| Sur quoi marchons-nous ? Sans doute
sur la t괥 ࠥn croire les 鴵des en cours r顬is饳 par la DRIRE (Direction
r駩onale de l’industrie, de la recherche et l’environnement). Une liste noire
de 3 727 sites et sols pollu鳠sont r鰥rtori鳠en France. Parmi eux, 193 sont
localis鳠en Haute-Normandie et pas moins de 17 se trouvent sur Dieppe et ses alentours. Ce
n’est pas parce qu’une usine ferme ses portes qu’elle n’est plus
dangereuse pour l’environnement. Bien au contraire, les sites abandonn鳠deviennent
de v鲩tables bombes ࠲etardement enfouies dans des sols martyris鳮 La plupart des
sites pollu鳠de Haute-Normandie sont localis鳠dans les villes proches des grands
centres urbains dont Petit-Quevilly, Lillebonne, Gonfreville-l’Orcher… et la
liste est encore longue. Mais lorsque l’on s’鬯igne des principales villes
industrielles, on s’aper篩t finalement que la pollution souterraine n’鰡rgne
personne.
Plus de 5 % des sols pollu鳠en France se trouvent en Haute-Normandie. 193
sites ont 鴩 r鰥rtori鳠sur la r駩on dont 156 pour la seule Seine-Maritime (le
reste 鴡nt dans l’Eure). Sur Dieppe et ses environs, 17 sites sont jug鳠pollu鳍
selon une 鴵de men饠par la DRIRE de Haute-Normandie et consultable sur la base de
donn饳 Basol. Des chiffres qui interrogent sur l’鴡t de notre sous-sol. Ancienne
lagune de d鰴t de boue de station d’鰵ration, sites industriels abandonn鳬
ancienne usine ࠧaz, station d’avitaillement des bateaux : la nature de la friche
industrielle polluante est particuli貥ment diversifi饮 Les origines des polluants
aussi. Hydrocarbures, m鴡ux lourds, nickels, chromes, plombs, peintures, solvants : le
sous-sol haut-normand est un vaste supermarch頤e d飨ets toxiques. Et la r駩on
dieppoise n’飨appe pas ࠬa pollution.
Trois facteurs de risques
La base de donn饳 Basol r鰥rtorie les sites et sols
pollu鳠(ou potentiellement pollu鳩 appelant ࠵ne action des pouvoirs publics ͊ titre pr鶥ntif ou curatif. Sur Dieppe et ses alentours, pas moins de dix-sept sites ont
retenu l’attention des auteurs de l’鴵de.
렔ous ces sites ont des probl魡tiques diff鲥ntes selon l’鴡t
d’avancement ou de financement de la d鰯llution xplique Philippe Gressent,
responsable du service communication ࠬa Direction r駩onale de l’industrie, de la
recherche et de l’environnement (DRIRE). Qu’il s’agisse d’un probl譥
d’environnement ou de r騡bilitation, chaque site doit 괲e g鲩 au cas par cas.
렃haque Drire pilote et identifie les sites pollu鳠en France qui sont ensuite
int駲鳠ࠬa base de donn饳 Basol via le minist貥 de l’Ecologie. Il
s’agit surtout d’anciennes usines abandonn饳. Il est parfois plus dangereux de
vouloir d鰯lluer le site que de le maintenir confin頥t sous surveillance ssure le
responsable ࠬa Drire. Et d’ajouter : 렐lus que la pollution elle-mꭥ, cette
politique est centr饠sur la gestion du risque en fonction de l’usage des sites. Ce
qui posse probl譥, c’est le fait que cette pollution soit mobilisable naturellement
ou par de nouvelles activit鳠humaines. Un site pollu頰r鳥nte un risque pour la
population ࠣondition de r鵮ir simultan魥nt trois facteurs : une source de
pollution, une voie de transfert (contact direct, eaux souterraines, poussi貥,
alimentation) et une cible (population expos饠par contact, inhalation, ingestion). La
suppression d’un seul de ces facteurs supprime le risque r飩se Philippe
Gressent.
Pr鶥nir, mettre en s飵rit鬠connae, surveiller, maiser, traiter,
r騡biliter : autant d’actions ࠥntreprendre au moment de la d鰯llution
d’un site. 렌es d魡rches sont souvent tr賠longues et n飥ssitent des 鴵des
pr顬ables. Nous avons actuellement un pr魳tock de sites qui ne sont pas encore
r鰥rtori鳠Autrement dit la liste noire risque de s’allonger encore dans les
mois ࠶enir…
L.H.
Dix-sept sites pollu鳠aux
probl魡tiques diff鲥ntes
Dix communes concern饳
- A Bosc-le-Hard (canton de Bellencombre) par exemple, le
site REM (activit頤e r飵p鲡tion et de r鮯vation de f m鴡lliques) poss褥
une zone de lagunage r顬is饠en 1977 en bordure nord du site. Il s’agit
d’anciennes lagunes de d鰴t de boue de station d’鰵ration. 렌a derni貥
visite de l’inspection des installations class饳 sur le site date du 28 juillet
2005. Cette soci鴩 sort d’une proc餵re de redressement judiciaire xplique le
responsable de la Drire, Philippe Gressent. L’鶡cuation du stock de d飨ets a
鴩 r顬is饠de mꭥ que l’鶡cuation des fuites de f.
