| D飩d魥nt, chaque semaine apporte
son lot de d飯nvenues sur le port de Dieppe. Apr賠les routiers de Transcosatal
(fili貥 transport de L鯮 Vincent) c’est au tour des dockers de Dieppe Manutention
(駡lement filile de l鯮 Vincent) de manifester leurs inqui鴵des. Ils 鴡ient jeudi
matin ࠬ’entr饠du terminal fruitier pour d馥ndre la vingtaine de salari鳍
menac鳠de licenciement.Elus bougez votre c… Le slogan affich頰ar les dockers
est sans 鱵ivoque. Les manifestants appellent ࠬ’aide des collectivit鳠locales,
qu’ils estiment sourdes ࠬeurs inqui鴵des depuis plusieurs mois. Un
conteneur au milieu de la route, des pneus qui s’embrasent et un camion qui force le
passage. Jeudi vers 10 heures, la tension est mont饠d’un cran sur le port. Les 47
dockers de Dieppe Manutention ont d颲ay頰our crier haut et fort leurs refus des
licenciements. 렌a direction ne veut pas revenir sur les proc餵res de licenciements.
Depuis lundi, nous passons de r鵮ion en r鵮ion, mais en vain. Ce matin (jeudi, ndlr)
nous avions une assembl饠g鮩rale et nous avons d飩d頤e manifester xplique
Sylvain Varnier, secr鴡ire du comit頤’entreprise.
렌es patrons viennent de lancer les proc餵res. C’est le premier acte
vers 20 licenciements bruts xplique un docker d’une cinquantaine d’ann饳
inquiet pour lui et ses coll觵es un peu plus jeunes. 렓i nous n’acceptons pas
leurs conditions, ce sera le d鰴t de bilan ance un autre manifestant. Et
d’ajouter : 렉l est oce matin, l’鬵 de la Ville qui pr鴥nd vouloir
sauver le port ? Au-delࠤes 47 salari鳠de Dieppe Manutention, c’est en
r顬it頴oute la direction de l’entreprise qui est aujourd’hui dans
l’attente. Une fois encore, c’est le groupe Sea Invest qui est montr頤u doigt.
렑ue comptent-ils faire de notre port ? ’interroge un manifestant. Les mains
dans les poches et la casquette viss饠sur la t괥, un autre docker ne comprend plus. 덊 J’ai 59 ans et je travaille sur le port depuis 44 ans. Il faut se battre pour les
plus jeunes ance-t-il.
Licenciements bruts
Un peu plus loin, un autre docker fait les comptes : 렎ous
sommes 47 salari鳮 S’il y a 20 licenciements, ceux qui ont plus de 54 ans pourront
peut-괲e partir d’eux-mꭥs si on leur en donne les moyens. Mais cela ne fait pas
le compte. Il y aura des licenciements bruts chez les plus jeunes. Ce serait la premi貥
fois Les gr鶩stes en appellent d鳯rmais au soutien des collectivit鳠locales. 덊 Le projet de la R駩on, c’est bien joli, mais c’est pour 2007. Nous ne sommes
qu’en 2005. Quant aux patrons, ils nous ont propos頤e l’argent pour partir.
Mais de l’argent ils n’en ont plus. Alors, on fait comment ? Inquiets ? Le
mot est faible. En r顬it鬠les dockers ont peut-괲e compris ce que d’autres
refusent d’admettre. Le port de Dieppe vit de nouvelles convulsions, berc頰ar le
souvenir des grandes manifestations de 1992. 렁 l’鰯que, nous avions tenu 84
jours de gr趥 ici mꭥ e souvient un ancien du port. Comme quoi le malaise
n’est pas r飥nt.
L.H. |