Journal du 25 octobre 2005

18 mois d'attente en moyenne
Le casse-t괥 du logement social ࠄieppe

Bien s il y a des logements propos鳠par des propri鴡ires priv鳠et les nombreux appartements lou鳠par des bailleurs sociaux apr賠passage en commission. Actuellement, il faut attendre en moyenne 18 mois pour avoir un toit sur la t괥. Un d鬡i qui peut parfois s’allonger pour quelques-uns des futurs locataires qui se cachent derri貥 les 1300 demandes d鰯s饳 ࠬa mairie de Dieppe. G鲡rd Martine, adjoint en charge du logement, fait le point.

Un an et demi, c’est le d鬡i moyen d’attente pour obtenir un appartement HLM ͊ Dieppe ou ࠎeuville. Bien s certains attendent moins longtemps et d’autres beaucoup plus. Tout d鰥nd de la rotation des locataires dans les logements HLM des diff鲥nts quartiers de la ville et de la situation de ceux qui font une demande.

Avec une moyenne de 1300 demandes (1106 en mai 2001 et 1356 en septembre 2005, un chiffre finalement assez stable), l’adjoint au logement n’a pas de quoi s’ennuyer: 렊e re篩s tous ceux qui me demandent un rendez-vous ssure-t-il. Ainsi, il a re絠9152 personnes depuis son arriv饠ࠬa mairie, en mai 2001. Evidemment, toutes les demandes n’ont pas 鴩 satisfaites: 렉l y aura toujours autant de demandes parce que certains, sitrelog鳬 ouvrent un nouveau dossier pr飩se G鲡rd Martine, adjoint au maire de Dieppe en charge du logement depuis mai 2001 et pr鳩dent de Sodineuf habitat normand depuis mai 2005.

L’adjoint doit aussi faire la part entre les demandes de confort et les urgences: 렄es jeunes qui vivent chez leurs parents et qui veulent s’installer ensemble, une famille qui attend un enfant de plus et qui a besoin de place suppl魥ntaire, ce sont des urgences, reconnaG鲡rd Martine. Mais une famille qui tout en se sentant bien chez elle, r궥 d’un pavillon est une demande qui est un peu moins urgente /small>

Sans compter que certains futurs locataires savent tr賠exactement ce qu’ils veulent: 렄e plus en plus, les gens viennent me voir en me demandant tel type d’appartement, dans tel quartier et mꭥ parfois dans tel immeuble s’鴯nne l’鬵.

Situation 飯nomique

Sauf que parfois, la situation 飯nomique des demandeurs ne permet pas de r鰯ndre rapidement ࠬa demande, alors que pour certains, il s’agit d’une v鲩table urgence: 렑uand je vois arriver un couple avec un enfant qui ne gagne que 500 euros par mois, je me demande comment je vais bien pouvoir faire pour les loger econnaG鲡rd Martine, qui sait aussi que sans appartement, il se peut que le couple se retrouve ࠬa rue.

Dans ce cas, le dossier passe dans les mains du service social de la Ville: 덊 Je travaille en collaboration avec Claudine Quesnel du service social pour faire des 鶡luations partag饳. Parce que d賠qu’il y a une difficult頤e ressources, les bailleurs ne sont pas d’accord ouligne l’adjoint au maire. L’鴡pe suivante est la sous-pr馥cture: 렕n organisme r鵮it chaque mois les bailleurs et les acteurs sociaux. Quand il y a des probl譥s, il faut les r鳯udre ࠬa source, parfois en proposant des aides du fonds de solidarit頬ogement, et ainsi trouver des solutions concr败s stime l’adjoint au maire qui assure: 렊e serais d’accord pour que l’APL, l’aide au logement donn饠par la caisse d’allocations familiales, couvre la totalit頤u loyer jusqu’ࠣe que les gens rebondissent /small>

Mais tout d鰥nd 駡lement du nombre de logements disponibles ࠄieppe et ͊ Neuville: 뉬 faudrait construire des logements qui correspondent aux demandes de ces gens. l’agglo Dieppe-Maritime se penche sur la question, mais ce n’est pas facile sur Dieppe parce que nous n’avons plus de r鳥rves fonci貥s (voir par ailleurs) joute G鲡rd Martine.

L’鬵 pr飩se pourtant: 렁 la fin de notre mandat, 1200 logements auront 鴩 construits des logements qui comptabilisent 駡lement les zones pavillonaires qui remplacent les immeubles Rollon et Duguay-Trouin. Cinq cents sont en cours de r騡bilitation dans le centre-ville dans le cadre de l’OPAH (Op鲡tion programm饠d’am鬩oration de l’habitat). 렍ais certains prennent malheureusement du retard, ࠬ’heure oe nombreuses familles les attendent reconnal’adjoint au maire.

Enqu괥 Sandra Beaufils

Log饠avec ses trois enfants par sa m貥 et son fr貥 adoptifs
Martine vit avec 500 euros par mois

Depuis qu’elle a quitt頳on ami le 1er avril, Martine Decarri貥 tente de trouver un logement pour elle et ses enfants. Une v鲩table 鰲euve pour cette m貥 de quatre enfants. Si son ae vit aujourd’hui en concubinage avec son petit ami, Martine doit mettre ࠬ’abri sa fille de 13 ans et ses deux gar篮s de 9 ans et demi et 3 ans.

Pour le moment, sa m貥 et son fr貥 adoptifs ont accueilli toute la famille, 렭ais il va falloir trouver une autre solution ssure la maman 鰵is饠par les d魡rches rest饳 vaines.

