Journal du 6 d飥mbre 2005

Apr�avoir s鶩 autour de Yerville dans le Pays de Caux
Les "bidouilleurs" du bitume sont passé³�à ffranville

Ils pré´¥ndaient disposer des restes de chantiers de travaux publics, et proposaient aux particuliers de bitumer leur all饬 chemin ou parking privé °our un prix d馩ant toute concurrence. Mais le travail é´¡it b⣬é®�En plus d’une dizaine de cas dans le Pays de Caux communiqué³�au dé°µté­­aire de Yerville Alfred Trassy-Paillogues - qui a saisi le pr馥t, provoquant une enquE¥ de gendarmerie - les traficoteurs de bitume ont sé¶© à ffranville et Tô´¥s.

Fin octobre, l’鰯use d’un Offranvillais a reçµ�la visite de deux individus qui lui ont proposé ¤e bitumer un chemin en terre battue situé ¤ans sa proprié´©. Prudente, la dame a appelé ³on mari qui, bien informéE et sachant pertinemment que le bitume qui se fabrique selon les besoins ne peut faire l’objet d’exc餥nts sur des chantiers de travaux publics, a d飬inéE l’offre. Mais combien de moins prudents se sont fait avoir? Le dé°µté lfred Trassy-Paillogues, qui a recensé µne dizaine de plaintes, dont quatre sur son canton de Yerville, a saisi le pr馥t de ces pratiques à ¬a limite de la lé§¡lit鮼/small>

E‰ls sont arrivé³�dans une grosse am鲩caine, et ils parlaient franç¡©s avec un fort accent anglo-saxon, té­¯igne notre Offranvillais. Un grand type qui faisait penser dans son comportement ࠬ’Am鲩cain des E”ontons flingueurs û ³â€™est adressé � ma femme. Il semblait avoir une quarantaine d’ann饳. L’autre, plus jeune, attendait dans la voiture. Ils ont proposé ¤e mettre sur notre chemin un revE¥ment de route qui é´¡it, selon eux, un exc餥nt de chantier de la ré§©on. Leur proposition é´¡it imm餩ate, et ils pouvaient attaquer le chantier dè³�le lendemain si nous le souhaitions. Le prix proposé ©tait d鲩soire, pratiquement celui du gravier. Mais la r飵p鲡tion de fin de chantier, cela n’existe pas. Le macadam se fabrique à ¬a demande, et on ne se le procure pas aussi facilement û®¼/small>

Quatre entreprises recens饳

A Offranville, ces E¢ricoleurs du bitume û ¯nt fait chou blanc. Mais pas à ™erville, Vibeuf, Bourdainville, Ancretié¶©lle-Saint-Victor, Saint-Hellier, non plus qu’un peu plus loin autour d’Yvetot, Elbeuf-en-Bray, Clè²¥s et Tô´¥s, et mE¥ jusqu’à�aromme, et en Vend饮 C’est Alfred Trassy-Paillogues, qui a recensé ¬es cas proches de son canton, qui a alerté ¬e pr馥t. Du coup, la gendarmerie de Yerville m讥 l’enquE¥ pour en savoir un peu plus.

Il n’y aurait pas une seule, mais plusieurs entreprises qui proc褥nt de la sorte. Elles sont toutes anglaises, et l’une d’elles a mE¥ son siè§¥ ÍE Blois. Elle a é´© identifié¥�lors d’incursions en Pays de Caux. Car il s’agit de v鲩tables op鲡tions commando, r顬is饳 à ¬a va-vite. Le travail n’est donc pas bien fait, et les factures sont parfois fantaisistes.

Suite à µn contrô¬¥ routier, les gendarmes ont identifié ±uatre entreprises. Pour l’heure, on ne peut encore rien leur reprocher d’illé§¡l. Elles s’accommoderaient â€Een les dé´¯urnant à ¬eur profit â€Ede failles dans la lé§©slation europ饮ne sur la libre-concurrence. Mais l’enquE¥ de la gendarmerie de Yerville n’est pas finie. Et le recensement de toutes les E¶ictimes û ¤e ces pratiques, sinon illé§¡les, du moins peu correctes, n’est sans doute pas fini.

O.B.


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