Journal du 30 septembre 2003

Cantonales de mars 2004

Marie-Catherine Gaillard (PCF)
à l'assaut de Dieppe-Est

Combattre la droite sur tous les terrains. La candidate communiste sur le canton de Dieppe-Est, Marie-Catherine Gaillard, affiche la couleur. A l’image de la campagne menée par Sébastien Jumel l’an passé, elle souhaite agir au plus près des habitants.

En mars prochain, il faudra compter sur Marie-Catherine Gaillard. La militante communiste a annoncé sa candidature pour les prochaines élections cantonales de Dieppe-Est.

L’ancienne directrice d’école a des convictions et l’esprit de revanche. En effet, en 1998, à ce même suffrage, elle obtenait 48 % des voix contre Daniel Lefebvre, l’actuel conseiller général.

L’UMP a d’ores et déjà annoncé la candidature de ce dernier. La campagne électorale a donc commencé. Et c’est sur le terrain que Marie-Catherine Gaillard compte la mener.

« Je veux être immédiatement utile aux habitants, porteuse des luttes sociales et de leurs aspirations », déclare-t-elle.

Ainsi, dès cette semaine, elle ira à la rencontre des habitants et distribuera une lettre qui explique le sens de son action.

Celle ci se résume à « mettre un frein à la politique de régression sociale représentée localement par Daniel Lefebvre et Edouard Leveau », fustige-t-elle.

Marie-Catherine Gaillard énumère ainsi « les projets en panne », tels que, selon elle, la RN 27, le gymnase du collège Albert-Camus ou encore la réhabilitation de Neuville-Nord.

La militante tape fort

La candidate communiste se montre virulente envers son adversaire, qui selon elle s’attache à mettre en place la politique du gouvernement Raffarin. Une politique qu’elle résume ainsi : « privatisation des services publics, démantèlement des régimes de retraite et de la sécurité sociale, baisse du livret A ». Elle veut donc combattre « ce recul que connaît la région dieppoise.»

« La droite locale accompagne et laisse faire cette récession économique et sociale », tempête-t-elle en évoquant le plan social chez Toshiba et la délocalisation des chantiers Allais. Elue à Neuville en 1977 puis à Dieppe en tant que maire déléguée de Neuville durant dix années, la militante communiste tape fort. Poussée par Sébastien Jumel, conseiller général communiste de Dieppe-Ouest, elle croit fermement en ses chances. Misant sur le vote sanction envers la droite et sa politique nationale, Marie-Catherine Gaillard espère même être celle qui fera tomber la majorité départementale. « Elle peut basculer à trois postes près », souligne, déterminé, Sébastien Jumel.

La confrontation politique locale, entre la droite et les communistes, est engagée. A savoir maintenant si les électeurs y participeront.

B.T.

L’UMP livre ses noms
Les candidats de la droite aux cantonales

La communiste Marie-Catherine Gaillard a d’ores et déjà annoncé la couleur : elle disputera son mandat à Daniel Lefèvre, conseiller général de Dieppe-Est renouvelable en mars prochain. Côté socialiste, la candidature de Sandrine Hurel est plus que probable. En attendant que le PS valide ses candidats (fin octobre), l’UMP a déjà choisi les siens, dont voici la liste.

Le PS désignera sa tête de liste aux régionales début octobre. Ce sera sans aucun doute Alain Le Vern, candidat à sa succession à la présidence du conseil régional. Mais pour les cantonales, il faudra attendre encore un mois : le parti de François Hollande, en effet, va lancer les appels à candidatures dans les jours qui viennent. Ce n’est que fin octobre, dans un mois, que les militants ratifieront ces candidatures par un vote, comme ils l’auront fait quelques semaines plus tôt pour leur tête de liste aux régionales.