렑uand je passe en commission pour un logement, on me r鰯nd toujours qu’il n’est pas disponible pour moi ou bien que mes revenus ne sont pas suffisants r飩se Martine. Pourtant, ࠣhaque fois, ses enfants ont cru que cette chance 鴡it la bonne: 렍a fille vit tr賠mal cette situation econnala maman de 46 ans.

En cong頰arental jusqu’aux trois ans de son fils, Martine n’a pas pu reprendre son emploi d’agent d’entretien de l’Education nationale, 렰arce que j’ai fait ma demande de r驮t駲ation un peu en retard. J’ai donc 鴩 oblig饠de prendre un cong頳ans solde /small>

La petite famille vit aujourd’hui avec 500 euros par mois. Un revenu qui n’autorise aucune mauvaise surprise.

Ainsi, actuellement log饠ࠃoquer页mont, Martine esp貥 trouver un appartement ࠄieppe 렰arce que ma voiture ne va pas durer longtemps et que je n’ai pas les moyens d’en acheter une autre /small>

Et mꭥ si elle parvient ࠡvoir quelques aides, notamment pour financer l’essence de sa voiture, Martine ne touche pas l’aide pour parent isol頫 parce que je viens de faire la demande et qu’ils me demandent un d鬡i de trois mois pour toucher le premier sou /small>

Evidemment, avec ce faible revenu, aucun bailleur ne veut de la famille qui finit par s’inqui鴥r: 렍a fille a peur de se retrouver sous une tente ouligne la maman, qui r鳵me: 렁ujourd’hui, nous n’avons aucune garantie de trouver un logement dans les semaines ou les mois ࠶enir /small>

Apr賠de nombreuses d魡rches, tant en mairie que chez les diff鲥nts bailleurs sociaux ou mꭥ aupr賠de diverses assistantes sociales et associations, Martine Decarri貥 s’est tourn饠vers la conf餩ration nationale du logement (CNL). 렉l y a des gens qui sont en marge de la soci鴩. Au lieu de leur ouvrir la porte, on les laisse de c, s’insurge Didier Marchand, pr鳩dent de la CNL. Martine est malheureusement un exemple parmi beaucoup d’autres Il accuse ainsi 덊 les bailleurs de trier les locataires sous pr鴥xte de mixit頳ociale t ajoute: 덊 Il n’y a pas assez de logements sociaux pour donner une solution ࠣes gens-l࠻. Il estime ࠱500 le nombre de logements manquants pour r鰯ndre aux demandes et ass讥: 렃e n’est pas un appel ࠬa piti鬠mais au sens des responsabilit鳻.

Heureusement, Martine est une battante, mꭥ si elle pense aujourd’hui que toutes les d魡rches qu’elle entreprend finiront par tomber ࠬ’eau. Pourtant, au fond, elle esp貥 encore qu’elle trouvera un appartement pour loger ses enfants.

Logement dans l’agglo
렐eu de terrains disponibles font>

L’鱵ilibre social de l’habitat est une comp鴥nce obligatoire de la communaut頤’agglom鲡tion. Bernard Bazille est le pr鳩dent de la commission en charge du dossier: 렅n juin 2004, un diagnostic a 鴩 lanc頰our faire un 鴡t des lieux et d馩nir les objectifs pour les six ans ࠶enir explique-t-il.

Mais quand il s’agit de construction de logements, plusieurs difficult鳍 se font jour: 렌e plus gros souci est le foncier mais il faut aussi compter avec les gens qui ne veulent pas habiter trop loin de Dieppe, avec les communes qui n’ont pas toujours les moyens d’accueil ad鱵ats comme l’飯le, la cantine… ni les fonds suffisants parce qu’un lotissement est toujours un copour le budget communal ouligne le pr鳩dent de la commission.

En conseil d’agglom鲡tion, les 鬵s se sont alors pench鳠sur les trois hypoth賥s qui leur ont 鴩 propos饳. La premi貥 intitul饠렡u fil de l’eau ’est qu’un renouvellement du parc au mꭥ rythme que ces derni貥s ann饳, soit la construction d’un total de 222 logements (priv鳠et publics) par an. Une hypoth賥 moyenne pr鶯yait 256 logements et une hypoth賥 haute, celle qui a 鴩 choisie, 292 logements: 렃’est un objectif ambitieux, mais il est li頠 l’activit頩conomique et aux besoins de l’agglom鲡tion stime Bernard Bazille. Il faut dire que 2100 demandes sont d鰯s饳 chaque ann饠ࠄieppe-Maritime.

Actuellement, le pr鳩dent de la commission est en n駯ciation avec l’Etat pour profiter des aides ࠬa pierre, une subvention ࠨauteur de 2,5 % du montant total des constructions nouvelles soumise ࠵n nombre de logements pr鶵s. Les nouveaux appartements en construction ou ࠶enir ࠄieppe mais aussi quelques pr鶩sions ࠁncourt, Arques ou Martin-Eglise, sont ainsi comptabilis鳮 Et pour r鰯ndre ࠬa difficult頤e trouver des terrains, rares et donc chers quand ils existent, la communaut頤’agglom鲡tion souhaite participer dans le cadre de l’am鬩oration fonci貥. Dieppe-Maritime aiderait ainsi ࠨauteur de 10 % pour l’achat d’une parcelle, la R駩on et l’Etat donnant le mꭥ montant.

Une 鴵de est actuellement en cours pour recenser les terrains disponibles et constructibles sur l’ensemble de l’agglom鲡tion. Un diagnostic qui devrait offrir de nouvelles possibilit鳠de construction.


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