| Les travaux de démolition de
lancien « Garage de la plage » vont bientôt débuter. Dici quelques mois
sélèvera à cet emplacement un bâtiment de cinquante logements. Dans
le quartier du Bout du quai, à quelques pas de la Cité de la mer, lancien garage
Ford attend sa prochaine transformation. Dici la fin de lannée prochaine,
devraient se construire sur ce site une cinquantaine de logements et des locaux en
rez-de-chaussée pour accueillir différentes structures, comme le centre médico
psycho-pédagogique. LOpac 76 est maître douvrage de ce projet.
Voilà une dizaine dannées, la Ville avait fait jouer son droit de
préemption sur ce bâtiment qui abritait le « Garage de la plage ». Elle envisageait à
lépoque dy installer une partie de lEstran Cité de la mer qui
souhaitait sagrandir (voir article ci-dessous). Mais finalement, les responsbles de
lEstran jugeant que le lieu nétait pas adapté, nétaient plus
intéressés. « La déclaration dutilité publique ne tenait donc plus. Alors, nous
avons pris contact avec lOpac qui souhaitait réaliser sur Dieppe des logements
sociaux », explique Hubert Vergnory, ladjoint à lurbanisme de la Ville de
Dieppe.
Cinq étages
Finalement, cest pour ce projet qua été acquis
le bâtiment. « Le portage financier a, lui, été réalisé par létablissement
public de la Basse-Seine (aujourdhui devenu EPFS, Etablissement public foncier de
Normandie). Ce dernier est donc propriétaire de limmeuble pour la Ville de Dieppe
», poursuit-il.
Au début de lannée prochaine, lancien garage sera détruit. Une
démolition financée à 50 % par lEPFS, 25 % par lEtat et 25 % par la Ville.
Ensuite le bâtiment de cinq étages, selon les plans du cabinet darchitectes ATAUB
de Bois-Guillaume, sera édifié. Le début de la construction devrait, selon lOPAC
76, débuter vers la fin du troisième trimestre 2005. Parmi les cinquante logements, on
en comptera un de type 1 bis, huit de type 2, vingt-trois de type 3, douze de type 4 et
six de type 5.
V.G.
Un espace aquarium deux fois plus
grand
Une Cité de la mer « relookée » en 2007
Donner un souffle nouveau à lEstran-Cité de
la mer sans agrandir les lieux : cest le projet en cours. Lidée
doccuper des locaux voisins étant totalement écartée, cest sur une
réorganisation et une rénovation des locaux que léquipe travaille. A lissue
dun grand chantier, lEstran pourra compter notamment sur un espace aquarium
deux fois plus important.
Un mur aquarium de 4,50 m, un cylindre à méduses de 2 mètres de diamètre, un
espace « touch pool » reproduisant le bord de mer à marée basse où lon pourra
soulever les pierres et découvrir bien des trésors
La future Cité de la mer aura
de nouveaux côtés plutôt séduisants. Cest là tout lobjectif de
lEstran dans son projet de réorganisation et de rénovation du bâtiment.
Au départ, voilà quelques années, lidée était beaucoup plus
ambitieuse. « Nous avions lidée de nous rapprocher du front de mer en nous
étendant sur le site de lancien garage Ford (voir article ci-dessus, NDLR) »,
explique Eric Tavernier, président de lEstran. Il était prévu dy déplacer
lespace forum où se tiennent les expositions temporaires, le centre de
documentation, une salle audiovisuelle et le laboratoire. « Le problème était
quil fallait un lien entre les deux bâtiments », souligne Eric Tavernier. Or,
selon le classement en matière d'urbanisme de la Ville, il est impossible de faire
disparaître du paysage la rue Saint-Vincent-de-Paul qui les sépare.
Suppression du forum
« Une seconde solution a été étudiée, celle de
réaliser une passerelle entre le premier étage du futur bâtiment de lOpac et
lEstran. Seulement il y a lobligation pour les services de sécurité
quelle se trouve au minimum à 3,50 m du sol. Or cela correspond au second étage,
ce qui nallait pas », résume-t-il. Bref, la solution dextension a été
abandonnée pour des contingences matérielles, mais pas seulement. Le coût dun tel
projet était élevé. 660000 euros étaient nécessaires, dont 20 % sur les fonds propres
de lassociation.
Cest donc dune tout autre manière qua été revu le
problème, sans pousser les murs, pour un coût divisé par deux. 130000 euros seront
investis pour les aquariums et 200000 euros pour les travaux. LEstran
sappuiera sur des financements de lEtat, de la Région, du Département et de
la communauté dagglomération. Cette dernière a déjà inscrit ce dossier dans son
projet dagglo.
