| Le service littoral de Dieppe vient de
recevoir une subvention dun peu plus de 3660 euros du conseil général. Une somme
allouée pour son travail sur lobservation dérosion des falaises. Chaque
semaine, un ouvrier parcourt en effet quelque soixante-dix kilomètres de côte pour
recenser léboulement de nos falaises. Un peu plus de 3
660 euros, cest la subvention que vient dobtenir pour la première fois le
service littoral de Dieppe pour son travail sur lérosion des falaises.
Depuis un an, cette structure de lEstran-Cité de la mer travaille en
partenariat avec luniversité de Caen. Une fois par semaine, lun de ses
ouvriers parcourt la côte du Tréport à Veules-les-Roses.
Quelque soixante-dix kilomètres de littoral et vingt et un points
dobservation répartis sur la zone de surveillance pour faire le recensement des
derniers éboulements de falaise.
Photographies et mesures
« Depuis la valleuse de Saussemare par exemple, je peux
voir tout Quiberville. Pour Varengeville, je me rends sur la pointe dAilly »,
explique lobservateur Philippe Danger. Des points de vue essentiels qui lui
permettent de surveiller, sur un simple coup dil, lévolution de
lérosion des falaises. « Quand je constate un éboulement, je descends sur le
terrain », poursuit-il.
Equipé dun appareil photographique et dun mètre, Philippe Danger
procède alors à tous les relevés : « En premier lieu, je photographie
léboulement, ensuite je le mesure afin de déterminer le volume qui est tombé »,
confie-t-il.
Léboulement est ainsi mesuré sur plusieurs points : sa hauteur, sa
largeur juste au pied puis à quelques mètres de la falaise et enfin la distance
parcourue par les roches en tombant. « Je note aussi laspect du cordon des galets
et les informations météorologiques », poursuit louvrier côtier. Toutes ces
données sont ensuite synthétisées par écrit et envoyées sous forme de rapport à
luniversité de Caen.
« Cette dernière fait un nouveau travail de corrélation avec des informations
météorologiques beaucoup plus fines comme la pluviométrie, la direction des houles,
etc. », précise Stéphane Lobbedey, chef de projet. « Lobjectif nest pas de
prévenir mais davoir une meilleure connaissance des causes des éboulements. Par
exemple, quand il ny a pas de cordon de galets au pied des falaises, on peut
supposer quelles sont fragilisées par lassaut des vagues », ajoute-t-il.
Trente et un éboulements
En 2002, trente-six éboulements avaient été relevés. A
ce jour, le service littoral en est à trente et un avec un gros vide entre février et
juillet. « Sur notre côte, les éboulements sont essentiellement dus aux épisodes
pluvieux importants et aux périodes de gel-dégel, explique Stéphane Lobbedey. Or, il
na quasiment pas plu depuis février ».
« Actuellement, tous les trous deau des falaises sont vides, et dès
quil va pleuvoir ça va faire mal. Je mattends à des éboulements
particulièrement importants cet hiver. Il y a quelques jours déjà, un gros éboulement
a eu lieu à Varengeville-sur-Mer », assure Philippe Danger qui, grâce à cette
subvention accordée par le conseil général, va pouvoir poursuivre sereinement son rôle
dobservateur en 2004 tout en gardant luniversité de Caen pour partenaire.
M. DS. |