| Pour se consacrer à son activité
professionnelle, Laurent Martin vient de donner sa démission de son poste de président
de Dieppe capitale du cerf-volant. Une ambiance tendue au sein de léquipe
dorganisation semble avoir accéléré sa décision. Cest
avec regret que je vous informe avoir remis ma démission du poste de président de
lassociation Dieppe capitale du cerf-volant à Edouard Leveau, député-maire ».
Cest ainsi que Laurent Martin débute son courrier reçu ce lundi par les membres du
comité dadministration de lassociation qui organise le festival international
de cerf-volant. Après trois années passées à la tête de cette manifestation, après
en avoir monté deux éditions, il préfère en démissionner « pour aujourdhui me
dévouer à mes activités professionnelles ».
« Je pense avoir fait du bon travail pour ces deux festivals. Mais je ne peux
pas relancer la machine pour mettre en place le suivant et partir dans trois mois. Il faut
laisser à quelquun dautre la chance de monter ce festival », explique-t-il.
Pour Laurent Martin, la charge de travail que réclame le montage dun tel
événement est incompatible avec une activité professionnelle. « Le temps que je
consacre à lélaboration du prochain festival, au montage de dossiers, à la
recherche de nouveaux projets ou à la rencontre des partenaires, je ne lai plus »,
ajoute-t-il.
Ambiance tendue
Mais au-delà de cette envie, bien légitime, de se
consacrer à sa vie professionnelle, ses relations qui se sont détériorées avec
certains membres de léquipe dorganisation du festival semblent avoir
accéléré la démission de Laurent Martin. Suite entre autres à sa convocation devant
le tribunal de Dieppe pour le retard dun dépôt dargent sur le compte de
lassociation, lambiance est plutôt tendue. Ces derniers temps, il aurait subi
dautres attaques (concernant notamment lutilisation dInternet au siège
de lassociation) qui ont fait déborder le vase. « Il y a trois ans, personne ne
voulait de ma place et aujourdhui certains veulent ma tête. Le festival marche
bien, est médiatisé. Mais ils ne se rendent pas compte que cest beaucoup de
travail », reprend-t-il amer. Malgré tout, il dit ne rien regretter car « jai
tout fait avec passion ».
Par ailleurs ce festival a pris une telle ampleur quil estime quil
faudrait professionnaliser davantage la structure. Notamment en créant un poste de
directeur. « Cela a un coût, mais garantira lavenir et maintiendra le leadership
», explique Laurent Martin qui est conscient que, pour le moment, le budget du festival
ne suffirait pas. « Cest aux membres du conseil dadministration de voir, mais
ce devrait être possible », estime-t-il. Et il serait visiblement prêt à prendre ce
poste si la possibilité se présentait.
Désormais les cartes sont entre les mains du député-maire qui, selon les
statuts de cette association, devra nommer par arrêté un nouveau président. Et le temps
presse. « Dans un mois maximum tous les dossiers doivent être déposés, comme la
demande de subvention auprès de la mairie de Dieppe
», conclut Laurent
Martin.
V. G. |