Mais l’on suppute déjà la plus que probable candidature de Sandrine Hurel, qui avait laissé la place à Eric Charbonnier lors de la cantonale partielle mouvementée d’octobre sur Dieppe-Ouest, remportée par le jeune communiste Sébastien Jumel aux dépens d’Annick Leveau, l’épouse du député-maire de Dieppe. La jeune socialiste, conseillère municipale de Dieppe et attachée parlementaire du sénateur Henri Weber est pressentie pour aller affronter Daniel Lefèvre (le sortant UMP) sur les hauteurs de Dieppe, à Neuville, Grèges, Ancourt, Belleville, Berneval, Bracquemont, Derchigny-Graincourt et Martin-Eglise. Il n’y a aucune raison que l’ancienne candidate aux législatives de 2001 ne soit pas investie par les militants.

Quant à l’UMP, elle donne la prime au sortant, et Daniel Lefèvre sera donc candidat à sa succession. Le maire de Grèges est d’ailleurs déjà entré en campagne, se réservant notamment - à la demande du président du conseil général Charles Revet - la primeur de l’annonce de Transmanche Ferries d’acquérir un bateau rapide pour la ligne Dieppe-Newhaven.

Les candidats de l’UMP

Canton d’Aumale : Pierre-Marie Duhamel ; Canton de Bacqueville-en-Caux : Martial Hauguel ; Canton de Bellencombre : Annick Bocandé ; Canton de Blangy-sur-Bresle : Pierre Loin ; Canton de Cany-Barville : Didier Jouanne ; Canton de Criquetot-l’Esneval : Charles Revet ; Canton de Dieppe-Est : Daniel Lefèvre ; Canton de Fécamp : Marie-Agnès Poussier-Winsback ; Canton de Fontaine-le-Dun : Jérôme Lheureux ; Canton de Gonfreville-l’Orcher : Michel Harel ; Canton de Grand-Couronne : Michel Lennuyeux ; Cantons du Havre : Alain Ouille (III), Agathe Cahierre (IV), Jean-Pierre Leroy (IX) ; Canton de Lillebonne : Philippe Leroux ; Canton de Longueville-sur-Scie : Gérard Jouan ; Canton de Maromme : Régine Arnaud ; Canton de Mont-Saint-Aignan : Françoise Guegot ; Canton d’Ourville-en-Caux : Yvon Pesquet ; Canton de Pavilly : François Tierce ; Cantons de Rouen : Bertrand Bellanger (IV), Richard Picot (V), Edgard Mainguy (VI), Bruno Devaux (VII) ; Canton de Saint-Etienne-du-Rouvray : Catherine Tafforeau ; Canton de Saint-Valery-en-Caux : Gérard Mauger ; Canton de Sotteville-Ouest : Michel Champalbert ; Canton de Tôtes : Chantal Furon-Bataille ; Canton de Valmont : Alain Bazille.

O.B.

Régionales de mars 2004

Une ébauche de liste pour les Verts

S’allieront-ils dès le premier tour avec la gauche conduite par Alain Le Vern (PS) aux prochaines élections régionales ?

Pour l’instant, les Verts de Haute-Normandie, toujours associés à la majorité régionale, sont en négociation avec le Parti socialiste. Si accord il y a pour une liste unique au premier tour, la décision sera ratifiée par les militants les 15 et 16 novembre prochains.

Fusion au 1er, au 2e tour ou pas du tout ?

Dans le cas contraire, les écologistes présenteront leur propre liste, qui pourra éventuellement venir en renfort de la gauche (PS-PCF) pour constituer une majorité aux cas où les Verts auraient des élus, voire s’adjoindre à la liste Le Vern entre les deux tours en fonction du rapport de forces.

Sans attendre le résultat de ces âpres négociations avec l’équipe du président de région, les Verts de Haute-Normandie ont présenté samedi à Rouen une ébauche de ce que sera leur liste, ou de qui seront les candidats présents aux premières places qui seraient le cas échéant accordées aux Verts sur une liste d’union de la gauche.

Claude Taleb (Rouen), tête de liste

Si liste verte il y a, elle serait conduite par Claude Taleb (Rouen).

Viendraient ensuite pour les candidats de Seine-Maritime Véronique Bérégovoy (Rouen), Michel Coletta (Le Havre), Jean-Pierre Girod (Sotteville, vice-président du conseil régional sortant) et Annie Leroy (Sainte-Adresse).

