin.

Baisse de s飵rit頤u mat鲩el

Aujourd’hui, les gr鶩stes r飬ament un engagement de la direction et une 렩nformation loyale et objective Bref, des gages de s飵rit鍊 pour leur avenir. S飵rit頰our leur emploi, mais aussi sur la route. 렎ous sommes tous des chauffeurs hautement qualifi鳠mais notre avenir est menac鮠Nous r飬amons des modifications du r觬ement int鲩eur et une 飨elle des sanctions. On veut des r觬es du jeu claires xplique le d鬩gu頤u personnel. Et d’ajouter: 덊 Nous avons aussi enregistr頵ne baisse de la s飵rit頳ur le mat鲩el Les chauffeurs ne tournent jamais avec le mꭥ camion et doivent souvent se partager successivement la cabine de couchage. 렓’il y en a un qui a des poux, le suivant les r飵p貥 ance un gr鶩ste en col貥. Une pr飡rit頳anitaire qui se retrouve aussi sur la route. 렃e n’est pas seulement pour notre propre s飵rit頱ue nous manifestons, mais aussi pour celle des autres usagers de la route r飩se un coll觵e. Et d’ajouter: 렉l faudrait un suivi dans l’entretien du mat鲩el. De l’ext鲩eur, les gens ont l’impression que les camions sont neufs mais en r顬it頩l y a des probl譥s s鲩eux /small>

A la direction de Transcosatal et chez L鯮 Vincent, personne n’a souhait頳’exprimer sur le sujet. Un silence pluttroublant qui n’est pas fait pour rassurer des chauffeurs routiers qui se disent pr괳 ࠰oursuivre leur mouvement.

Laurent Hellier


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