Journal du 16 novembre 2004

La fermeture de l'école
est une des trois hypothèses étudiées

Boudier continue la lutte

Banderoles et panneaux en main, les parents d’élèves de l’école Boudier se sont à nouveau fait entendre, hier matin contre la fermeture possible de leur école. Ils ont réclamé le rapport de la commission de sécurité où les avis sont favorables et demanderont aujourd’hui, des explications à Françoise Billiez, adjointe au maire en charge de l’enseignement.

«Maintenant, nous avons toutes les billes en main. Nous n’allons pas nous laisser faire et nous continuerons la lutte ». Une cinquantaine de parents d’élèves était dans la rue hier matin pour défendre les écoles maternelle et primaire Boudier à Janval.

Depuis le début de la semaine dernière, ils se révoltent contre une possible fermeture de l’école qu’ils ont apprise par affichette anonyme apposée sur les grilles de l’établissement.

Hier matin, les parents sont descendus à pied en mairie pour demander des comptes à Edouard Leveau, député-maire de Dieppe. Après avoir réclamé un courrier signé de sa main « confirmant qu’on ne nous fermerait pas notre école », ils exigeaient le rapport de la commission de sécurité : « Les élus nous disent qu’il faut faire de longues réparations dans l’école en raison d’un problème de sécurité. Et pendant ce temps-là, ils veulent dispatcher nos enfants dans d’autres écoles. Il n’en est pas question. S’il y a des travaux à faire, qu’ils nous installent des mobile-home dans la cour pour accueillir nos enfants » répètent les parents d’élèves.

Une solution que Françoise Billiez, adjointe au maire en charge de l’enseignement, refuse : « Pourquoi mettre les enfants dans la cour, en mobile-home alors que des classes parfaitement entretenues peuvent les accueillir le temps des travaux qui peuvent durer deux à trois ans »?

Semaine chargée

Et pourtant, sur le rapport de sécurité obtenu après de longues minutes de chants et de slogans dans le hall de la mairie, tous les membres de la commission de sécurité ont donné un avis favorable. Une nouvelle qui a été accueillie par un cri de joie des parents d’élèves.

« Maintenant, on a toutes les cartes en main » affirment les parents qui se préparent à une longue semaine.

Aujourd’hui, à 14 heures, une délégation de parents et des conseillers municipaux de l’opposition doivent, en effet, rencontrer Françoise Billiez : « Il va falloir qu’elle nous explique maintenant pourquoi les élus invoquent faussement une raison de sécurité » s’insurgent les parents.

Mercredi, l’adjointe en charge de l’enseignement a rendez-vous avec les directeurs des écoles Boudier (maternelle et primaire), de Broglie (maternelle et primaire), Jules-Ferry et Valentin-Feldmann. Les structures dont certaines classes sont vides seraient susceptibles d’accueillir les enfants des Bruyères actuellement en classe à Boudier.

Rapport de la commission de sécurité en main, les parents d’élèves ont quitté la mairie non sans crier leur colère. Ils ont fait un tour en ville avant de remonter à Janval en ralentissant considérablement la circulation.

Jeudi matin, ils feront le point devant l’école pour organiser les actions à venir.

S. B.

Une réflexion est menée

Lundi dernier, Françoise Billiez, adjointe au maire en charge de l’enseignement, allait au feu, au milieu des manifestants, pour répondre à leurs questions. Aujourd’hui, elle reçoit une délégation de parents d’élèves et de quelques conseillers municipaux de l’opposition pour expliquer la situation : « Il faut trouver une solution et réorganiser le plateau janvalais » assure l’adjointe qui s’inquiète : « A Boudier, il y a des problèmes de sécurité et de confort pour les élèves. L’école a une capacité de vingt-quatre classes et n’accueille que cent soixante enfants dans huit classes. Toutes les écoles de Dieppe sont à moitié vides. J’étudie donc les pistes pour proposer trois solutions au maire et à l’Education nationale ».

Restera à prendre une décision : rénover l’ensemble de l’école et envoyer les enfants dans d’autres écoles pendant les deux ans de travaux ; rénover une aile, garder cent enfants dans l’autre aile et transférer les soixante autres ; ou transférer l’ensemble des enfants sans reconstruire l’école. C’est évidemment contre cette dernière solution que les parents se battent.


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