- A Saint-Maclou-de-Folleville, (canton de Ts), le sol des Affineries
cauchoises 鴡it jonch頤e d飨ets en tout genre (bidons, plastiques, ferrailles et
mꭥ carcasses automobiles).
- A Saint-Nicolas-d’Aliermont, deux sites sont jug鳠pollu鳮
L’ancienne usine Bayard devenue friche industrielle 鴡it autrefois occup饠par une
soci鴩 de fabrication de r鶥ils et pendules sur une superficie de 3,8 ha dont 1,2 ha
b sur 5 niveaux. Le site a d骠 fait l’objet de travaux d’assainissement.
렌es peintures radioactives des aiguilles lumineuses ont laiss頤es traces dans le sol.
Une r騡bilitation a 鴩 engag饬 mais le dossier n’est toujours pas boucl頻
explique un repr鳥ntant de la Drire. Un peu plus loin dans cette mꭥ commune,
l’entreprise GF Gar篮net est situ饠sur une ancienne zone de stockage de d飨ets
(m鴡lliques huileux, huiles usag饳) sur une superficie de 1 300 m2 en bordure de
route. La pollution (dont elle n’est pas responsable) serait due ࠤes huiles de
coupes et des huiles hydrauliques.
- A Criel-sur-Mer, le site SSI se trouve sur une d飨arge exploit饠de 1981 ͊ 1991.
- A Eu, l’entreprise Letellier 鴡it une usine de cycles implant饠en
1927 avant qu’une unit頤e fabrication de meubles ne prenne le relais. Toujours ͊ Eu, la soci鴩 Troussel a exerc頪usqu’en 1995 des activit鳠de traitement de
surface (nickelage, chromage) pour le compte d’une fabrique de meubles.
- Au Tr鰯rt, ce sont deux sites qui sont concern鳠par la pollution des sols.
Le terrain de l’agence EDF-GDF services est situ頥n zone r鳩dentielle sur une
surface de 6 675 m2. Seulement voilଠl’endroit a accueilli entre 1875 et 1952 une
usine fabriquant du gaz ࠰artir de la distillation de la houille. Par ailleurs, la
station d’avitaillement des bateaux (CAPA) est 駡lement concern饠par la pollution
en bordure de quai.
- A Martin-Eglise, c’est la soci鴩 SMR Abraham qui pr鳥nte des
stigmates du passage d’un chantier de r飵p鲡tion de ferrailles exploit頰ar la
soci鴩 de r飵p鲡tion m鴡llurgique (SMR) sur un terrain appartenant ࠬa SNCF.
Ici, ce sont trois zones de contamination au plomb et hydrocarbures qui ont 鴩
d鴥ct鳮 De mꭥ ࠬ’ancienne usine Vinco situ饠en rive droite de la rivi貥
Arques, des anomalies d’hydrocarbures de plomb et de nickel ont 鴩 enregistr饳.
- A Neuville-l賭Dieppe : La SEIM est une zone de stockage de d飨ets. Le site
se trouve sur une zone industrielle. L’aire de stockage regroupe f de poudre,
boues de peintures, solvants et ferrailles.
- A Dieppe : Quatre sites pollu鳠ont 鴩 relev鳮 Il y a d’abord
l’ancien site de la soci鴩 des Glaci貥s pour l’alimentation dieppoise. Il
est connexe au site des anciennes Huileries normandes et est situ頠 proximit頤u
bassin du Canada, du bassin Duquesne et de la rivi貥 Arques. L’outil de production
des huileries normandes a 鴩 鶡cu頥t les bments d鴲uits en 1994. Troisi譥
site potentiellement pollu鬠la grotte de Dieppe. Il s’agit d’une ancienne
usine ࠧaz implant饠en 1886 et exploit饠par Gaz de France de 1946 ࠱955. Quant au
lyc饠Emulation Dieppoise, il est situ頳ur un site concernant des traces de pollution
ayant appartenu ࠬa SNCF puis ࠬa Ville de Dieppe.
- A Arques-la-Bataille : Le site de l’ancienne usine Regma n’est pas
encore r鰥rtori頳ur la base de donn饳 Basol. 렌a fiche est en cours de
r顬isation. Mais Regma fait effectivement partie des sols pollu鳠autour de Dieppe. Le
7 f鶲ier 2002, l’inspection des installations class饳 pour la protection de
l’environnement constatait que la soci鴩 Regma Solutions ne respectait pas les
prescriptions de son arr괩 d’autorisation et notamment celles sp飩fiques ࠬa
gestion des d飨ets. En janvier 2005, un rapport de l’Inspection des installations
class饳 proposait au pr馥t d’engager des fonds publics pour que l’Ademe se
charge de la mise en s飵rit頤u site /small> |