Les victimes travaillent bien dans la
circonscription de Saint-Valery-en-Caux, mais ce nest pas à lhôpital local
de la ville quelles ont contracté les maladies nosocomiales évoquées par le
député Alfred Trassy-Paillogues dans notre édition
du 14 décembre. Afin de lever lambiguïté sur lorigine de ces cas - et
ne pas jeter lopprobre sur un hôpital qui, sil a connu des cas tragiques il y
a presque exactement un an (4 décès en décembre 2003), nest plus aujourdhui
davantage dans la ligne de mire que dautres établissements hospitaliers de France
-, Alfred Trassy-Paillogues a souhaité nous en dire plus.« Les deux
infirmières qui ont contracté le staphylocoque doré sont détachées sur la
circonscription de Saint-Valery, mais travaillent au CHU de Rouen » précise le député.
Ces deux infirmières, si elles ont bien contracté la bactérie, ne sont par ailleurs pas
paralysées. Mais le député avait rencontré entre 1993 et 1997 le cas dune
personne dont les articulations avaient été complètement bloquées à cause du
staphylocoque doré. Quant au cas du patient ayant subi une colloscopie et sétant
retrouvé porteur du virus de lhépatite B, il sagit « dun exemple
familial vécu à lhôpital Henri-Mondor de Créteil, où le nettoyage était
sous-traité à une entreprise privée dont les salariés nétaient manifestement
pas formés pour fournir un travail de qualité ».
Même si nous navons jamais cité lhôpital de Saint-Valery-en-Caux
dans notre article, on sait maintenant au moins avec certitude que ce nest pas lui
qui était visé par lintervention du député devant lAssemblée nationale.
Les « équipes de bras cassés dans le personnel de nettoyage des hôpitaux » citées
par le parlementaire ne sont donc pas celles du personnel de lhôpital local, mais
celles dune société privée qui vend ses prestations à létablissement de
soins de la banlieue parisienne. Cette précision a le mérite de lever le doute qui
aurait pu sinsinuer à la lecture de notre article.