| Et de quatre! Pour la quatrième fois
en deux semaines, les parents délèves de lécole Boudier ont manifesté dans
la rue samedi. Plus que jamais, ils sopposent à la fermeture de
létablissement scolaire décidée par la municipalité. Dans le centre-ville de
Dieppe samedi matin, ils ont perturbé la circulation et distribué des tracts. Ils
ne décolèrent toujours pas! Pour la quatrième fois en deux semaines, les parents
délèves de lécole Boudier sont descendus dans la rue samedi matin. A coup
de slogans et de banderoles, ils ont martelé leur opposition à la fermeture de
létablissement scolaire dieppois. Accompagnés de leurs enfants et rejoints par des
parents délèves dautres écoles, ils ont fait le tour du centre-ville pour
faire entendre leur voix.
Quel avenir pour le quartier?
« Nous sommes écurés par la façon de faire de la
municipalité. Les élus veulent condamner une école classée en zone déducation
prioritaire et qui accueille une classe dintégration sans se soucier de
lavenir du quartier. A aucun moment, ils nont consulté parents et enseignants
», confie désabusé lun des manifestants, Joël Patin.
Officiellement, ce sont des normes de sécurité non conformes qui auraient
motivé la fermeture de lécole. « Nous avons consulté le rapport de la commission
de sécurité. Nulle part, il ne mentionne un avis défavorable même si des travaux sont
effectivement nécessaires. Alors pourquoi vouloir la fermeture de cette école
fréquentée par plus de deux cent quarante enfants? », interroge Joël Patin. Les
représentants de la FCPE et du SNUipp pensent avoir trouvé la réponse: « La fermeture
de lécole Boudier nest quun début. La vérité cest que si nous
ne restons pas vigilants, dautres écoles fermeront pour favoriser la mise en place
des réseaux », assurent-ils.
Dans lattente dun
rendez-vous
En dautres termes, les quatorze écoles maternelles et
les treize écoles primaires de Dieppe et Neuville seraient selon lui sacrifiées au
profit de deux ou trois grands regroupements scolaires. « Or, en février dernier, le
conseil départemental de lEducation nationale avait voté à lunanimité
contre ce projet des réseaux », rappelle Luc Desmarets de la FCPE.
En attendant, les parents délèves ont demandé à être reçus par
linspecteur dacadémie. « Pour le moment, personne na pris la peine de
nous répondre et nous sommes toujours dans lattente dun rendez-vous »,
déplorent-ils. Cest donc le conseiller général communiste Sébastien Jumel qui se
fera leur porte-parole. « Jai rendez-vous le 2 décembre avec linspecteur
dacadémie pour divers dossiers. Bien sûr, je ne manquerai pas de
linterpeller sur lécole Boudier », explique lélu qui avait pris part,
samedi matin, à la manifestation aux côtés dautres personnalités locales.
M. DS. |