Journal du 12 octobre 2004

Laurent Martin démissionne
Le président de Dieppe capitale du cerf-volant
lâche le fil

Pour se consacrer à son activité professionnelle, Laurent Martin vient de donner sa démission de son poste de président de Dieppe capitale du cerf-volant. Une ambiance tendue au sein de l’équipe d’organisation semble avoir accéléré sa décision.

C’est avec regret que je vous informe avoir remis ma démission du poste de président de l’association Dieppe capitale du cerf-volant à Edouard Leveau, député-maire ». C’est ainsi que Laurent Martin débute son courrier reçu ce lundi par les membres du comité d’administration de l’association qui organise le festival international de cerf-volant. Après trois années passées à la tête de cette manifestation, après en avoir monté deux éditions, il préfère en démissionner « pour aujourd’hui me dévouer à mes activités professionnelles ».

« Je pense avoir fait du bon travail pour ces deux festivals. Mais je ne peux pas relancer la machine pour mettre en place le suivant et partir dans trois mois. Il faut laisser à quelqu’un d’autre la chance de monter ce festival », explique-t-il. Pour Laurent Martin, la charge de travail que réclame le montage d’un tel événement est incompatible avec une activité professionnelle. « Le temps que je consacre à l’élaboration du prochain festival, au montage de dossiers, à la recherche de nouveaux projets ou à la rencontre des partenaires, je ne l’ai plus », ajoute-t-il.

Ambiance tendue

Mais au-delà de cette envie, bien légitime, de se consacrer à sa vie professionnelle, ses relations qui se sont détériorées avec certains membres de l’équipe d’organisation du festival semblent avoir accéléré la démission de Laurent Martin. Suite entre autres à sa convocation devant le tribunal de Dieppe pour le retard d’un dépôt d’argent sur le compte de l’association, l’ambiance est plutôt tendue. Ces derniers temps, il aurait subi d’autres attaques (concernant notamment l’utilisation d’Internet au siège de l’association) qui ont fait déborder le vase. « Il y a trois ans, personne ne voulait de ma place et aujourd’hui certains veulent ma tête. Le festival marche bien, est médiatisé. Mais ils ne se rendent pas compte que c’est beaucoup de travail », reprend-t-il amer. Malgré tout, il dit ne rien regretter car « j’ai tout fait avec passion ».

Par ailleurs ce festival a pris une telle ampleur qu’il estime qu’il faudrait professionnaliser davantage la structure. Notamment en créant un poste de directeur. « Cela a un coût, mais garantira l’avenir et maintiendra le leadership », explique Laurent Martin qui est conscient que, pour le moment, le budget du festival ne suffirait pas. « C’est aux membres du conseil d’administration de voir, mais ce devrait être possible », estime-t-il. Et il serait visiblement prêt à prendre ce poste si la possibilité se présentait.

Désormais les cartes sont entre les mains du député-maire qui, selon les statuts de cette association, devra nommer par arrêté un nouveau président. Et le temps presse. « Dans un mois maximum tous les dossiers doivent être déposés, comme la demande de subvention auprès de la mairie de Dieppe… », conclut Laurent Martin. 

V. G.


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