Journal du vendredi 21 octobre 2005

Bruno Marty, biker et tatoueur,
avait v飵 ࠍelleville entre 1989 et 2001

Flocques : l'ex-patron de discoth豵e
jug頰our meurtre sur contrat

Ancien g鲡nt de discoth豵e ͊ Flocques dans le canton d’Eu, membre de clubs de bikers, motards apparent鳠aux Hell’s Angels am鲩cains, organisateur de conventions de tatouage, dont une ͊ Dieppe en ao2002, Bruno Marty, 45 ans, a 鴩 condamn頪eudi 13 octobre ࠲0 ans de r飬usion criminelle par la cour d’assises de Haute-Savoie. Il avait particip頡u meurtre sur 렣ontrat ’un Haut-Savoyard, cr顮cier d’un de ses amis patron de bar, le 11 novembre 2002.

Dans la nuit du 10 au 11 novembre 2002, un certain Samir Belgacem, Haut-Savoyard, est abattu de quatre balles dans une station-service d’Annemasse (Haute-Savoie). Deux balles dans les 鰡ules, une dans la gorge et la quatri譥 dans la t괥. Un modus operandi que les experts en affaires criminelles connaissent bien. Il s’agit d’une technique utilis饠par les motards Hell’s Angels canadiens : les deux premi貥s balles pour emp꣨er de 덊 voler r馩rence aux 렡nges de l’enfer hell’s angels, en anglais), la troisi譥 pour emp꣨er de parler et la derni貥 pour tuer.

Tout de suite, les enqu괥urs hauts-savoyards orientent donc leurs recherches vers les milieux 렢ikers motards). Rapidement, ils remontent la piste d’un g鲡nt de bar d’Annemasse, Thierry Manquat, 33 ans, d’un ancien parachutiste des troupes de choc italiennes, 駡lement ex-Hell’s Angels, Corrado Gigliotti, 37 ans, et d’un autre motard-biker membre du club des 렂andidos Bruno Marty, 45 ans. Ce dernier est bien connu dans la r駩on d’Eu ol a v飵 ࠬa fin des ann饳 quatre-vingt et au d颵t des ann饳 quatre-vingt-dix. Ces hommes seront mis en examen, puis incarc鲩s il y a environ un an pour 련omicide volontaire avec pr魩ditation /small>

Bruno Marty a en effet v飵 ࠣette 鰯que ࠍelleville, dans le canton d’Eu. Vers 1990, il reprend une discoth豵e qui avait ouvert ses portes un an plus tࠆlocques, ࠣ de Criel-sur-Mer, 렌e Sunset Il la rebaptisera le 덊 Full Metal avant que le b⴩ment ne soit rachet頩l y a une dizaine d’ann饳 par la mairie. C’est aujourd’hui une friche situ饠ࠬ’entr饠de Flocques en venant du Tr鰯rt. Introduit dans les milieux de la nuit, de la moto et du tatouage - qui vont souvent ensemble -, Bruno Marty organisera plusieurs conventions 덊 Tatoo de tatouage) ࠍers-les-Bains et Blangy-sur-Bresle entre 1996 et 2003. Il avait mꭥ organis頳on 렅uro Tattoo Piercing Dieppe les 3 et 4 ao2002.

L’ancien Flocquais devenu tatoueur ࠁnnecy

Parti ensuite en Haute-Savoie en 2001, Bruno Marty s’鴡it install頣omme tatoueur ࠁnnecy. Il y avait aussi ralli頬e club local de motards 렂andidos C’est par ses relations avec ce milieu qu’il sera plong頤ans ce sordide fait divers.

A l’automne 2001 en effet, le futur commanditaire, Thierry Manquat, prend en g鲡nce le bar 렌e Cintra ࠁnnemasse. Mais il doit rapidement faire face ͊ des soucis financiers et demande alors ࠳a future victime, Samir Belgacem, de lui pr괥r 45 000 euros qu’il s’engage ࠲embourser progressivement tous les mois. Mais le nouveau patron de bar ne parvient pas ࠨonorer ses dettes, et pour r駬er 덊 d馩nitivement e probl譥 ࠳a mani貥, il d飩de de placer un 렣ontrat ur la t괥 de Samir Belgacem.

A la barre, devant la cour d’assises de Haute-Savoie ࠁnnecy entre le 10 et le 13 octobre dernier, Manquat affirmera qu’il ne voulait 렱u’infliger une correction Une correction pour le moins muscl饬 qui ira jusqu’au bout, et organis饠de mani貥 minutieuse, comme si on avait affaire ࠤes tueurs professionnels : Bruno Marty serait le chauffeur de la voiture, et l’ancien para-commando italien Gigliotti le tireur.

Mais d賠les premi貥s auditions devant les enqu괥urs et le juge, Bruno Marty nie son implication dans cet assassinat : suite ࠵n grave accident de moto, il affirme farouchement ne pouvoir se d鰬acer autrement qu’en fauteuil roulant. Quant ࠇigliotti, il avance la th賥 d’un 렴roisi譥 homme auteur du tir.

20 ans de r飬usion pour les trois

Cependant, les t鬩phones portables des deux hommes serviront d’鬩ments ࠣharge : leur tra硢ilit頰ermettra de suivre exactement toute la nuit l’action du crime. De plus, la compagne de Manquat a avou頤evant les jur鳠렱u’il a commandit頬e meurtre (…) Il m’a dit qu’un Italien venait expr賬 et que c’鴡it lui qui avait fait le travail /small>

Au terme de quatre jours d’audience, l’avocat g鮩ral a requis la r飬usion criminelle ࠰erp鴵it頰our Gigliotti, accus頤’avoir appuy頳ur la d鴥nte, et 20 ans de r飬usion criminelle pour le commanditaire pr鳵m鬠Thierry Manquat, et le chauffeur de la voiture, Bruno Marty. 렍anquat est le commanditaire, Marty l’architecte, et Gigliotti le bon soldat ajoutera Me Georges Rimondi, avocat de la partie civile. L’avocat de Marty pr鳥ntera son client 렣omme un candide, plus qu’un ca鸞et celui de Gigliotti soutiendra la th賥 du 덊 troisi譥 homme /small>

Bruno Marty aura mꭥ tent頠 la barre de d馥ndre le milieu des bikers, indirectement montr頤u doigt dans cette affaire. L’homme de stature imposante, les manches retrouss饳 d鶯ilant ses nombreux tatouages, lance ࠬa cour : 렉l faut arr괥r de regarder des films avec Marlon Brando (L’Equip饠sauvage, NDLR), et dire que ce sont les anges de l’enfer qui vont arriver. Les temps ont chang馣133; small>

Le jeudi 13 octobre, les jur鳠de la cour d’assises d’Annecy ont tranch頺 Blanquat, Gigliotti et Marty ont 鴩 condamn鳠࠲0 ans de r飬usion criminelle.

Olivier Bassine, Laurent Hellier et Nicolas Gu鲯ult de l’Eclaireur.


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