| Samedi, Edouard Leveau, député-maire de
Dieppe, avait convié à Saint-Martin-en-Campagne les maires et conseillers généraux des
communes proches de Penly. Son objectif : réunir et motiver ses troupes pour montrer au
gouvernement combien la région est prête à accueillir lEPR, le réacteur
nucléaire de nouvelle génération. Nous sommes prêts à lancer une
opération pour promouvoir Penly ! » Edouard Leveau, député maire de Dieppe, est plus
motivé que jamais pour prouver au gouvernement que ce site est LE site idéal pour
recevoir lEPR, le réacteur nucléaire nouvelle génération. Après avoir déposé
une note exposant toutes les qualités de la centrale haut-normande à Nicole Fontaine, il
a décidé de réunir ses troupes sur le terrain pour réaliser une véritable campagne de
pub.
Samedi à Saint-Martin-en-campagne, il avait donc convié les maires et les
conseillers généraux des communes situées tout autour de Penly, qui bénéficieraient
de retombées économiques non négligeables si ce site était retenu.
Car, comme tient à le rappeler Daniel Joffroy, maire de Belleville et
président de la communauté de commune du Petit Caux, « il ny a pas que nous qui
en bénéficions. Cest plus une région quun secteur qui en profite ». Il
souligne en exemple quà lissue du chantier de la seconde tranche, 700 emplois
avaient pu être conservés.
La population serait favorable
Et les troupes sont prêtes à se mettre en ordre de marche
pour mener leur opération à bien. « On attend maintenant lannonce dune
structure de combat. On parle cest bien, mais il faut agir maintenant. Il faut faire
une campagne «Penly III», avec des affiches par exemple, ou léquivalent dun
référendum », sexclame un des maires. « Il faut une structure qui regroupe
renseignements et information pour la population », renchérit-il en suggérant de
réactiver une association inter-entreprises qui existait autrefois.
Daprès ces élus, lun des points forts à mettre en avant auprès
du gouvernement, au-delà de laspect technique du site, cest labsence de
réticence de la population environnante de voir se développer de nouveau la centrale.
Daprès eux, « Penly est lun des sites français les mieux acceptés ».
Dailleurs, se souvient le maire de Belleville, « il y a eu quelques
manifestations contre la construction de la première tranche. Mais quelques années plus
tard, les gens manifestaient pour obtenir la création de la seconde ». La trentaine
délus qui étaient réunis estiment donc que si des rassemblements anti-nucléaires
devaient avoir lieu, ce serait le fait dassociations parisiennes et non locales.
Stratégie
« A nous maintenant de montrer quon est les meilleurs
et quon veut lavoir (lEPR) », martèle un maire. Mais le temps est
compté, rappelle inlassablement Edouard Leveau. Dans moins de deux mois, tout sera joué.
« Nous allons donc tous travailler à cela. Il y a quatre grosses entités politiques et
économiques : trois communautés de communes et une communauté dagglomération
prêtes à prendre des décision. Une motion a déjà été votée au conseil général
», explique le député-maire.
« Nous, élus, sommes convaincus. Il nous reste à convaincre au delà de nos
frontières », estime Daniel Joffroy. Pour cela, une prochaine réunion devrait avoir
lieu prochainement pendant laquelle « une stratégie devrait être mise en place ».
Entretemps, Edouard Leveau aura rencontré le PDG dEDF ( Ndlr : le
rendez-vous était programmé aujourdhui lors dune commission ). Il se fera
sans nul doute de nouveau le chantre de la 5è tranche à Penly.
Véronique Guiborel |