Journal du 3 décembre 2004

L'Opac 76 prévoit de démarrer la construction fin 2005
Cinquante logements
à la place de l'ancien garage Ford

Les travaux de démolition de l’ancien « Garage de la plage » vont bientôt débuter. D’ici quelques mois s’élèvera à cet emplacement un bâtiment de cinquante logements.

Dans le quartier du Bout du quai, à quelques pas de la Cité de la mer, l’ancien garage Ford attend sa prochaine transformation. D’ici la fin de l’année prochaine, devraient se construire sur ce site une cinquantaine de logements et des locaux en rez-de-chaussée pour accueillir différentes structures, comme le centre médico psycho-pédagogique. L’Opac 76 est maître d’ouvrage de ce projet.

Voilà une dizaine d’années, la Ville avait fait jouer son droit de préemption sur ce bâtiment qui abritait le « Garage de la plage ». Elle envisageait à l’époque d’y installer une partie de l’Estran Cité de la mer qui souhaitait s’agrandir (voir article ci-dessous). Mais finalement, les responsbles de l’Estran jugeant que le lieu n’était pas adapté, n’étaient plus intéressés. « La déclaration d’utilité publique ne tenait donc plus. Alors, nous avons pris contact avec l’Opac qui souhaitait réaliser sur Dieppe des logements sociaux », explique Hubert Vergnory, l’adjoint à l’urbanisme de la Ville de Dieppe.

Cinq étages

Finalement, c’est pour ce projet qu’a été acquis le bâtiment. « Le portage financier a, lui, été réalisé par l’établissement public de la Basse-Seine (aujourd’hui devenu EPFS, Etablissement public foncier de Normandie). Ce dernier est donc propriétaire de l’immeuble pour la Ville de Dieppe », poursuit-il.

Au début de l’année prochaine, l’ancien garage sera détruit. Une démolition financée à 50 % par l’EPFS, 25 % par l’Etat et 25 % par la Ville. Ensuite le bâtiment de cinq étages, selon les plans du cabinet d’architectes ATAUB de Bois-Guillaume, sera édifié. Le début de la construction devrait, selon l’OPAC 76, débuter vers la fin du troisième trimestre 2005. Parmi les cinquante logements, on en comptera un de type 1 bis, huit de type 2, vingt-trois de type 3, douze de type 4 et six de type 5.

V.G.

Un espace aquarium deux fois plus grand
Une Cité de la mer « relookée » en 2007

Donner un souffle nouveau à l’Estran-Cité de la mer sans agrandir les lieux : c’est le projet en cours. L’idée d’occuper des locaux voisins étant totalement écartée, c’est sur une réorganisation et une rénovation des locaux que l’équipe travaille. A l’issue d’un grand chantier, l’Estran pourra compter notamment sur un espace aquarium deux fois plus important.

Un mur aquarium de 4,50 m, un cylindre à méduses de 2 mètres de diamètre, un espace « touch pool » reproduisant le bord de mer à marée basse où l’on pourra soulever les pierres et découvrir bien des trésors… La future Cité de la mer aura de nouveaux côtés plutôt séduisants. C’est là tout l’objectif de l’Estran dans son projet de réorganisation et de rénovation du bâtiment.

Au départ, voilà quelques années, l’idée était beaucoup plus ambitieuse. « Nous avions l’idée de nous rapprocher du front de mer en nous étendant sur le site de l’ancien garage Ford (voir article ci-dessus, NDLR) », explique Eric Tavernier, président de l’Estran. Il était prévu d’y déplacer l’espace forum où se tiennent les expositions temporaires, le centre de documentation, une salle audiovisuelle et le laboratoire. « Le problème était qu’il fallait un lien entre les deux bâtiments », souligne Eric Tavernier. Or, selon le classement en matière d'urbanisme de la Ville, il est impossible de faire disparaître du paysage la rue Saint-Vincent-de-Paul qui les sépare.

Suppression du forum

« Une seconde solution a été étudiée, celle de réaliser une passerelle entre le premier étage du futur bâtiment de l’Opac et l’Estran. Seulement il y a l’obligation pour les services de sécurité qu’elle se trouve au minimum à 3,50 m du sol. Or cela correspond au second étage, ce qui n’allait pas », résume-t-il. Bref, la solution d’extension a été abandonnée pour des contingences matérielles, mais pas seulement. Le coût d’un tel projet était élevé. 660000 euros étaient nécessaires, dont 20 % sur les fonds propres de l’association.

C’est donc d’une tout autre manière qu’a été revu le problème, sans pousser les murs, pour un coût divisé par deux. 130000 euros seront investis pour les aquariums et 200000 euros pour les travaux. L’Estran s’appuiera sur des financements de l’Etat, de la Région, du Département et de la communauté d’agglomération. Cette dernière a déjà inscrit ce dossier dans son projet d’agglo.

