| Ils pré´¥ndaient disposer des restes
de chantiers de travaux publics, et proposaient aux particuliers de bitumer leur all饬
chemin ou parking privé °our un prix d馩ant toute concurrence. Mais le travail é´¡it
b⣬�En plus d’une dizaine de cas dans le Pays de Caux communiqu�au
dé°µtéaire de Yerville Alfred Trassy-Paillogues - qui a saisi le pr馥t, provoquant
une enquE¥ de gendarmerie - les traficoteurs de bitume ont sé¶© à ffranville et
Tô´¥s. Fin octobre, l’鰯use d’un Offranvillais a
reçµ�la visite de deux individus qui lui ont proposé ¤e bitumer un chemin en terre
battue situé ¤ans sa proprié´©. Prudente, la dame a appelé ³on mari qui, bien informéE et sachant pertinemment que le bitume qui se fabrique selon les besoins ne peut faire
l’objet d’exc餥nts sur des chantiers de travaux publics, a d飬inéE l’offre. Mais combien de moins prudents se sont fait avoir? Le dé°µté lfred
Trassy-Paillogues, qui a recensé µne dizaine de plaintes, dont quatre sur son canton de
Yerville, a saisi le pr馥t de ces pratiques à ¬a limite de la lé§¡lit鮼/small>
E‰ls sont arrivé³�dans une grosse am鲩caine, et ils parlaient franç¡©s
avec un fort accent anglo-saxon, té¯igne notre Offranvillais. Un grand type qui faisait
penser dans son comportement à ¬â€™Am鲩cain des E”ontons flingueurs û ³â€™est
adressé � ma femme. Il semblait avoir une quarantaine d’ann饳. L’autre, plus
jeune, attendait dans la voiture. Ils ont proposé ¤e mettre sur notre chemin un
revE¥ment de route qui é´¡it, selon eux, un exc餥nt de chantier de la ré§©on. Leur
proposition 鴡it imm餩ate, et ils pouvaient attaquer le chantier d�le lendemain si
nous le souhaitions. Le prix proposé ©tait d鲩soire, pratiquement celui du gravier.
Mais la r飵p鲡tion de fin de chantier, cela n’existe pas. Le macadam se fabrique
à ¬a demande, et on ne se le procure pas aussi facilement û®¼/small>
Quatre entreprises recens饳
A Offranville, ces E¢ricoleurs du bitume û ¯nt fait chou
blanc. Mais pas à ™erville, Vibeuf, Bourdainville, Ancretié¶©lle-Saint-Victor,
Saint-Hellier, non plus qu’un peu plus loin autour d’Yvetot, Elbeuf-en-Bray,
Clè²¥s et Tô´¥s, et mE¥ jusqu’à�aromme, et en Vend饮 C’est Alfred
Trassy-Paillogues, qui a recensé ¬es cas proches de son canton, qui a alerté ¬e pr馥t.
Du coup, la gendarmerie de Yerville m讥 l’enquE¥ pour en savoir un peu plus.
Il n’y aurait pas une seule, mais plusieurs entreprises qui proc褥nt de
la sorte. Elles sont toutes anglaises, et l’une d’elles a mE¥ son siè§¥ ÍE Blois. Elle a é´© identifié¥�lors d’incursions en Pays de Caux. Car il s’agit
de v鲩tables op鲡tions commando, r顬is饳 à ¬a va-vite. Le travail n’est donc
pas bien fait, et les factures sont parfois fantaisistes.
Suite à µn contrô¬¥ routier, les gendarmes ont identifié ±uatre entreprises.
Pour l’heure, on ne peut encore rien leur reprocher d’ill駡l. Elles
s’accommoderaient â€Een les dé´¯urnant à ¬eur profit â€Ede failles dans la
lé§©slation europ饮ne sur la libre-concurrence. Mais l’enquE¥ de la gendarmerie
de Yerville n’est pas finie. Et le recensement de toutes les E¶ictimes û ¤e ces
pratiques, sinon ill駡les, du moins peu correctes, n’est sans doute pas fini.
O.B. |