« Nous avons fait le pari de supprimer lespace forum en bas qui
accueillait les expositions. Elles seront certainement proposées dans dautres lieux
de lagglomération et assureront ainsi la promotion de la Cité de la mer »,
explique le directeur. Lespace libéré sera fermé par un mur juste derrière
lescalier. Et le bassin des bateaux téléguidés disparaîtra.
Station météo
Cest là que commencera la zone aquariums. Un décor
de falaise sera recréé, on y apprendra le fonctionnement des marées, de la houle
Et lespace falaise et galets du premier étage sera installé au rez-de-chaussée.
Le nombre despèces de poissons présentées au public augmentera et une borne de
consultation donnera accès à un maximum dinformations sur le sujet.
Au premier étage, une nouvelle salle danimation avec un équipement
audiovisuel sera créée, ainsi quune station météo et océanographique. Au second
étage, cest le service archives qui sera modulable et pourra servir de salle pour
de petites expos. Cette opération sera également celle de la rénovation, extérieure
mais aussi intérieure. Sols, murs
seront refaits.
Pour mener à bien ce chantier, les vingt-deux salariés de lEstran vont
profiter dès janvier de la fermeture technique annuelle des lieux pour commencer les
transformations. Mais deux fermetures plus importantes, de Noël 2005 à janvier 2006 et
de la mi-décembre 2006 à la fin février 2007, permettront de réaliser le plus gros des
travaux. « Tout devrait être fini pour mai 2007, date à laquelle nous fêterons les 20
ans de la création de lEstran », conclut Eric Tavernier.
Véronique Guiborel
Sur lîle du Pollet
Lancienne saurisserie Rasquin
démolie pour créer des logements
LOPAC 76 va prochainement transformer le site
de lancienne saurisserie Rasquin sur lîle du Pollet en un bâtiment
dhabitation. Une page de lhistoire dieppoise se tournera avec la démolition
de cette entreprise.
Vingt et un logements à construire sur lemplacement de lancienne
saurisserie Rasquin, rue Tête-de-Buf sur lîle du Pollet. Voilà le projet de
lOPAC 76, qui devrait voir le jour lan prochain. A deux pas du bureau de
poste, sur les 1000 m2 de cette friche industrielle, devrait être édifié un bâtiment
de quatre étages, conçu par les architectes de latelier Bellefontaine du Havre.
Les permis de démolition et de construction viennent dêtre affichés sur
le bâtiment. Cest là quen 1922, était née lentreprise de fumage du
hareng. 500 tonnes du poisson roi de Dieppe, mais aussi de saumon, de haddock, de
maquereau, de truite étaient traités là dans les périodes fastes de la saurisserie.
Dans les hautes cheminées de la société, les poissons étaient fumés aux copeaux de
bois de hêtre. Jusquà vingt personnes y travaillaient jusquen 1996. Avec la
fermeture de la saurisserie disparaissaient la tradition et le savoir-faire dieppois de
fumage du hareng.
Aujourdhui cette page de lhistoire de la cité dAngo va
définitivement se tourner avec la construction de ces logements. La phase de consultation
des entreprises qui se chargeront de concrétiser ce projet est prévue pour le premier
trimestre 2005. Les murs du bâtiment devraient tomber ensuite pour la fin du deuxième
trimestre et faire ainsi place nette pour accueillir le nouvel ensemble. Il est prévu de
créer vingt et un logements sociaux dont quatre de type 2, neuf de type 3 et huit de type
4.
V. G.
Les saurisseries, témoins du
passé de Dieppe
Le hareng a toujours fait partie de la vie dieppoise. Les
marins-pêcheurs en ont déversé des tonnes et des tonnes dans le port de la cité
dAngo. Seulement, il fallait pouvoir les conserver et les transformer sur place.
Ainsi se sont élevées de hautes cheminées, notamment pour les fumer. A la moitié du
XIXe siècle, pas moins de 22 ateliers de « saleurs bouffisseurs » avaient encore pignon
sur rue, pour la plupart situés au Pollet ou sur lîle.
Restent aujourdhui très peu de traces de ce passé. Au 12 de la rue
Desceliers, on peut toutefois encore apercevoir au fond de la cour, le foyer de lune
des cheminées de briques dune saurisserie du XVIIe siècle. Pour les personnes
intéressées par cette facette de lhistoire dieppoise, David Raillot a sorti en
1997 une brochure intitulée « Du hareng frais au hareng saur, ou lhistoire des
dernières saurisseries dieppoises », dont sont tirés tous ces renseignements. |