| Valentin, 4 ans, de
Bacqueville-en-Caux, a été admis au CHU Charles-Nicolle dans la nuit de jeudi à
vendredi pour une méningite. Son frère aîné Yann venait tout juste dêtre mis
hors de danger par les médecins pour la même infection. Une
semaine après Yann son grand frère, Valentin, 4 ans, un jeune écolier bacquevillais a
été transféré au CHU de Rouen pour un cas dinfection invasive à méningocoque.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, léquipe du SAMU, appelée au domicile des
parents des enfants, a transporté le petit garçon vers le service des urgences
pédiatriques. Alors que leur aîné était mis hors de danger après plusieurs jours dans
un coma artificiel, les parents de lenfant sont de nouveau confrontés à cette
maladie fulgurante.
Le petit garçon avait pourtant été traité par des antibiotiques comme
lensemble de sa famille proche. Les médecins émettent plusieurs hypothèses. La
période dincubation de la maladie étant dune huitaine de jours,
lenfant était peut-être déjà touché avant que létat de santé de son
grand frère ne saggrave. Ou le traitement préventif na pas été suffisant.
« Mais un cas secondaire est pourtant extrêmement rare. Toutes les hypothèses sont donc
étudiées », explique le docteur Sesboué, médecin inspecteur de santé publique.
54 enfants sous antibiotiques
Dans le groupe scolaire où sont scolarisés les deux jeunes
Bacquevillais, les familles des autres écoliers sont inquiètes. Le médecin de PMI du
secteur a donc assuré une permanence au sein de lécole maternelle, vendredi
après-midi, pour répondre à toutes les questions. Des parents se demandaient par
exemple sil était nécessaire de désinfecter lécole. « Non, ce serait
inutile, car la transmission du germe se fait par voie directe », explique-t-elle.
Un traitement préventif par antibiotiques a été prescrit aux enfants des
petite et moyenne sections, soit 54 enfants, et au personnel encadrant, les deux classes
ayant eu des activités en commun, même si le petit Valentin nest pas venu à
lécole depuis huit jours, depuis lhospitalisation de son grand frère. Les
écoliers de grande section nont pas été concernés, car la méningite ne se
transmet que dans le cadre de contacts proches. Déjà, la semaine passée, les amis de
Yann au sein de lécole primaire avaient été traités.
M.DS et V.G. |