Les 鬨ves du lyc饠Pons ͊ Saint-Nicolas-d’Aliermont ne d飯l貥nt plus. Depuis l’annonce de la fermeture de leur 鴡blissement en juin
prochain, ils se mobilisent pour sauver leur avenir. Jeudi matin, plus de 70 lyc饮s ont
limit頬’acc賠au centre-ville en brandissant leur p鴩tion. Une mobilisation qui
ne fait sans doute que commencer.Loin des revendications
sociales des banlieues et ࠬ’abri des voitures qui s’enflamment sans raison
valable, les lyc饮s de Saint-Nicolas sonnent eux aussi la r鶯lte. Une r顣tion
spontan饠aliment饠par la d飩sion du rectorat de fermer le lyc饠Honor魐ons ࠬa
fin de l’ann饠scolaire. 렌e lyc饠va fermer. Le recteur en a rien ࠰鴥r
Les mots inscrits sur les banderoles sont ࠬ’image du d鳥spoir des 鬨ves. Un
d鳥spoir qui s’est traduit jeudi matin aux entr饳 de Saint-Nicolas par le blocage
des routes et la signature d’une p鴩tion plutbien accueillie par les
automobilistes.
렎ous n’accepterons jamais de laisser fermer un lyc饠ol n’y a
aucun probl譥 de violence et oes 鬨ves sont un peu en famille. Ici, nous ne
sommes pas des num鲯s dans une liste xplique Thomas Moisson. L’鬨ve de
terminale MPMI est l’un des deux organisateurs de la manifestation avec Sandy Lehoux.
렉l y a des 鬨ves qui vont se retrouver sans bac pro l’an prochain.
D’autres iront ࠅu ou ࠬ’Emulation Dieppoise. Mais cela va poser des
probl譥s de transport et certains vont abandonner leurs 鴵des, faute de moyens
financiers puisque tout le monde ne pourra pas aller ࠬ’internat. Il faut aussi que
les internes de l’Emulation qui sont log鳠ࠐons sachent qu’il n’y aura
pas de place pour eux non plus ssure Thomas Moisson, qui craint 駡lement la
cohabitation entre 鬨ves de lyc饠professionnel et ceux d’enseignement g鮩ral.
Mais la manifestation de jeudi avait aussi pour but de tirer
le signal d’alarme aupr賠des industriels de la r駩on pour lesquels le lyc饠Pons
est par tradition un v鲩table vivier de main d’œuvre qualifi饮 렁
Saint-Nicolas, il y a des entreprises qui viennent recruter leur personnel dans ce lyc饮
Mais lorsque le recteur est venu, nous n’avons pas pu discuter de tout cela avec lui
egrette Sandy Lehoux en pleine conversation sur le bord de la route.
Tandis que la pr鳥nce discr败 des gendarmes r鴡blissait progressivement la
circulation, deux 鬵s particuli貥ment concern鳠sont venus apporter leur soutien aux
manifestants. S颡stien Jumel d’abord. Le vice-pr鳩dent du conseil g鮩ral
charg頤e la jeunesse qui vient d’envoyer une lettre ouverte au recteur pointe du
doigt la politique gouvernementale en mati貥 d’餵cation, jugeant 렩nacceptable,
la brutalit頤e l’annonce Et d’ajouter ࠬ’adresse du pr鳩dent de
R駩on, Alain Le Vern : 렓i la R駩on est contre cette fermeture qu’elle le dise.
Et le lyc饠ne fermera pas Et si l’Education n’a pas de prix, elle n’a
pas non plus de couleur politique. Pas 鴯nnant par cons鱵ent de retrouver Blandine
Lefebvre, maire de Saint-Nicolas, dans ce combat de la derni貥 chance. Un combat dans
lequel l’鬵e s’est 렳entie seule pendant longtemps Et d’ajouter :
렃ela fait des ann饳 que j’interpelle les 鬵s sur le risque de fermeture de ce
premier p m飡nique du secteur. Certains 鬵s sont au courant depuis le d颵t /small>
Quoi qu’il en soit, la mobilisation est lanc饮 Dimanche sur le march鬍
une autre manifestation est pr鶵e avant le grand rassemblement de mardi ࠄieppe. Les
lyc饮s de Pons iront dans les 鴡blissements dieppois ࠬa recherche de nouveaux
soutiens.
L. H.