Journal du 7 octobre 2003

Une fois par semaine sur les plages
Le service littoral observe
les éboulements de falaise

Le service littoral de Dieppe vient de recevoir une subvention d’un peu plus de 3660 euros du conseil général. Une somme allouée pour son travail sur l’observation d’érosion des falaises. Chaque semaine, un ouvrier parcourt en effet quelque soixante-dix kilomètres de côte pour recenser l’éboulement de nos falaises.

Un peu plus de 3 660 euros, c’est la subvention que vient d’obtenir pour la première fois le service littoral de Dieppe pour son travail sur l’érosion des falaises.

Depuis un an, cette structure de l’Estran-Cité de la mer travaille en partenariat avec l’université de Caen. Une fois par semaine, l’un de ses ouvriers parcourt la côte du Tréport à Veules-les-Roses.

Quelque soixante-dix kilomètres de littoral et vingt et un points d’observation répartis sur la zone de surveillance pour faire le recensement des derniers éboulements de falaise.

Photographies et mesures

« Depuis la valleuse de Saussemare par exemple, je peux voir tout Quiberville. Pour Varengeville, je me rends sur la pointe d’Ailly », explique l’observateur Philippe Danger. Des points de vue essentiels qui lui permettent de surveiller, sur un simple coup d’œil, l’évolution de l’érosion des falaises. « Quand je constate un éboulement, je descends sur le terrain », poursuit-il.

Equipé d’un appareil photographique et d’un mètre, Philippe Danger procède alors à tous les relevés : « En premier lieu, je photographie l’éboulement, ensuite je le mesure afin de déterminer le volume qui est tombé », confie-t-il.

L’éboulement est ainsi mesuré sur plusieurs points : sa hauteur, sa largeur juste au pied puis à quelques mètres de la falaise et enfin la distance parcourue par les roches en tombant. « Je note aussi l’aspect du cordon des galets et les informations météorologiques », poursuit l’ouvrier côtier. Toutes ces données sont ensuite synthétisées par écrit et envoyées sous forme de rapport à l’université de Caen.

« Cette dernière fait un nouveau travail de corrélation avec des informations météorologiques beaucoup plus fines comme la pluviométrie, la direction des houles, etc. », précise Stéphane Lobbedey, chef de projet. « L’objectif n’est pas de prévenir mais d’avoir une meilleure connaissance des causes des éboulements. Par exemple, quand il n’y a pas de cordon de galets au pied des falaises, on peut supposer qu’elles sont fragilisées par l’assaut des vagues », ajoute-t-il.

 Trente et un éboulements

En 2002, trente-six éboulements avaient été relevés. A ce jour, le service littoral en est à trente et un avec un gros vide entre février et juillet. « Sur notre côte, les éboulements sont essentiellement dus aux épisodes pluvieux importants et aux périodes de gel-dégel, explique Stéphane Lobbedey. Or, il n’a quasiment pas plu depuis février ».

« Actuellement, tous les trous d’eau des falaises sont vides, et dès qu’il va pleuvoir ça va faire mal. Je m’attends à des éboulements particulièrement importants cet hiver. Il y a quelques jours déjà, un gros éboulement a eu lieu à Varengeville-sur-Mer », assure Philippe Danger qui, grâce à cette subvention accordée par le conseil général, va pouvoir poursuivre sereinement son rôle d’observateur en 2004 tout en gardant l’université de Caen pour partenaire.

 M. DS.


Archives 1998   Archives 1999   Archives 2000  Archives 2001  Archives 2002  Archives 2003
Recherche   Accueil