Journal du 19 décembre 2003

Les Aubépines dans un an,
puis les deux autres en 2007

Les trois cliniques dieppoises déménagent

Elles manquaient d’oxygène. D’ici 2007, les Aubépines, les Fougères et Saint-Pierre auront quitté le centre-ville. Deux établissements vont être construits à Saint-Aubin-sur-Scie. Les premiers cris des bébés saint-aubinois de la nouvelle clinique des Aubépines retentiront dans un an. Les deux autres se regroupent dans un bâtiment de 10 000 m2 qui doit ouvrir ses portes en juillet 2007.

Une épidémie… les trois cliniques dieppoises vont quitter Dieppe pour Saint-Aubin-sur-Scie d’ici trois ans. Elles profitent ainsi des crédits de l’Etat dans le cadre du Plan « Hôpital 2007 » qui vise à rénover le patrimoine hospitalier.

Ce sont les Aubépines qui opèrent en premier. L’établissement, installé depuis 1965 rue de la République, doit déménager dans un an. Le gérant et chirurgien gynécologue, Joël Le Long, annonce la pose de la première pierre pour février, rue de la Providence, en face du lycée du même nom. Le médecin, né dans la clinique alors que celle-ci se situait allée Trianon, près de l’actuelle Maison des sports, rêve déjà de ses nouvelles Aubépines : « un établissement à la pointe de la modernité. » Un projet de 4 millions d’euros. Une superficie de 2 565 m2 au lieu des 1 055 m2 actuels. Un parking de 52 places. Pas de lits supplémentaires (30), mais un cadre de vie idéal mis au point avec un cabinet d’architecture du 13e arrondissement à Paris.

« Tout est mis en œuvre pour que la femme s’y sente bien », insiste Véronique Loeillet, la directrice de la clinique. Une piscine de 48 m2 pour préparer les patientes à l’accouchement doit voir le jour également. « Ce centre balnéo servira aussi à la rééducation et à la relaxation », ajoute Joël Le Long. Car, si en 1951, allée Trianon, l’établissement de neuf chambres ne s’occupait que d’accouchements et de gynécologie, l’activité a beaucoup évolué depuis. La chirurgie de la femme s’est considérablement développée, la cancérologie du sein, la reconstruction mammaire… « On se trouve à l’étroit aujourd’hui », résume le gérant, qui prévoit l’embauche d’un chirurgien supplémentaire et la mise en place de « zones d’intérêts » dans le nouveau bâtiment.

Un projet de 20 millions d’euros

L’objectif est d’augmenter de 20 % le nombre de patients dès la première année. Les dirigeants de l’entreprise misent notamment sur la récente fermeture d’une clinique à Abbeville et donc d’un public nouveau venu du nord du département, et puis bien entendu, sur l’accessibilité du site.

« Rue de la République nous étions enclavés », soupire Joël Le Long. Effectivement, l’artère étroite du centre-ville, dont les places de stationnement font partie des rares emplacements gratuits, est continuellement assaillie par les véhicules. Dans un an, le problème sera résolu. La clinique des Aubépines troisième génération doit ouvrir ses portes à Saint-Aubin-sur-Scie en décembre 2004.

En ce qui concerne les Fougères et Saint-Pierre, l’échéancier est différent. Le début des travaux est annoncé pour la fin 2005. Mais le projet est de taille. Les deux établissements dieppois de la rue du Château d’Eau et de la rue Thiers se regroupent dans un bâtiment unique de 10 000 m2. 125 lits. Un projet de 20 millions d’euros.

« L’établissement verra le jour le long de la départementale 915 à côté de Monsieur Meuble », dévoile le maire de Saint-Aubin-Sur-Scie, Bernard Bazille, qui ne voit que des avantages à l’implantation de ces établissements sur sa commune. « Le seul problème est qu’il faudra renforcer le secrétariat de la mairie pour les états civils avec l’arrivée des Aubépines », sourit-il. Le président des deux sociétés, clinique des Fougères et clinique Saint-Pierre, Vincent Lecomte, a déjà défini son projet. Il déposera le permis de construire dans un an. L’ouverture est programmée pour l’été 2007. Pour lui, les raisons du déménagement sont les mêmes que pour les dirigeants des Aubépines : l’enclavement dieppois.

Et puis les intéressés ne crachent pas non plus sur la diminution de plus de moitié de la taxe foncière entre les deux communes, ainsi que la diminution notoire de la taxe professionnelle jusqu’à ce que le taux unique à toute la communauté d’agglomération soit mis en place, dans douze ans…

Briac Trébert


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