« Nous avons fait le pari de supprimer l’espace forum en bas qui accueillait les expositions. Elles seront certainement proposées dans d’autres lieux de l’agglomération et assureront ainsi la promotion de la Cité de la mer », explique le directeur. L’espace libéré sera fermé par un mur juste derrière l’escalier. Et le bassin des bateaux téléguidés disparaîtra.

Station météo

C’est là que commencera la zone aquariums. Un décor de falaise sera recréé, on y apprendra le fonctionnement des marées, de la houle… Et l’espace falaise et galets du premier étage sera installé au rez-de-chaussée. Le nombre d’espèces de poissons présentées au public augmentera et une borne de consultation donnera accès à un maximum d’informations sur le sujet.

Au premier étage, une nouvelle salle d’animation avec un équipement audiovisuel sera créée, ainsi qu’une station météo et océanographique. Au second étage, c’est le service archives qui sera modulable et pourra servir de salle pour de petites expos. Cette opération sera également celle de la rénovation, extérieure mais aussi intérieure. Sols, murs… seront refaits.

Pour mener à bien ce chantier, les vingt-deux salariés de l’Estran vont profiter dès janvier de la fermeture technique annuelle des lieux pour commencer les transformations. Mais deux fermetures plus importantes, de Noël 2005 à janvier 2006 et de la mi-décembre 2006 à la fin février 2007, permettront de réaliser le plus gros des travaux. « Tout devrait être fini pour mai 2007, date à laquelle nous fêterons les 20 ans de la création de l’Estran », conclut Eric Tavernier.

Véronique Guiborel

Sur l’île du Pollet
L’ancienne saurisserie Rasquin
démolie pour créer des logements

L’OPAC 76 va prochainement transformer le site de l’ancienne saurisserie Rasquin sur l’île du Pollet en un bâtiment d’habitation. Une page de l’histoire dieppoise se tournera avec la démolition de cette entreprise.

Vingt et un logements à construire sur l’emplacement de l’ancienne saurisserie Rasquin, rue Tête-de-Bœuf sur l’île du Pollet. Voilà le projet de l’OPAC 76, qui devrait voir le jour l’an prochain. A deux pas du bureau de poste, sur les 1000 m2 de cette friche industrielle, devrait être édifié un bâtiment de quatre étages, conçu par les architectes de l’atelier Bellefontaine du Havre.

Les permis de démolition et de construction viennent d’être affichés sur le bâtiment. C’est là qu’en 1922, était née l’entreprise de fumage du hareng. 500 tonnes du poisson roi de Dieppe, mais aussi de saumon, de haddock, de maquereau, de truite étaient traités là dans les périodes fastes de la saurisserie. Dans les hautes cheminées de la société, les poissons étaient fumés aux copeaux de bois de hêtre. Jusqu’à vingt personnes y travaillaient jusqu’en 1996. Avec la fermeture de la saurisserie disparaissaient la tradition et le savoir-faire dieppois de fumage du hareng.

Aujourd’hui cette page de l’histoire de la cité d’Ango va définitivement se tourner avec la construction de ces logements. La phase de consultation des entreprises qui se chargeront de concrétiser ce projet est prévue pour le premier trimestre 2005. Les murs du bâtiment devraient tomber ensuite pour la fin du deuxième trimestre et faire ainsi place nette pour accueillir le nouvel ensemble. Il est prévu de créer vingt et un logements sociaux dont quatre de type 2, neuf de type 3 et huit de type 4.

V. G.

Les saurisseries, témoins du passé de Dieppe

Le hareng a toujours fait partie de la vie dieppoise. Les marins-pêcheurs en ont déversé des tonnes et des tonnes dans le port de la cité d’Ango. Seulement, il fallait pouvoir les conserver et les transformer sur place. Ainsi se sont élevées de hautes cheminées, notamment pour les fumer. A la moitié du XIXe siècle, pas moins de 22 ateliers de « saleurs bouffisseurs » avaient encore pignon sur rue, pour la plupart situés au Pollet ou sur l’île.

Restent aujourd’hui très peu de traces de ce passé. Au 12 de la rue Desceliers, on peut toutefois encore apercevoir au fond de la cour, le foyer de l’une des cheminées de briques d’une saurisserie du XVIIe siècle. Pour les personnes intéressées par cette facette de l’histoire dieppoise, David Raillot a sorti en 1997 une brochure intitulée « Du hareng frais au hareng saur, ou l’histoire des dernières saurisseries dieppoises », dont sont tirés tous ces renseignements.


Archives 1998   Archives 1999   Archives 2000  Archives 2001  Archives 2002 
Archives 2003  Archives 2004
Recherche   Accueil