Guillaume le Conquérant, Henri-IV et
Jeanne dArc y sont passés. Aujourdhui, ses ruines attirent encore de nombreux
visiteurs. Propriété de lEtat, le château dArques est sur la liste des 147
biens transférables. Le château est proposé à toute collectivité territoriale qui
accepterait de le gérer.Un drapeau normand flotte encore sur
les ruines. La nature a repris ses droits, mais le site garde encore toute sa majesté
dantan.
Le château dArques surplombe la vallée et attire encore de nombreux
visiteurs. Construit au Xe siècle, il est aujourdhui propriété de lEtat.
Mais il fait partie du lot des 147 monuments historiques que lEtat propose de
transférer aux collectivités.
Marie-Christiane de la Conté, conservatrice régionale des Monuments
historiques se veut rassurante: « Le château nest pas à vendre, il est
transférable. Cest-à-dire quil fait partie de la liste des monuments
appartenant à lEtat et qui peuvent être transférés aux collectivités qui en
feraient la demande ». La commune, le conseil général, le conseil régional ou la
communauté dagglomération peuvent ainsi être intéressés.
« Il nen est pas question, clame le maire dArques-la-Bataille, Guy
Sénécal Il est impensable que la commune le prenne à sa charge. Nous pourrions y
consacrer tout le budget municipal tant lentretien est coûteux. Nous navons
pas la dimension pour gérer ça ». Et il assène: « Cest un peu comme si on
demandait à un RMiste dacheter une Ferrari ».
Une opinion que partage la conservatrice: « Cest très difficile à
gérer, parce que le château est en ruine. Il faut donc toujours être attentif. Les
travaux sont quasi permanents, parce que la tendance naturelle de la ruine est à la
destruction ».
Le maire a plaidé pour la réouverture du château sous certaines conditions de
sécurité et pour lorganisation de divers projets culturels liés au château «
sans soutien des services de lEtat » assure-t-il, précisant: « Le château
dArques a au moins un intérêt régional, même si je pense quil a un
intérêt national ».
« Lobjectif de ces transferts est la mise en valeur du patrimoine et
lorganisation de projets culturels » rappelle Marie-Christiane de la Conté.
Et si personne ne le prend en charge, le château dArques « restera dans
les mains de lEtat qui poursuivra son action comme il le fait actuellement »
souligne la conservatrice.
Reste que la liste des biens nationaux à céder, dévoilée par le ministre de
la Culture doit encore être validée par un décret en conseil dEtat prévu avant
la fin de lannée. Les collectivités territoriales auront encore un an pour se
décider.
S. B.