Journal du 28 décembre 2004

Plusieurs dégradations au Pollet
La rue Cité-de-Limes dans le collimateur

Les riverains de la rue Cité-de-Limes en ont ras-le-bol. Les dégradations et le tapage nocturne sont devenus monnaie courante dans ce quartier du Pollet. Dernier exemple en date, dimanche matin vers 3 heures. Deux frères originaires de Neuville et qui sortaient d’une soirée trop arrosée ont dégradé plusieurs voitures garées dans la rue. C’est en réalité le frère aîné, militaire de carrière visiblement éméché, qui a cassé plusieurs rétroviseurs (une dizaine au total). Les riverains réveillés par le bruit ont appelé les policiers qui les ont finalement cueillis au bas de la rue Cité-de-Limes. Les clients de la boîte de nuit située à proximité seraient régulièrement dans le collimateur des habitants qui se disent « exaspérés » selon une source proche de l’enquête. A l’issue d’une longue garde à vue en cellule de dégrisement, l’auteur a reconnu les faits et devrait faire l’objet d’une comparution pénale. Quant à son jeune frère, il a été mis hors de cause et aurait plutôt tenté de tempérer le militaire primo délinquant.

Un Roumain remet ça le soir même

Mais décidément, il ne faisait pas bon laisser sa voiture dans la rue Cité-de-Limes ce dimanche 26. Vers 21h15, un Roumain domicilié dans le quartier s’en est pris à son tour à trois véhicules pour une raison indéterminée. Il semble tout de même qu’un vieux contentieux avec d’autres habitants du secteur soit à l’origine du début de rixe survenu ce soir-là. Le Roumain qui aurait bu plusieurs litres de bière a enfoncé une portière de voiture et cassé des essuie-glaces et des rétroviseurs (sans doute ceux qui n’avaient pas été détruits le matin).

L’auteur, interpellé, rapidement par la patrouille de police, a déclaré ne pas se souvenir des raisons qui l’ont poussé à accomplir son geste. Une chose est sûre : si les policiers n’étaient pas intervenus rapidement, la population locale semblait prête à faire justice elle-même. Des habitants qui en ont assez mais qui au moment de porter plainte se font trop souvent discrets. Parmi toutes les victimes de dimanche, seuls quatre d’entre elles ont déposé une plainte.

Pourtant, l’interpellation des auteurs devrait inciter la population à se manifester auprès des policiers.


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