Pour l’Eure, les postulants sont Jean-Yves Guyomarch (Evreux), Véronique Jullien (Val-de-Reuil), Philippe Hachet (Gaillon) et Estelle Confais (Saint-André-de-l’Eure).

O.B.

La Région fait sa rentrée

Alain Le Vern dévoile
un véritable programme

Il n’est pas encore officiellement candidat : la liste socialiste sera désignée début octobre. Mais le président de Région sortant, Alain Le Vern a d’ores et déjà fait sa rentrée politique en dévoilant des projets qui pourraient bien devenir un programme.

La Région, dans ses domaines de responsabilité, est en bonne forme » : voilà en quelques mots résumée la rentrée politique d’Alain Le Vern, président de Région et candidat plus que vraisemblable à sa propre succession.

« La Haute-Normandie est la Région qui consacre le plus de crédit à l’investissement dans les lycées, ainsi qu’à la formation professionnelle » se félicite Alain Le Vern. Et le président d’ajouter : « Notre région a la meilleure dotation d’ordinateurs : un pour quatre lycéens ».

Des lycées neufs ont été livrés, comme L’Emulation à Dieppe, d’autres remis en état comme à Neufchâtel-en-Bray ou au Havre, et d’autres chantiers sont en cours. Un gymnase est également programmé pour celui des Andelys. « La quasi-totalité des lycées de la région aura été rénovée ».

Voilà pour le bilan du sortant. Et le possible candidat annonce déjà que, « si notre travail est bien avancé », la subvention de fonctionnement des lycées va être augmentée pour passer à 8,33% afin de pouvoir mieux répondre, entre autres, aux actions éducatives.

En guise de programme, la majorité régionale entend également donner des coups de pouce aux jeunes dans l’achat ou la location de leurs manuels scolaires, avec la carte Région livre, « que certaines Régions nous copient », mais aussi avec la carte Région loisirs. Avant d’être étendue à l’ensemble des élèves, celle-ci permettra cette année à 40 000 jeunes de profiter d’un crédit de 25 euros pour assister à des concerts, pièces de théâtre, voire à une manifestation sportive. Un forum des métiers aura lieu du 27 au 29 novembre.

Malgré tous ces moyens mis en œuvre, Alain Le Vern aimerait comprendre le retard en matière scolaire : « Pourquoi sommes-nous à la traîne au niveau des résultats, alors que nous sommes la Région qui consent le plus d’efforts ? » s’interroge-t-il encore.

« Vingt-cinq
nouveaux trains »

Autre compétence régionale : les transports, un domaine dans lequel la Région insuffle de nouveaux moyens. Après la ligne Rouen-Dieppe, c’est au tour de Rouen-Elbeuf de se refaire une seconde jeunesse. Avec un trafic allant parfois jusqu’à 40 trains par jour, la Région espère augmenter de 25% sa clientèle. Pour l’année prochaine, s’il en a les moyens, l’allié des écologistes promet qu’il œuvrera sur la ligne Le Havre/Bréauté/Fécamp et Le Havre/Rouen.

Une étude est également en cours pour la ligne Gisors/Serqueux. De plus, le parc ferroviaire haut-normand va s’enrichir de 25 nouveaux trains. « Il est normal qu’à une amélioration d’horaire corresponde une amélioration du confort des voyageurs. » Pour favoriser le trafic ferroviaire, donc désengorger les routes, une nouvelle gamme tarifaire est mise au point.

Dans le cadre des contrats d’agglomération, la Région a prévu 50 millions d’euros pour accompagner Rouen, 17 pour Le Havre. Quant à Evreux, l’étude est en cours. « Il restera ensuite à avancer sur Dieppe et Vernon » ajoute Alain Le Vern.

Concernant les principales villes du département, la Région souhaite voir construire deux stades ainsi qu’un palais des sports à Rouen. « La Région ne mégotera pas son aide pour que ça se réalise ». Sur le plan économique, la priorité sera donnée à la définition de zones stratégiques d’activités et à l’aide régionale pour l’emploi. Voilà qui ressemble fortement à un programme pour les six ans à venir. Si les militants socialistes lui donnent sa bénédiction, dans les premiers jours d’octobre, le président transformera ces « vœux de rentrée » en programme électoral.


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