Journal du 11 novembre 2005

La mobilisation ne fait que commencer
Les lyc饮s d'Honor魐ons
bloquent le centre de Saint-Nicolas

Les 鬨ves du lyc饠Pons ͊ Saint-Nicolas-d’Aliermont ne d飯l貥nt plus. Depuis l’annonce de la fermeture de leur 鴡blissement en juin prochain, ils se mobilisent pour sauver leur avenir. Jeudi matin, plus de 70 lyc饮s ont limit頬’acc賠au centre-ville en brandissant leur p鴩tion. Une mobilisation qui ne fait sans doute que commencer.

Loin des revendications sociales des banlieues et ࠬ’abri des voitures qui s’enflamment sans raison valable, les lyc饮s de Saint-Nicolas sonnent eux aussi la r鶯lte. Une r顣tion spontan饠aliment饠par la d飩sion du rectorat de fermer le lyc饠Honor魐ons ࠬa fin de l’ann饠scolaire. 렌e lyc饠va fermer. Le recteur en a rien ࠰鴥r Les mots inscrits sur les banderoles sont ࠬ’image du d鳥spoir des 鬨ves. Un d鳥spoir qui s’est traduit jeudi matin aux entr饳 de Saint-Nicolas par le blocage des routes et la signature d’une p鴩tion plutbien accueillie par les automobilistes.

렎ous n’accepterons jamais de laisser fermer un lyc饠ol n’y a aucun probl譥 de violence et oes 鬨ves sont un peu en famille. Ici, nous ne sommes pas des num鲯s dans une liste xplique Thomas Moisson. L’鬨ve de terminale MPMI est l’un des deux organisateurs de la manifestation avec Sandy Lehoux.

렉l y a des 鬨ves qui vont se retrouver sans bac pro l’an prochain. D’autres iront ࠅu ou ࠬ’Emulation Dieppoise. Mais cela va poser des probl譥s de transport et certains vont abandonner leurs 鴵des, faute de moyens financiers puisque tout le monde ne pourra pas aller ࠬ’internat. Il faut aussi que les internes de l’Emulation qui sont log鳠ࠐons sachent qu’il n’y aura pas de place pour eux non plus ssure Thomas Moisson, qui craint 駡lement la cohabitation entre 鬨ves de lyc饠professionnel et ceux d’enseignement g鮩ral.

Les 鬵s ࠬa rescousse

Mais la manifestation de jeudi avait aussi pour but de tirer le signal d’alarme aupr賠des industriels de la r駩on pour lesquels le lyc饠Pons est par tradition un v鲩table vivier de main d’œuvre qualifi饮 렁 Saint-Nicolas, il y a des entreprises qui viennent recruter leur personnel dans ce lyc饮 Mais lorsque le recteur est venu, nous n’avons pas pu discuter de tout cela avec lui egrette Sandy Lehoux en pleine conversation sur le bord de la route.

Tandis que la pr鳥nce discr败 des gendarmes r鴡blissait progressivement la circulation, deux 鬵s particuli貥ment concern鳠sont venus apporter leur soutien aux manifestants. S颡stien Jumel d’abord. Le vice-pr鳩dent du conseil g鮩ral charg頤e la jeunesse qui vient d’envoyer une lettre ouverte au recteur pointe du doigt la politique gouvernementale en mati貥 d’餵cation, jugeant 렩nacceptable, la brutalit頤e l’annonce Et d’ajouter ࠬ’adresse du pr鳩dent de R駩on, Alain Le Vern : 렓i la R駩on est contre cette fermeture qu’elle le dise. Et le lyc饠ne fermera pas Et si l’Education n’a pas de prix, elle n’a pas non plus de couleur politique. Pas 鴯nnant par cons鱵ent de retrouver Blandine Lefebvre, maire de Saint-Nicolas, dans ce combat de la derni貥 chance. Un combat dans lequel l’鬵e s’est 렳entie seule pendant longtemps Et d’ajouter : 렃ela fait des ann饳 que j’interpelle les 鬵s sur le risque de fermeture de ce premier p m飡nique du secteur. Certains 鬵s sont au courant depuis le d颵t /small>

Quoi qu’il en soit, la mobilisation est lanc饮 Dimanche sur le march鬍 une autre manifestation est pr鶵e avant le grand rassemblement de mardi ࠄieppe. Les lyc饮s de Pons iront dans les 鴡blissements dieppois ࠬa recherche de nouveaux soutiens.

L. H.


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